Affichage des articles dont le libellé est Ce n'est pas parce qu'on habite à Brest qu'il ne se passe rien.... Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Ce n'est pas parce qu'on habite à Brest qu'il ne se passe rien.... Afficher tous les articles

samedi 12 novembre 2016

Rencontres d'Eric Vuillard et de Laurent Mauvignier chez Dialogues

Dialogues nous concocte de belles rencontres au café de la librairie. Fin octobre, Eric Vuillard est venu parler de son nouveau livre 14 Juillet. Et la semaine dernière, c’était au tour de Laurent Mauvignier (auquel je suis fidèle) pour Continuer. J’avais enregistré les questions-réponses mais damned mon portable a eu un petit souci… Donc je vais retranscrire de mémoire et brièvement ces deux rencontres.

Ecrivain et cinéaste, Eric Vuillard dans son nouveau livre s’intéresse au 14 juillet du point de vue de la foule. Il a beaucoup lu sur le sujet et il s’est intéressé à cette émeute populaire sans chef et victorieuse (chose peu fréquente dans l’Histoire). Pour lui, citer les noms (il s’est plongé dans les archives) des gens du peuple était important car ce sont des noms de famille de gens ordinaires.
Eric Vuillard est passionnant et passionné !

Eric Vuillard


Laurent Mauvignier dans son précédent livre Autour du monde parlait du voyage et de la mondialisation. Il avait envie de renouer avec des personnages sur un temps plus long. Ici, le voyage dure plus de trois mois et l’introspection, le paysage sont présents. Ecrire une histoire entre deux générations lui tenait à cœur.  Il n’est jamais allé au Kirghizistan (il s’est renseigné sur ce pays) et pour lui ce qui compte c’est que le lecteur ait le sentiment d’y être. Ce qui l‘intéresse, c’est de parler de l’intimité de ses personnages. Les moments d écriture (principalement la nuit) sont aussi des moments où il n ‘écrit pas et où il accueille les personnages, les situations, les émotions. Pour lui, ce sont les images qui font les personnages (il a visualisé le personnage de Sybille dans son peignoir). Il dépose dans ses romans des situations anecdotiques vécues qu’il appelle ses petits cailloux.
Laurent Mauvignier est un auteur très accessible dont on sent la sensibilité et l'envie d'explorer l'humain.
Une rencontre remplie d'émotions !
Laurent Mauvignier


Merci Laurence, merci Dialogues!

vendredi 16 septembre 2016

Meg Wolitzer chez Dialogues

Mercredi soir,  Meg Wolitzer était au café de Dialogues pour discuter de deux de ses livres traduits en  français Les Intéressants et La doublure. Accompagnée  des éditeurs très sympathiques de la maison d’édition Rue Fromentin, elle est revenue sur ces romans.

Nous avons appris qu’adolescente, elle-même avait séjourné dans un "summer camp" comme les personnages de son livre Les Intéressants.

La doublure a été son premier roman traduit et  paru en France sous un autre titre dans une autre maison d’édition.
Pour ceux qui ne l’ont pas lu, l’héroïne est mariée à un écrivain et Meg Woliter dépeint avec mordant notamment les cercles d’écrivains masculins où les femmes sont peu considérées. Pour Meg Molitzer, la place des femmes dans la littérature a malheureusement peu évolué. Et elle trouve qu'elles sont cantonnées dans beaucoup d’esprit à une littérature dite spécifique pour les femmes.

Avec des anecdotes et beaucoup d’humour, elle a également parlé des auteurs qui l’ont marquée ( Jane Austen par exemple), de son travail ( elle écrit souvent la nuit).

Ceux qui me connaissent en privé savent que mon anglais est pitoyable et que mon accent est à trancher au couteau mais j’ai pu échanger avec elle à la fin de la rencontre  (grâce à ses éditeurs qui m’ont littéralement sauvée!).

Merci à Dialogues et à Laurence qui nous a préparé une saison très, très riche (le mois de novembre va être synonyme d'émotions). 



vendredi 1 juillet 2016

Rencontre d'Annie Ernaux chez Dialogues

Après être venue une première fois parler de son livres Les années à la librairie Dialogues en 2008, Annie Ernaux nous a fait le plaisir et l'honneur de revenir à l'occasion de son nouveau livre Mémoire de fille.
Il y avait énormément de monde  :  un public varié pas exclusivement féminin et de tout âge.
J'avais amené ma "bible" Ecrire la vie à faire dédicacer ( ainsi que des livre pour mes filles et des amies) et j'en ai profité pour lui dire (avec de l'émotion dans la voix) combien  ses livres m'avaient apportée.

Son œuvre est une approche socio biographique et elle ne cesse de l'exploiter.
Je n'ai retranscris ici qu'une partie de la rencontre et des questions (la rencontre sera bientôt sur le site de Dialogues)

Q : Qu'est-ce qui a vous permis d'écrire "Mémoire de fille" ?

R : Après avoir écrit "Les années", ce texte a germé ( en 1985 une ou deux pages d'écrites) et ensuite j'ai eu l'impression qu'il fallait absolument que j'écrive ce texte car il y avait comme un trou dans ma vie. Pour moi, la vie et l'écriture s'échangent sans cesse. S'il m'a fallu du temps, ce n'est pas une question de mémoire mais c'est comment écrire quelque chose qui s'est passé il y a presque cinquante ans. Comment écrire et comment rendre ce qu'on a vécu, le sentiment du réel au moment où je l'avais vécu. L'écriture des années m' a permis d'aller vers la dissociation du "je" et du "elle".

Q :  En quoi la dissociation vous permet d'aller plus loin dans l'exposition des faits et des actes ?

R : Ca a un  effet de dédoublement et d'observer sans aucune complaisance et de mettre fin à tout sentiment. C'est une question de se mettre dans ce corps de l'époque en balayant ce qu'on sait ce qui va arriver.

Q : En ressuscitant cette fille de 58 et sa honte de fille, est-ce qu'avec ce livre vous souhaitiez toucher quelque chose de la condition  féminine ?

R : Le titre est "Mémoire de fille" et non Mémoire d'une fille car à l'époque les garçons avaient l'injonction non dite d'être des hommes le plus tôt possible alors que les filles avaient l'injonction de rester vierges jusqu'à leur mariage.

Q : Avec ce livre, vous avez "réintégré" cette fille de 58?

R : Je l'ai ressuscitée ainsi que tous les autres. Ressusciter cette année là, cette fille avec les autres. Les autres nous traversent d'une façon ou d'une autre et ont une influence sur nous.

Un immense merci  à Dialogues pour cette rencontre exceptionnelle et marquante !



mardi 24 mai 2016

Les 40 ans de Dialogues : un très bel anniversaire

Il était une fois un frère et une soeur qui avaient envie d’ouvrir une librairie à Brest. Quarante plus tard, la petite librairie d’hier est aujourd’hui la 3ème librairie indépendante de France. Et hier, Dialogues a tenu à inviter ses clients et de nombreux auteurs à fêter cet événement.

J’ai assisté à un débat passionnant sur la librairie de demain où Hervé Hamon, Michel Serres, Charles Kermarec (cofondateur de la librairie), Caroline (libraire) ont évoqué plusieurs sujets : l’avenir des libraires indépendantes, le numérique, la littérature… Et durant lequel les lecteurs pouvaient intervenir (et c’est ce que j’ai fait).

Ensuite place au cocktail où j’ai pu discuter avec plein de monde.

Je ne suis pas repartie les mains vides car Dialogues a édité un très beau livre où des auteurs (Philippe Claudel, Eric Fottorino, Fatou Diome, Hervé Bellec et bien d'autres) des libraires et quelques lecteurs se sont prêtés au jeu de se définir et de donner leurs 40 livres. Et je suis très touchée ( et flattée aussi) car Dialogues m’a demandée de participer à cet ouvrage qui regroupe 57 listes en tout.


C’était une soirée unique, mémorable, merci à Dialogues de tout coeur (et à Charles Kermarec, Marion, Caroline, Arnaud, Julien, Delphine, Karine, Mathilde, Annaïk, Laure-Anne, Laurence, Adeline, Martine, Françoise,  Mickaël du rayon BD qui garde espoir de me voir un jour dans son rayon,  Gaël ainsi que toutes les autres personnes de Dialogues que je connais de vue)!

On remet ça dans 10 ans? 

Merci à Nicolas et à Caroline pour ces photos prises hier soir.

Vous trouverez ma liste des 40 dans les commentaires de ce billet.









samedi 30 avril 2016

Que de rencontres en avril !

Avril fut riche en rencontres !
Eric Fottorino habitué de Dialogues est venu parler de Trois jours avec Norman Jail, toujours aussi intéressant dans ses propos et il m’a impressionnée par sa mémoire ( car il se souvenait de moi).
Puis, j’ai rencontré l’autrice (*) Camille Laurens invitée pour son roman Celle que vous croyez. Deux écrivains  passionnants !

Dame Philisine (des Hauts de France), Gwénaelle et Fransoaz sont venues me voir à Brest : papotages, gourmandises et rires au programme !

Mai s'annonce joliment avec Maylis de Kerangal ( l’écouter est toujours un plaisir) et Sorj Chalandon que j’ai été raté à deux reprises.
Et sans oublier les 40 ans de Dialogues le 23 mai ! Au programme, un débat animé par Hervé Hamon sur « Qu’est-ce qu’une librairie ? Qu’en attend-on aujourd’hui ?" suivi d'un cocktail dînatoire offert par Dialogues à ses clients lecteurs avec la présence de très nombreux auteurs.

En juin, ça va être plus que génial et grandiose ( je vous en parlerai plus tard mais sachez qu’il y a du Miossec sur scène à Brest et la venue d'une très, très grande autrice).

Quand je vous dis que la vie est belle à Brest, vous me croyez ?

 (*) : merci  Cuné, ci-joint l'article


Bibi de dos à discuter avec Camille Laurens

Eric Fottorino toujours souriant !

mercredi 29 octobre 2014

Rencontre avec Marie-Sabine Roger


Tralala, hier j'ai eu l'immense chance de rencontrer Marie-Sabine Roger venue à Dialogues. Et ce moment, je l'attendais depuis très, très longtemps !

Bonheur total : j'ai pu discuter avec elle en tête-à-tête durant une heure avant son intervention devant un public de lectrices/lecteurs fidèles. Nous avons échangé autour des livres, de nos lectures (et d'autres points).

Marie-Sabine Roger est d'une bienveillance entière et sincère. Elle possède de l'humour, une énergie communicative et de l'humilité.

Une belle rencontre et des étincelles dans les yeux et dans le coeur...

Merci à Laurence et à Adèle !

jeudi 10 avril 2014

Maylis de Kerangal



Ce soir, Maylis de Kerangal était chez Dialogues pour parler de son livre Réparer les vivants. Une rencontre impossible à décrire ou à résumer. L'écouter parler est un bonheur et c'est à nouveau lire son roman, revivre les mêmes émotions aussi fortes et aussi belles.

Repartir avec des étincelles dans les yeux et une belle dédicace...




Miossec et son premier concert de ses 20 ans de carrière : grandiose !


Hier soir, j'assistais au premier concert des 20 ans de carrière de Christophe Miossec au Quartz. Il a choisi de dévoiler à son public brestois, à sa ville natale ses nouvelles chansons en avant-première. Un concert grandiose avec cinq musiciens talentueux. Pas d'effets spéciaux mais un violoncelle, une contrebasse, une basse, une guitare, un piano, des orgues, des batteries et des percussions.

J'avais une légère appréhension car son nouvel album "Ici-bas, Ici même" sera lundi dans les bacs. Est-ce que j'allais aimer ses 11 nouvelles chansons écrites et composées dans une maison dans le Finistère nord en trio et enregistrées à quelques kilomètres de Brest?

Oui, j'ai aimé ! J'ai eu le cœur et l'âme vrillés. Deux heures de concert avec des frissons d'émotions dans tout le corps, un noeud dans la gorge et des larmes aux yeux... car Miossec chante la vie, la mort, l'amour, la solitude, l'incapacité d'être aimé et aussi notre société, notre époque. L'individualisme, nos plaisirs de consommateur et puis ne l'oublions pas Miossec dénonce. Chanteur citoyen, il n'a peur de dire ce qu'il pense à travers ses textes en toute sincérité et avec cette sensibilité qu'on lui connaît. Il nous a offert des des reprises retravaillées musicalement et une salle à l'unisson qui chantait les paroles.

La musique est très puissante dans ce nouvel album de Christophe Miossec. Elle vous emporte, vous habite !

Un concert sublime ! Du très grand Miossec revenu aux sources et un bonheur extatique !

Je suis sortie du  Quartz émue, heureuse et avec les mains  complètement éclatées à force d'applaudir. Qu'importe, c'était tellement beau et bon.
Alors, cet été je retourne le voir sur scène ( car c'est indéniablement un chanteur de scène) au Festival du Bout de Monde à Crozon et viendra la tournée d'automne avec sûrement d'autres dates à Brest. Et en attendant, lundi je serai  chez Dialogues Musiques pour acheter "Ici-bas, Ici même".

Merci  à Christophe Miossec et à ses musiciens :
Valentine Duteil (violoncelle, claviers, basse)  qui m'a donnée une furieuse envie d'apprendre à jouer du violoncelle !
Nathalie Réaux (chœurs, percussions, claviers) dont la voix est superbe!
Hugo Cechosz (basse, contrebasse, guitare), Vincent David (guitare, claviers) et Florent Savigny (batterie, percussions, marimba) qui nous ont transmis leur plaisir.

Et pour terminer ce billet la vidéo de "On vient à  peine de commencer" :



Toutes les autres dates de concert sont sur :
http://www.christophemiossec.com/
www.facebook.com/christophemiossec

jeudi 27 février 2014

Rencontre avec Valentine Goby !

Hier, j'ai enfin  pu  me rendre chez Dialogues  pour écouter Valentine Goby qui présentait Kinderzimmer.
Une rencontre rare et très, très intéressante !

Valentine Goby a expliqué la différence le témoignage et le roman, son travail de recherches difficile car les archives du camp de Ravensbrück sont inexistantes et la genèse de son livre.

Elle a rencontré un homme qui y est né, qui a été nourri par plus de quinze femmes. Sur 421 enfant nés à Ravensbrück, 31 en sont sortis vivants.
Les femmes ont pu accoucher au camp sur une période allant de septembre 1944 à avril 1945.

Durant ma lecture, je n'ai pas prêté attention à un détail qui a son importance. Au début les mots en allemand sont écrits entre guillemets ou en italique car Mila ne les comprend pas , elle ne sait pas ce qu'ils veulent dire puis au fur et à mesure qu'elle les assimile, ils sont débarrassés de cette police qui marque la différence ou des guillemets.

Honte à moi, j'ai oublié de prendre une photo... nulle je suis ! Mais mon téléphone bugge une fois sur deux quand je veux prendre une photo et je suis obligée de le redémarrer ( enlever la batterie, réinitialiser).

Kinderzimmer est en lice pour le prix des libraires avec L'invention de nos vies de Karine Tuil et Il pleuvait des oiseaux de Jocelyne Saucier, alors je croise les doigts !

Bref, une belle soirée sponsorisée pour ma part par Cachou Lajaunie, Heptamyl, aux bas de contention et à la cortisone qui m'a dopée ( juste un peu)....

Si Valentine Goby vient près de chez vous parler de son lire, allez l' écouter car vraiment c'est passionnant !

Un immense merci  à Valentine Goby pour ses explications, son sourire et sa gentillesse !

mardi 29 octobre 2013

Rencontre avec Paul Bloas autour des Saigneurs

Il y a une semaine, j’ai eu la chance de rencontrer Paul Bloas et de lui poser quelques questions. Je ne parle jamais de peinture sur ce blog mais les géants de Paul Bloas m’ont toujours fascinée. Des géants éphémères peints sur du papier qui est ensuite collé sur un mur. Autant de découvertes qui m’émeuvent ou dans lesquels je puise une force, une sérénité. Ces géants font désormais partie de ma vie.

Copyright Paul Bloas - Reproduction interdite


Vous avez été à New-York, Berlin, Beyrouth, Bordeaux, Belgrade, Barcelone, Paris et bien d'autres villes,   comment vous choisissez les lieux ? 
Ca peut être des commandes parfois des envies personnelles. Quand ce sont des commandes, on me donne carte blanche. Quand ce sont des envies personnelles, c’est que j’ai déjà une idée en tête.

C’est le cadre qui vous inspire comme au plateau des capucins à Brest ?
Oui car je voulais travailler sur la mémoire ouvrière.

Copyright Paul Bloas - Reproduction interdite


Vous êtes un homme engagé ?
A partir du moment que vous travaillez dans le milieu urbain, il y a une forme d’engagement généralement.

Comment vous est venu cette idée de peindre ces grands personnages?
Quand j’étais étudiant aux Beaux-Arts, je peignais déjà des personnages de 5 mètres de haut. Le travail de certains artistes m’intéressait aussi. Mon premier personnage était sur le pont de l’Harteloire, les voitures passaient rapidement et les gens devaient être interpellés par le personnage donc le monumental s’imposait.

Vous êtes un électron libre dans le monde de l’Art ?
Oui, je pense. J’ai la chance de vivre de mon travail car je vends mes études préparatoires. Une grande majorité de mon travail se situe dans le milieu urbain et est destiné à la destruction.

Comment vous vient l’idée de vos personnages ? D’ailleurs, ils sont majoritairement masculins y a-t-il une raison ?
La femme est la plus représentée en peinture. J’ai une certaine pudeur à déformer une femme. Nous sommes dans une société où la représentation de la femme est « surveillée ». On voit toujours des pin-up, des femmes de 30 ans et belles. Je ne me le permettrai pas car sinon on m’affublerait de caractère machiste ou misogyne…Le public qui aime mon travail est essentiellement féminin car je n’hésite pas à déformer les hommes pour montrer leur fragilité. Quand je représente un homme c’est un caractère général. En l’occurrence pour moi c’est plus facile pour moi de faire d’une droite une courbe.

Est-ce que la littérature vous inspire ?
Oui, les écrits de Jean Genet qui est pour moi est un des plus grands auteurs du 20 ième siècle, c'est un magicien des mots. Je lis plusieurs bouquins à la fois mais je ne suis un très grand lecteur. En ce moment je lis le chant du bourreau de Norman Mailer.

Quel sera votre projet après l’exposition des saigneurs ?
En 2014, ce sera les 30 ans de mes personnages. Mon premier été collé en juin 2084 sur le pont de l’Harteloire. Je pense qu’il y aura quelque chose d’organisé.

 A Brest ?
Non, car personne de Brest m’a fait de proposition

 Non ???? 
(Message de ma part à François Cuillandre, maire de Brest : Paul Bloas est brestois et pour l'anniversaire de ses personnages, la ville ne fait rien? Tout fout le camp !)
Je suis train de travailler sur la suite que j’avais effectué dans la prison de Pontaniou à Brest en 1990.


Copyright Paul Bloas - Reproduction interdite

Copyright Paul Bloas - Reproduction interdite


Pendant deux mois vous êtes resté dans la prison coupé de tout ?
Ca a été éprouvant car j’ai fait pas mal de cauchemars par la suite mais je n’avais pas le choix car il faut s’imprégner du lieu. A Madagascar, tous les jours j’étais en repérage, j’observais les gens dans la rue.


Copyright Paul Bloas - Reproduction interdite
Copyright Paul Boas - Reproduction interdite
Quand j’ai travaillé à Valenciennes avec Jean-Bernard Pouy sur la précarité, j’ai passé énormément de temps à discuter avec des gens dans cette situation.
Je veux m’approcher du plus près de la réalité pour rendre sensible mes sujets.

Toutes ces photos sont issues du livre les Saigneurs paru aux Editions Dialogues en  Octobre 2013. Ce livre est une rétrospective de son travail depuis 1984 et il permet d'admirer ce qu'il a produit, ce qui l'anime, comment il procède.  174 pages splendides  ! 

Si toute émue que j'étais lors de  cette rencontre, j'ai oublié de prendre une photo de Paul Bloas, je n'ai pas oublié de faire dédicacer mon livre : 




Le site de Paul Bloas.
L'exposition Les Saigneurs se déroule du 3 octobre au 7 décembre 2013 à Saint Gratien (95).

Un grand, grand merci à Paul Bloas que j'admire et qui m'a consacrée de son temps et à Laure-Anne de Dialogues d'avoir permis cette rencontre.

dimanche 27 octobre 2013

Brest ... à Recouvrance


Déclarations d'amour à Brest sur une maison  dans le quartier de Recouvrance : 






jeudi 20 juin 2013

Didier Decoin hier chez Dialogues

Mardi soir , j'ai raté l'intervention de Yann Queffélec chez Dialogues. Encore que...
Le café était bondé, du monde à l'attendre impatiemment partout . En allant à létage payer mes livres,  qui arrive ? Yann Queffélec !
Moi souriante " Bonjour, Mr Queffélec, je tenais à vous dire qu'étant une bretonne non bretonnante (d'ailleurs, est-ce un bretonnisme ?) j'ai vibré à la lecture du dictionnaire amoureux de la Bretagne".
Un sourire de sa part accompagné d'une poignée de main vigoureuse, chaleureuse et il me répond  "j'en suis fort ravi".

Aussi hier soir, je suis arrivée plus tôt après  pour  assister à la rencontre de Didier Decoin qui présentait son dernier livre La pendue de Londres.
Narrateur hors pair, il a conquis l'assemblée en expliquant que si Albert Pierrepoint était aussi méticuleux c'était pour éviter aux personnes de souffrir lors de la pendaison. Il a évoqué comment de nos jours  les exécutions se déroulaient aux Etats-Unis.
Quand est arrivé le temps des questions-réponses, j'ai été plus que surprise. Une personne  qui assiste régulièrement aux rencontres a pris la parole :

" J'ai un cousin qui est avocat aux Etats-Unis à Washington ( et alors, qui ne connaît pas quelqu'un qui est avocat ou qui travaille à l'étranger? ) et  je risque de choquer l'assemblée, mais j'assume mes propos car je suis pour la peine de mort.  Si Mr Badinter  avait eu eu une personne de sa famille ayant été tuée dans des condition abominables,  la peine de mort existerait toujours. Et je trouve qu'il est normal que les meurtriers souffrent autant que leur victime au moment de l'injonction des produits. "

Je n'ai pas voulu ajouter mon grain de sel aux propos de cette femme, j'ai simplement dit que chacun selon son histoire et son passé avait des convictions mais que pour en revenir au livre, il était  saisissant!
Cette personne a donné son  opinion et je trouve qu'elle n'avait pas sa place dans cette rencontre littéraire.

Est-ce que de voir quelqu'un souffrir en mourant  peut remplacer la disparition d'une personne chère? Est-ce que la peine ressentie sera effacée, la douleur gommée ?
Ce débat nécessite plus que quelques notions de droits. L'humanisme, le fondement de  l'existentialisme doivent être pris en compte ainsi que bien d'autres notions.

En tout cas, j'ai discuté un peu avec Didier Decoin  et je suis revenue avec une superbe dédicace :



samedi 1 juin 2013

Fatou Diome à Brest

"Franco-sénégalaise, mes ailes de pélican demandent toujours plus d'espace."

Fatou Diome  est une habituée de Dialogues et il y a une semaine, elle est venue parler de son dernier livre Impossible de grandir. J'ai eu la chance de pouvoir discuter avec elle en tête à tête et j'en ai profité pour lui poser quelques questions.

De tous vos romans, Impossible de grandir est  le plus intimiste ?
Oui et bizarrement le plus ouvert aussi.

Dans Sallie, il y a beaucoup de Fatou ?
Oui et beaucoup de Sallie dans Fatou  !  La petite c'est mon double enfant avec sa naïveté, ses  révoltes intègres qui pense que le monde peut être autrement.

Est-ce un roman cathartique ?
Non car j'avais pris beaucoup de distance avec mon enfance et  j'étais apaisée pour pouvoir l'écrire  car quand on est dans la colère ou  dans l'amertume, il n'en ressort que du noir.
Ce livre j'aurais pu l'écrire  avant Le ventre de l'Atlantique mais je ne me  sentais pas prête pour  ce travail d'écriture ni dans le bon état d'esprit.

Dans ce livre comme  dans vos autres romans, vous parlez des droits des femmes, des dysfonctionnements et des incohérences de la société. Est-ce un simple constat ou peut-on dire que vous êtes une auteure engagée ?
Je n'ose pas m'attribuer la mot "engagée" car je trouve que ça ne serait pas modeste mais si mes lecteurs ou mes lectrices trouvent que je porte bien une cause, alors c'est tant mieux ! Je dis  les choses comme elles sont car la réalité est comme elle l'est.

Vous m'aviez dit que quand vous aviez terminé un roman vous étiez déjà à l'écriture du suivant ?
Et  c'est toujours le cas !

On sent une exigence littéraire supplémentaire dans ce roman.
Pour que ce roman ne soit pas une tragédie glauque, j'y ai ajouté plus de créativité poétique. La réflexion philosophie, la poésie permettent d'atténuer les drames.

Vous trouvez qu'il y a un manque de communication entre les gens?
Les gens aiment qu'on aille bien  et quand on va mal, ils préfèrent s'éloigner ou partir.  Il y a des cases dans lesquelles il faudrait rentrer, les moules de circonstance, les masques de cire qui cachent les blessures mais qui ne les guérissent pas. Il y a plus de solitude, moins d'écoute et la  communication manque...

Puis, la rencontre au café de Dialogues a été merveilleuse et magique ! Fatou Diome captive son auditoire avec humour et intelligence et quand on entend des personne lui  dirent "je viens à chaque fois vous écouter et c'est toujours un bonheur, vous êtes un rayon de soleil",  je crois que c'est une des plus belles récompenses pour un auteur.
Fatou Diome avant d'être une écrivain est une personne d'une humanité incroyable,  sincère et généreuse... Et parler avec elle, l'écouter est un enrichissement ! 

Son interview sera bientôt disponible sur le site de Dialogues.

Un grand, grand  merci à Fatou Diome, à l'équipe de Dialogues et à Gilles Paris !

samedi 20 avril 2013

J'ai rencontré Miossec !!!!!!!!

Le Disquaire Day c’était aujourd’hui. Il s’agit de la journée pour les disquaires indépendants qui comme les librairies indépendantes se portent mal… Comme l’année dernière, Miossec ( oui, Christophe Miossec ) a apporté son soutien en se produisant en showcase chez Dialogues Musiques. Et j’y étais.
Comme à ses concerts, j’ai chanté ( faux), tapé du pied, applaudi à en avoir mal aux mains. Un petit garçon dans les bras de sa maman me regardait d’ailleurs bizarrement. A mon avis, je l’ai traumatisé… Bref passons car il y a mieux. Car ce que j’espérais depuis très longtemps s’est produit.

Ouiiiii (attention à vos tympans)! Après son concert ou il était  accompagné en solo de son pianiste ( toujours aussi excellent d’ailleurs), j’ai pris mon courage à deux mains et accompagné de Monsieur, j’ai été lui parler (pas au pianiste mais à Miossec).
Avec des trémolos d’émotion dans la voix, je lui ai dit que j’étais une de ses grandes admiratrices, que grâce à lui j’avais connu Georges Perros mais j’étais tellement impressionnée que je ne terminais même pas mes phrases (ou presque)… Monsieur lui a dit que c’est lui qui m’a fait le découvrir (ce qui est vrai) et qu’il avait assisté à son tout premier concert (ce qui est encore vrai).

Et voilà j’ai rencontré Miossec. Un artiste simple (pas de lunettes de soleil ou de gardes du corps), un homme à l’écoute de l'autre et qui possède de l’humour. Un amoureux des mots dont j'ai aimé cette phrase  :  « la littérature est l’essence de tout ». Monsieur comme moi était sur petit nuage et en plus je suis repartie avec une dédicace où Perros, Guillevic et Selby sont cités….





La tête à gauche c'est bibi ( les cheveux bougent naturellement à cause de  l'émotion!)



mercredi 20 février 2013

Craig Johnson chez Dialogues !!! Génial !!!!!

Voilà une rencontre que je ne suis pas prête d'oublier. Hier, Craig Johnson était chez Dialogues pour parler de son dernier livre Dark Horse et ce fut une heure un quart de plaisir ! Souriant et à l'aise,  il a d'emblée charmer le public venu nombreux. Accompagnée de Mme Johnson et de Marie-Anne Lacoma son attachée de presse de sa maison d'édition Gallmeister et traductrice pour l'occasion, il a répondu avec enthousiasme aux questions posées par Annaïk. Oui, Annaïk libraire et fan de l'auteur a mené l'interview de main de maître.

Il s'agit d'un auteur qui aime son Wyoming et sa nature, qui plaide pour un monde où l'on a  tout à  apprendre de l'autre. Mais aussi une vraie joie de vivre et tout le bon sens d'un homme qui a exercé plusieurs métiers.Une interview parsemée d'humour ( il nous  a montré combien il aime  faire des blagues à Marie-Anne et une vraie complicité existe entre ces deux là) sans oublier des remerciements à sa traductrice Sophie Aslanides. Et que les fans se rassurent, le shérif Longmire est loin rendre du service !

Pour les dédicaces, il a salué chaque personne, lui a demandé comment ça allait ( j'étais en mode poisson heureux  car jamais je n'ai un vu un auteur français posé cette question) et il a pris le temps de discuter un peu avec chacun.

Une photo de Craig Johnson accompagné  de Marie-Anne de chez Gallmeister ( psttt Keisha, il ne fait plus essayer son chapeau d'abord).
Désolée pour la piètre qualité de la photo mais j'étais tellement aux anges que j'en ai oublié les réglages... Bientôt, je vous parle de Little bird le premier roman de Craig Johnson.

Encore merci Craig Johnson pour ce moment extraordinaire !


mardi 12 février 2013

Dès que le vent soufflera...


Dimanche dernier, ballade près des quais. Soudainement, on a entendu un bruit de moteur puissant et  régulier,  une fumée noire s'est  élevée dans le ciel. L’Abeille Bourbon que j’ai toujours vu à quai se préparait à partir. Un coup de vent assez fort et elle va se positionner vers Ouessant. Au cas où, prête à intervenir.

On a rebroussé chemin, l’équipage s’activait et en rien de temps de temps, elle s’est éloignée.  Des manœuvres maintes fois répétées , un air de ballet millimétré où l’erreur n’est pas permise. Nous n’étions pas seuls à  la regarder dans un silence quasi cérémonial. Avec un  respect  naturel car dès que le vent soufflera, la mer reprend ses droits et quelquefois des vies...

dimanche 25 novembre 2012

Les pop-up

Avec ce billet, j'inaugure  une nouvelle rubrique dans ce blog "ce n'est parce qu'on habite à Brest qu'il ne se passe rien". Une rubrique pour vous parler d'évènements, de chiens écrasés, et qui s'enrichira au fur et  à mesure de mes rencontres et ballades.



La preuve, depuis le 10 novembre et jusqu'au 5 janvier 2013, les bibliothèques de Brest  et de Morlaix  exposent sur les livres en reliefs et animés : les pop-up.

Un projet dont le papa n'est  autre  que Julien mon libraire chouchou de chez Dialogues. La mairie de Brest s'est engagée  à ses côtés pour ce projet  qui a germé il y plus d'un an et qui a demandé beaucoup de temps à Julien ( ce qui ne l'a pas empêché de me conseiller de merveilleuses lectures !).

D'ailleurs, en ce moment chez Dialogues, il y a un espace  dédié aux  pop-up où l'on peut admirer aussi quelques livres.
Les pop-up sont un monde où l'on replonge en enfance, dans le rêves mais qui s'adresse également aux adultes avec des livres étonnants ou féériques.
Mon nouvel avatar est issu d'un ces livres et  voici quelques photos  que vous pouvez retrouver sur le blog Ohpop-up de Julien. Un blog à  consulter, à regarder pour le plaisir des yeux ! 









Le jour de l'inauguration pour lequel des éditeurs  s'étaient déplacés 




Bulleblog et Gaël  en parlent  également. 


dimanche 29 avril 2012

Rencontre avec Christel Diehl

Christel Diehl - Dialogues le 27 Avril 2012



J’ai eu la chance d’assister à l’intervention de Christel Diehl auteure d’Enola Game vendredi chez Dialogues. Celle dont ce premier livre n’a recueilli que des avis élogieux a parlé en toute simplicité de cette belle aventure.  Christel Diehl écrit depuis toujours des nouvelles et des poèmes à titre de loisir. Il y a sept ans, lors de la naissance de sa fille, le projet du livre a germé,  projet qu’elle a laissé mûrir avant d'entreprendre de le coucher sur papier.  Lors de son interview, elle a évoqué spontanément les billets publiés sur  les blogs qui l’ont beaucoup touchée car pour le moment le livre n’a eu que quelques articles dans la presse locale (journalistes parisiens, réveillez-vous !).

Actuellement, elle peaufine un second roman et est en cours d’écriture de deux autres livres. L’ensemble de l’auditoire était passionné et l’on ressentait beaucoup d’émotions et un vrai partage ! La sincérité se lisait dans ses yeux ainsi que l’émotion de rencontrer des lecteurs conquis.
Christel Diehl est une auteure humaine pour qui l’amour, l’amitié, la modestie  et l’empathie sont des valeurs importantes.
A ma question de savoir  si son  écriture ciselée où chaque mot est pesé était "naturelle" ou si elle effectuait un travail d’élagage, Christel Diehl m'a répondue qu'elle se fixait  comme objectif d’écrire toujours en un minimum de mots. Couper, trouver le mot juste  pour se débarrasser du superflu et ne garder que l'essentiel.

Je terminerai juste en reprenant cette citation d’Albert Camus qu’elle  a citée « créer c’est vivre deux fois ».

Merci à  Christel Diehl pour ce beau moment qui m’a donnée envie de relire encore ce livre! Et une dédicace spéciale pour les  blogolectrices qui ont lu Enola Game


vendredi 28 octobre 2011

Rencontre avec Nathalie Skowronek

Nathalie Skowronek le 25 Octobre 2011 à Brest

J’ai eu la chance de rencontrer Nathalie Skowronek l’auteur de Karen et moi lors de sa venue chez Dialogues. Plaisir teinté d’une émotion particulière car à la lecture de son livre, je me suis plusieurs fois identifiée à sa narratrice. Aussi, nous avons échangé sur des points (assez) personnels. Le stylo est resté sur la table et ce fut une rencontre riche sur le plan humain ! Nathalie Skowronek est d’une sensibilité à fleur de peau telle que je l’avais imaginée. Une belle jeune femme, posée dont la voix douce vous enveloppe. A la lecture de son livre, j’avais  eu les yeux embués de larmes et face à elle également…

Mais, je vais partager avec vous un peu de ces beaux moments.
Dans Karen et moi, il s’agit du rapport à la lecture qui permet à la narratrice de cesser de plagier le bonheur ou de le simuler pour enfin vivre ses choix. Une femme qui a le sentiment de regarder passer sa vie. L’écriture très naturelle a demandé beaucoup de réajustements pour arriver à ce résultat final où les deux voix se mêlent, celle de Karen Blixen et celle de Nathalie Skowronek. D’ailleurs, dans Karen et moi, la genèse du livre est expliquée dès les premières pages  avec beaucoup de sincérité. La franchise, cette pudeur qui découle à chaque ligne ont été travaillés pour rendre au plus juste cette fluidité. Au fur et à mesure de l'écriture, certains éléments sont venus s'ajouter.
Pour Nathalie Skowronek, ce livre lui a permis, sous un prime littéraire, de donner  une vision d'elle qui lui ressemble même s'il s'agit aussi d'un "moi de roman".  Roman cathartique ? Pas tout à fait, si l'auteure parle très justement d’une déconstruction pour revenir au plus près de soi (avant de se reconstruire, il faut d’abord enlever certaines pièces du puzzle), l'espoir premier était avant tout d'écrire un beau livre.

Vous l’aurez compris,  cette rencontre avec Nathalie Skowronek m’a beaucoup, beaucoup apportée ! Et, pour finir en beauté , je veux vous dire qu’un second roman est en cours d’écriture !

Comme d’habitude, tous mes remerciements à Clémence ! Et pour ceux qui n’habitent pas Brest ( oui, il y en a..) une interview de Nathalie Skowronek est en ligne sur le site de Dialogues. Et le site de l'auteure, c'est ici .

dimanche 18 septembre 2011

Rencontre et interview d'Eric Fottorino

Eric Fottorino à Brest le 15 septembre 2011.

On a tous un premier livre. Ce livre que l’on a commenté  sur nos blogs. Pour moi, il s’agissait de Caresse de rouge d’Eric Fottorino et c’était à l’époque où mon blog ne comportait que des billets d’humeur. Je me rappelle avoir écrit que j’étais à la plage tellement  absorbée par ma lecture que  je n’entendais  même plus  les mères qui appelaient les enfants ou les mettaient en garde. Sauf que je n’avais pas cité ni le titre du livre ni l’auteur ! Et, il s'agit de ce billet qui a permis que ce blog devienne ce qu’il est actuellement .
Jeudi dernier, j’ai pu rencontrer Eric Fottorino. Vous n’imaginez pas à quel point mon cœur  battait la chamade ! Un auteur que j’admire et dont j’ai beaucoup aimé en particulier : Caresse de rouge, Nordeste, Korsakov, Baisers de cinéma. Encore une belle  rencontre au cours de laquelle j’ai pu lui poser quelques questions.  
Eric Fottorino, vous êtes journaliste et  jusque décembre 2010 vous étiez directeur du journal Le Monde,   vous êtes également  écrivain  et  un passionné de la petite reine , comment faites-vous ?
En fait, l’ensemble constitue ma vie. Je me suis inventé  une vie où je pouvais donner  libre cours au journalisme  même ci cette fonction  a évolué par la suite. Le vélo participait à mon équilibre  et me permettait de tenir le coup physiquement.  En ce qui concerne l'écriture, l’envie d’écrire ne m’a jamais quitté car  j’ai toujours eu la sensation d’avoir des choses à dire.  Et j'ai essayé de mener les trois de concert durant toutes ces années.
Justement si l’on se penche sur  vos livres, vous touchez à différents genres : la fiction, l’autobiographie. Vous n’avez pas de domaine de prédilection précis?
Oui, je touche à différents genres. Mais, depuis la publication de mon premier roman Rochelle  dans les années 1990 jusqu’à Dos crawlé qui vient de sortir, il y a des thèmes récurrents : l’enfance, la quête du père ou de la mère, la relation entre l’enfant avec  l'un de ses parents. Ce sont des genres et des univers différents mais avec quelques  fils rouges comme celui de l’enfance ou de l’identité. Par exemple, Nordeste met en scène un vendeur d’enfant et  dans Caresse de rouge il s’agit d’un père qui devient  une mère.
Quel est votre  regard sur les blogs en  tant que journaliste et en tant qu’auteur ?
Pour moi, le blog est l’expression libre de quelqu’un qui dans le domaine des livres,  exprime un point de vue,  un goût en n’ayant aucun lien avec le milieu littéraire. En tant que journaliste, je trouve que le blog ajoute  une corde supplémentaire à la critique littéraire souvent classique dans sa forme. La liberté de ton d’un blog  et son  côté personnalisé ajoute un nouveau point de vue utile au lecteur.  En tant qu’écrivain,  je considère que la grande difficulté  pour un livre est de trouver son public. Même si j’écris depuis vingt ans, à chaque nouveau livre, je me remets en jeu. Et pour un écrivain, le blog est une chance supplémentaire, une force nouvelle d’être connu. Parce qu’il s’agit uniquement des goûts du blogueur et parce que le blog est totalement indépendant de tout autre critère.
Maintenant  que vous avez plus de temps libre, y a t-il une troisième passion qui va venir se greffer à l’écriture et  au vélo ?
Non, car ces dernières années je n’ai pas pu consacrer autant de temps que je l’aurais souhaité à l’écriture. Dans les mois et les années à venir, je vais pouvoir faire aboutir des projets littéraires plus ambitieux qui  permettent d’approfondir la complexité des êtres  humains et du monde dans lequel nous vivons. Et il faut du temps et ce  temps, maintenant, est devant moi.

Un énorme merci  à Eric Fottorino  pour sa gentillesse, son écoute et  son humilité. Comme d’habitude, cette rencontre s’est réalisée grâce à Clémence de la librairie Dialogues.  Et n’oubliez pas que d'ici quelques jours vous pourrez visualiser une interview complète d’Eric Fottorino sur le site de Dialogues !
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...