dimanche 25 mai 2014

Quand quelquefois...

On doute d'être une "bonne" mère et que on tente d'éviter à son tour de répéter les erreurs  de sa propre mère, il suffit qu'une de ses fifilles vous écrive un poème pour reprendre confiance en soi...

En ce jour si spécial qui est fait en ton honneur, surprise défiant la créature de Troie, immense cheval, Je chanterai ici et maintenant tes nobles louanges, que chaque âme est prête à entendre   Aucun mot, aucune lettre de ma part, nul monologue ne saurait exprimer mes sentiments, qui à ce moment précis se bouleversent en mon sein, puissants, me submergent comme une gigantesque vague, effrayante et indestructible, comme un roc, solide et tangible.

Tout cela se mélange, se dérobe, s’entremêle pêle­-mêle, et arrive malgré moi à ne jamais pouvoir s'exprimer, entre confusion et gêne.   Chaque idée qui m'effleure, me vient à l'esprit, maintenant, est dirigée vers toi, immense cafouillis.

Par quoi pourrais­-je me lancer ? Car mon esprit me prend en traître. Si divers sont mes arguments que je t'exposerai. Je relancerai à chaque fois une question, une interrogation languissante et y répondrai à ta place, contre toute attente
Comment pouvoir te haïr, même plus de quelques jours ? Car tu es celle qui m'a fait voir le jour. Comment pouvoir t'en vouloir ? Car tu es celle qui m'a fait devenir une future adulte, entre les biberons et les bavoirs.

Comment pouvoir s'y méprendre à ton compte ? Car malgré tout, nous partageons le même héritage, je n'ai ni hantise ni honte Comment pouvoir même imaginer se quitter ? Car nous sommes la chair et le sang de l'une de l'autre, nous sommes liées Comment penser laisser derrière soi l'une, la délaisser ? Car j'ai passé ma vie à tes côtés.

Voici plusieurs raisons qui m'amènent à penser, que cette journée est résolue à t'être dédiée :   je t'aime, oh oui, je t'aime comme un enfant aime une mère de toute son âme, puissamment, comme une forte quantité d'air qui survient tout d'un coup, d'un façon ahurissante, nous prend la gorge, les yeux, le cerveau, les poumons.
Une expérience démente

Comme un proche de confiance, à qui l'on pourrait confier son existence c'est-­à­-dire comme une des premières personnes qu'on ait jamais aimé, à qui l'on a donné son cœur, à qui on a confier sa vulnérabilité.
Mes émotions ont beau être intérieures, même si je ne montre pas de facteurs extérieurs Je t'aime, tout simplement je t'aime, deux petits mots qui veulent dire tant de choses,
Je t'aime
Je ne le dirais jamais autant à cet instant que maintenant
Je t'aime. De tout mon cœur.
Le dire pourrait en effrayer certains mais je n'ai pas peur.   Du moins pas là. Pourtant être rejetée serait ma plus grande terreur, être bannie par l'être aimée, quelle douleur !

Tu es à nos yeux, bien plus qu'une simple figure maternelle, notre ancrage dans cette vie,  puissant emblème d'un amour indescriptible, sans faille, sans brèche, prêt à toutes les épreuves, invincible   Tu représente une étoile dans l'éther, une lune ronde un signe de vie, quelconque, une fleur, un bourgeon un signe céleste, venant du ciel, qui guide nos pas, nous couve, marche sur notre sillage, ombre de nos âmes, qui veille sur nous nous mène vers des flux qui se croisent et s'écartent, se rapprochent et se refoulent, se rejettent. En tout, un facteur important de notre vie, plus qu'un pion nécessaire à notre apprentissage, notre progression.

Quoi d'autre ? Infiniment de détails qui paraissent aussi insignifiants l'esquisse d'un sourire qui nous met du baume au cœur, l'imprégnant d'une douceur exquise, d'une joie infaillible un échange de bons mots, de bons procédés qui me ravissent, d'un sentiment de satisfaction, d'accord partagé, et tant d'autres me saisissent des meilleurs émotions qu'on ai jamais connues parmi celles-ci, toute une palette géante qui s'éternise et se remue comme une monstrueuse toile, faite de nerfs et de tendons fins assaillie par un dégoulinant mélange à la couleur du carmin, du vin C'est bien sûr l'objet de tous nos ressentiments, la machine de notre âme, non pas celle qui objecte et dirige mais celle qui nous influence, lie nos âmes à des milliers de choses qui font de nous des être humains.

Le cœur, puissant corps de chair qui afflue et reflue pour nous chaque refrain, chaque reflet de notre existence, mainte et mainte fois, comme une rengaine éternelle, qui s'insinue ici et là, entre chaque artère, chaque petite veine C'est toi qui le fais pulser, posant ta marque, ton empreinte partout où le sang règne.

9 commentaires:

cathulu a dit…

Pas de doutes: ça va te requinquer ! Des bises et bravo à l'auteure !

sylire a dit…

waouh !

keisha a dit…

Oh là! Faut qu'elle continue à écrire!

antigone a dit…

Quelle écriture ! ;) Et quel amour... c'est vrai que pour tout ça c'est chouette d'être maman.

liliba a dit…

Je reste coite, là... superbe !

RébeccaDevenirEcrivain a dit…

Très beau poème :-)

Une Comète a dit…

Magnifique :)

Céline a dit…

Wauouh, quelle déclaration ! Pas de doute elle t'aime cette fifille, et elle sait choisir ces mots... Pour le moment j'ai juste droit à "Je t'aime maman, t'es belle", et ça me fait déjà craquer. Alors j'imagine que là tu as du fondre ;-)

Cynthia a dit…

Je veux la même fille plus tard :)

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...