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jeudi 17 juin 2010

Françoise Guérin - Mot compte double



Editeur Quadrature - Date de parution 25 janvier 2007 - 116 pages

Un recueil de seize nouvelles où des hommes ou des femmes nous confient ce qu’ils ont sur le cœur. Rancœur, amertume jusqu’à la goutte d’eau où le narrateur devient coupable.

Quelques une de ces nouvelle ont pour cadre le milieu médical : un vieillard mourant qui confond réalité et passé, une femme dans le coma, un psychanalyste qui tombe amoureux de sa patiente.

Des thèmes graves et durs sont traités : la Shoah, l’inceste, l’alcoolisme… ça bouscule, ça secoue et on est dérangé.

Entre cynisme et un souvenir d’enfance, il y a celles aussi qui vous pincent brusquement le cœur.

Le chute tombe comme un couperet ou la suggestion nous laisse bouche bée à la fin du texte.

Sur ces seize nouvelles, je n’en ai pas apprécié trois et celle de la petite fille violée n’est pas passée… Trop dure pour moi.

Les amateurs de nouvelles apprécieront ce recueil!

jeudi 3 juin 2010

Emmanuelle Urien - Toute humanité mise à part



Toute humanité mise à part est le recueil de nouvelles d’Emmanuelle Urien le plus gentil. Quand je dis gentil, on n’y trouve pas tout le cynisme de Court, noir sans sucre et de La collecte des monstres.

Douze nouvelles où les regrets, l’amertume ou la vengeance sont présents. Sans oublier la vie et ses travers qu’Emmanuelle Urien revisite. Mes préférées sont sévices compris où il est question d’une femme battue par son mari et la confusion des peines mettant en scène une ado et sa mère.
La plupart de ces nouvelles ont été primées lors de concours de nouvelles. A préciser : toutes ne sont pas en à chute.

Des nouvelles où l’écriture d’Emmanuelle Urien nous fait plonger, tête la première, dans la vie de ses personnages. Et à donner des complexes à ceux et celles qui participent à ce type de concours !

Ce n’est pas un coup de cœur car j'ai préféré ses deux autres excellents recueils.

jeudi 27 mai 2010

Marie France Versailles - A l'ombre de la fête



Des nouvelles ou plutôt des pans de vie d’un frère et de ses sœurs devenues adultes. « Adulte » qui rime avec famille, couple, travail, problème et la vision de ce qu’on a effectué ou raté. Un style où la concision des mots explore le panel de tous ces ressentis.

Ca fait mal, l’auteur met le doigt sur les blessures et les failles. Les masques tombent, chacun nous confie ce qu’il a sur le cœur entre sourire et recul. Il y a aussi leurs enfants qui s’expriment comme ils peuvent : le blog ou la fugue pour faire passer un message.

Le fil conducteur entre ces nouvelles est l’anniversaire de Louis, leur père, pour lequel ils veulent organiser une fête surprise.


Une lecture dont on ne sort pas indemne… il ne me reste plus qu’à écoper mon surplus d’émois.

Merci à Sylire pour ce livre voyageur très fort.
D’autres avis : Gwen, Keisha, Cathulu

« Dans sa famille, on cultive la pudeur des sentiments comme une fierté à la boutonnière. Il y avait des mots pour ça à la table familiale. On ne lave pas son linge sale en public, On ne s'étale pas, Tiens tes distances et, surtout, Ne te rends pas ridicule.»

mercredi 19 mai 2010

Emmanuelle Urien - La collecte des monstres



Après Zweig, je développe une addiction profonde aux nouvelles d’Emmanuelle Urien. Vous verriez ma tête alors que j’ai terminé « la collecte des monstres », vous seriez surpris ! Yeux comme des soucoupes volantes et la bouche ouverte, bloquée en mode « ébahi » , prête à gober les mouches.

La collecte des monstres comme le camion poubelle qui sillonne les rues pour enlever les vieux canapés ou les vieux frigos dont personne dont personne ne veut plus. Emmanuelle Urien nous ferait-elle des nouvelles où la vielle télé s’épanche après ses nombreuses années de bons et loyaux services ? Non !

Ici les monstres sont bien pires… il s’agit du quidam, de votre voisine ou d’une ancienne connaissance.
Une fois de plus, les âmes sont décryptées sous l’œil aiguisé de l’auteure.
Et ça bouscule, ça grince ! Emmanuelle Urien manie l’humour noir, le corrosif , l’ironie comme une chimiste .


Le résultat? 18 nouvelles qui m’ont scotchée et dont les chutes sont de vraies perles… Elles sont un poil plus cynique que « court, noir, sans sucre »… vous voilà prévenus !

Un très gros coup de cœur et c’est officiel, je suis devenue accro à cette auteure !

mardi 11 mai 2010

Prix du jeune écrivain 2010 - L'enfant sur la falaise et autres nouvelles



Depuis vingt-six ans, le prix du Jeune Écrivain récompense chaque année une œuvre d'imagination inédite, en prose (nouvelle, conte, récit), de cinq à vingt pages, d'auteurs de langue française âgés de quinze à vingt-sept ans. En vingt-six ans, le prix du Jeune Écrivain a révélé entre autres auteurs Marie Darrieussecq, Florence Seyvos, Dominique Mainard, Antoine Bello, Jean-Baptiste Del Amo, Jocelyn Bonnerave, Ingrid Astier, Arthur Dreyfus...
Dommage que je sois trop vieille pour y participer… Mais bon !

14 textes primés venant de tous pays, et quelle diversité !
Des nouvelles à thème libre, des plumes maîtrisées et je dis : bravo ! Et je pousse un soupir de soulagement … car il y a des futurs écrivains bourrés de talent !

J’ai eu un coup de cœur pour la nouvelle intitulée « la Morora » de Nona Kogni Edibi âgée 25 ans et qui habite au Cameroun. Une nouvelle sur un thème délicat, très bien écrite, pleine de sensibilité et d’humour noir !

La préface signée par Carole Marinez est un hymne à l’écriture, un encouragement pour tous ceux et celles qui aiment jouer avec les mots !

jeudi 6 mai 2010

Emmanuelle Urien - Court, noir, sans sucre



Avertissement : pour ceux et celles qui n’aiment pas les nouvelles, continuez à lire. Pour ceux et celles qui les aiment, continuez à lire.

Vous l’aurez compris, personne n’a d’excuse pour ne pas lire ce livre, ô combien, superbe !

Des nouvelles écrites avec Art et brio. Oui, je sais rien que ça ! Et, je ne peux être que dithyrambique !

On y parle de mort, de situations délicates mais tellement vraies ! Des scènes du quotidien où l’ironie s’invite, des personnages avec leurs espoirs et leurs envies bousculés tout d’un coup et pour qui la vie n’a plus de sens. Les âmes sont décryptées, les rapports humains sont décortiqués sous l’œil aiguisé de l’auteure.

J’ai dévoré ces nouvelles ! Et avant de lire les dernières lignes (ou la fameuse chute), je me demandais ce que me réservait Emmanuelle Urien. Un grincement de dents, une franche rigolade ou un pincement au cœur mais toujours du plaisir !

Le style est entrainant et j’ai dû me faire violence pour ne pas les lire toutes en une seule fois.

Un très gros coup de cœur et je vais m’empresser de lire d’autres nouvelles d’Emmanuelle Urien.

Court, noir, sans sucre… vous aurez compris ce que ce titre est une deuxième peau à ce livre.


Merci à Sylire de m’avoir fait découvrir cette grande nouvelliste !

Keisha, Gwénaëlle ont également aimé.

D'autres avis chez l’ami BOB !

mardi 4 mai 2010

Jean-François Delapré - Catalène Rocca



Deux courtes nouvelles dans ce petit livre. Toute les deux se passent dans une librairire .
« Catalène Rocca » met en scène une jeune femme qui cherche un livre dont elle ne connait que le nom de l’auteur. Notre librairie va tomber sous le charme de cette femme et va tout faire pour trouver ce livre.
« L’homme un manteau de pluie » fait intervenir un client assez mystérieux et peu bavard.

Une écriture travaillée, un style fluide et limpide, et on se laisse gagner par l’ambiance. J’ai nettement préféré la première nouvelle dont la chute est à mon avis plus réussie que la seconde. Trop court, j'en redemande car je suis restée sur ma faim ... c'est un auteur que je vais suivre désormais !

A noter , un extrait d'une chansion de Miossec entre les deux nouvelles ( oh bonheur).

L’avis (sévère) de Monsieur :
Des nouvelles bien écrites. Il est dommage que la chute du premier texte soit trop improbable, ceci enlève toute crédibilité au texte et me fait plonger dans une sorte d'effet "bienvenue dans la quatrième dimension...". La seconde ne m'a pas spécialement plu.


Merci à l'ami BOB et aux éditions La table Ronde pour ce partenariat réussi !

mardi 30 mars 2010

Astrid Eliard - Nuits de noces



Un recueil de six nouvelle sur les nuits de noces, celles où les époux sont censés garder un souvenir impérissable.

A la lecture de la première nouvelle « un petit paradis », j’ai franchement rigolé. Le couple passe sa nuit de noces perché dans une cabane dans les bois (très tendance en ce moment) sauf que la mariée n’est pas trop du genre à apprécier les petites bêbêtes. Dans « l’hôtel du bois » (la deuxième nouvelle), la mariée est frigide et l’hôtel bon marché…

Vous l’aurez compris : ces nuits de noces ne vont pas se passer comme prévu.
Sauf qu’on tombe trop souvent dans de l’humour lourd, chargé. Et là, je n’ai plus souri du tout…

Le meilleur pour la fin ? Oui heureusement ! Le recueil se termine une nouvelle piquante et acerbe.

Dommage que l’auteur ait voulu en faire de trop. Et, je reste avec l’impression d’une comédie surchargée en gags …

Je remercie les Editions Mercure de France pour cet envoi.

jeudi 18 mars 2010

Philippe Delerm - Enregistrements pirates



Enregistrements pirates ou des textes courts comme sait si bien les écrire Philippe Delerm.

On ne lit pas Philippe Delerm, non, on déguste ses phrases à la manière d’un mets raffiné. On savoure chaque mot, chaque description. Aves sa grâce habituelle, une bribe de phrase happée ici ou là, un tableau, une situation deviennent des instants de plaisirs extatiques. Saveurs succulentes, teintes acidulées ou flamboyantes, et toujours cette finesse exquise … on en redemande encore !

Pour ceux qui ne l’auront pas compris, j’adore. Se replonger dans ses livres, piocher un texte et succomber à son écriture …du pur bonheur !

Ceux qui ont aimé « la première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules » ou « Dickens, barbe à papa et autres nourriture délectables » seront enchantés, transportés par le charme.

jeudi 11 mars 2010

Alain Emery - Divines antilopes



Si Yvon ne m’avait pas prêté ce livre, je serais passée à côté de ce recueil admirable de nouvelles et je m’en serais mordue les doigts…

Vingt nouvelles où Alain Emery à coups de canifs savamment portés, nous promène à travers la galerie des défauts humains. Vanité, orgueil, intolérance, cupidité, égoïsme…chaque nouvelle traite d’un ou plusieurs thèmes.

On y croise ceux qui licencient à tour de bras dans les entreprises et qui se délectent à la vision de la misère, un homme qui préfère fermer les yeux sur les actes racistes de ses bons clients (le profit avant tout), une star traquée jusqu’à son lit de mort par un photographe, la lâcheté d’un homme de ne pas avoir reconnu son crime commis bien des années auparavant, un Général qui a obtenu ses brillantes étoiles sans se soucier du carnage de la guerre , le vagabond qui fait le coupable idéal même s’il est innocent…

Chacun de ses textes est écrit dans l’art de la nouvelle et met en scène des personnages qui sont, la plupart du temps, sans scrupule ou état d’âme.

C’est cinglant de cette vérité peu glorieuse. Le lecteur est bousculé, il se retrouve sans voix et sonné.

Merci à Yvon (sponsor officiel de la découverte d’auteurs) pour ces nouvelles sans concession ou complaisance.

Un seul conseil : à lire !

« Dans nos petites pays, la méchanceté est une lèpre qui nous occupe. Nous sommes gens de sentence. »
« Je travaille pour le petit peuple et je veux qu’il soit heureux. Qu’il en ait pour son argent. Après tout, il ne réclame, en échange, que quelques âmes en pâture. Des vies à se mettre sous la dent, à ronger jusqu’ à l’os.»

mardi 2 mars 2010

Laurent Graff - Selon toute vraisemblance



De Laurent Graff, je n’avais lu que « les jours heureux », livre mettant en scène Antoine âgé de 35 ans, qui a décidé de passer le restant de ses jours dans une maison de retraite. De l’humour quelquefois caustique et de la tendresse pour dépeindre la vieillesse, et des réflexions sur la conception de la vie.

Mais là, j’ai été sonnée, chamboulée, renversée … je pourrais enchaîner tous les synonymes car ce livre est plus que terrible.
« Selon toute vraisemblance » est un recueil de dix nouvelles où je suis resté bouche bée et abasourdie!


On y trouve Claude Chienchien, client mystère tellement commun qu’il a plus que le profil de l’emploi. Anonyme de nature et heureux de l’être « moins j’existe selon les critères visuels, mieux je me porte ».Et, à force de passer inaperçu, il en devient imperceptible. D’autres portraits tout aussi troublants : celui de l’homme qui se mange lui-même pour survivre, Delphine dont la maladie grignote, efface les lettres de son nom.
On ne sait plus, tout semble furtif et si présent, réel car l’absurde de ces portraits ciselés avec brio nous amène à douter.

Une mention particulière pour la nouvelle intitulée « la vie d’un mort-né »... superbe et si dure dans sa réalité.

Vous l’aurez compris, un gros coup de cœur, des nouvelles superbement écrites et puissantes. A lire absolument et de toute urgence.

mercredi 24 février 2010

Annie Saumont "C'est rien ça va passer"



C’est rien ça va passer comme balayer d’un revers de main une chose, la chose. L’oublier, relativiser.

Vingt saynètes, vingt tranches de vie comme piochées, observées ici et la. Et, on est secoué, ébranlé. Car, Annie Saumont en un minimum de mots dévoile le piquant, l’acide, le cynisme de ses personnages. Des textes brefs où chaque mot a son importance. Des mots choisis pour mieux atteindre leur cible.

Une femme qui ressasse à longueur de temps l’envie de tuer son mari, l’homme de quarante ans pris dans le filet affectif de sa mère et qui espère encore avoir sa propre vie. Ou encore l’étudiante en histoire qui vit dans le passé.

Annie Saumont sait l’écrire, le dépeindre et on est abasourdi…

vendredi 19 février 2010

Profane Lulu "Monte encore"




Profane Lulu, c'est Paul Fournel, et inversement. En mélangeant les lettres de son nom, cet oulipien a trouvé cette bien belle anagramme...
Profane Lulu, c'est aussi un grand nom de la mode. Longtemps styliste à Londres et à Los Angeles, il dirige aujourd’hui une école de design et de cuisine à Lausanne. Ecrire est sa passion car comme il aime à le dire : “C’est en écrivant qu’on devient polisson”.


Une nouvelle du recueil de Profane Lulu est disponible sur le site des Editions Dialogues.

Première nouvelle érotique que je lis... et c'est beau, sans vulgarité, tout en finesse avec une fin savoureuse !

A découvrir et à apprécier !

jeudi 18 février 2010

Delphine de Vigan - Les jolis garçons



Une sortie poche que j’attendais! Me voilà comblée avec « Les Jolis Garçons » de Delphine de Vigan.

Emma approche de la trentaine. Fantasque, charmante, ses espoirs sur le grand Amour ressemblent plus à des illusions. Trois rencontres, trois hommes différents, trois liaisons plus ou moins courtes, où l’amour est dépeint sous plusieurs formes.

Emma va tomber passionnément amoureuse de Marc, célèbre avocat. Un amour obsessionnel, unique qui s’apparente à la folie. Cette première rencontre est construite comme une nouvelle à chute. Bluffée, je suis tombée dans le panneau ! Son second amant sera Ethan Castor, écrivain, homme marié qui voit en Emma une sortie de secours pour son couple. La plus longue de ses aventures sera avec Milan Mikaev, animateur de télé, imbu de sa personne, usant de tous les stratagèmes pour faire monter sa côte de popularité dans les médias. Cette dernière rencontre est une parodie de certaines émissions télé où les gens viennent expliquer leur problèmes devant un animateur compatissant (et soucieux du bon fonctionnement de son oreillette).

Cette lecture est différente des autres livres de Delphine de Vigan. L’écriture est plus légère et Delphine de Vigan s’amuse et use de l’humour. On est ému, on sourit, on rigole et on s’attache à Emma.

J’ai relevé des phrases, superbes ou drôles, je vous mets deux d’entre elles :
« D’autres que moi auraient offert mixer, mari et enfants pour être conviées aux premières loges, mais il était peu probable que je puisse revendre la place. »
« Apprendre à dire non est un travail de plusieurs années, apprendre à dire non plusieurs fois de suite relève de la compétition.»

A lire !

lundi 15 février 2010

Véronique Bizot - Les sangliers



Un livre à double effet comme certains bonbons. Il y a d’abord la surprise et l’étonnement. On se demande dans quel monde ces sept nouvelles se déroulent. Dans le premier texte, un embryon sélectionne ses futurs parents potentiels. Dans un autre, le personnage prépare et orchestre son suicide. Les frontières entre l’invraisemblable, le possible n’existent plus… et le mélange des genres interpelle ! C’est drôlement bien écrit, alors j’ai mordu à l’hameçon et je me suis laissée tout simplement piéger.

mercredi 3 février 2010

Philippe Delerm "Dickens, barbe à papa et autres nourritures délectables"



« On dévore les livres, ou bien les livres vous dévorent. C’est une drogue effrayante et douce, un séduisant voyage ».

Une fois de plus, on retrouve toute la grâce des mots Philippe Delerm. Trente-quatre textes où il déploie la quintessence des mots tel un funambule de l’écriture. Il peint par petites touches, non pas le plaisir de la nourriture, mais pourquoi c’est si bon. Il nous parle aussi d’auteurs, de littérature en évoquant un lieu, des souvenirs ou à partir d’une phrase d’un livre. De la pudeur et toujours cette tendresse, quand il nous fait part de son père âgé et malade.

Ceux qui ont aimé « La première gorgée de bière » adoreront.

Un livre qu’on lit, qu’on relit sans modération pour la magnificence des phrases de Philippe Delerm !

Pour ceux qui ne l’auraient pas compris, j’adore cet auteur…

Livre voyageur d'Antoine que je vais acheter. Prochaine étape chez Saphoo

mercredi 27 janvier 2010

Agnès Fonbonne "Strip-tease"



Strip-tease ? Une nouvelle où des jeunes filles s’effeuillent, dévoilent leurs charmes à des regards fiévreux d’appétence ? Non, vous n’y êtes pas. Strip-tease comme pour dévoiler son histoire, sans tabous et manières.

Une femme qui raconte avec ses mots et en toute simplicité, son amour singulier et un peu fou pour un homme. Une nouvelle à chute qui interpelle forcément le lecteur.

mardi 26 janvier 2010

Hervé Hamon "La diagonale du traître"




Douze nouvelles, douze tranches de vie d’instantanés de personnes confrontées à un moment donné à la traîtrise. Mais celui qui fait figure de lâche, de fourbe n’est pas forcément celui que l’on pense, et la trahison, fielleuse, prend la tangente, la diagonale.

Hervé Hamon aborde différents tons : on rigole à la lecture de « nouvelle star », on s’émeut à celle de « Agnès C. » et puis, il y a les autres. Celles qui font sourire, réfléchir et qui sont des trésors par la diversité des personnages, des situations. Le lecteur se voit confident du traître ou de la personne bafouée.

Herve Hamon se glisse avec facilité, comme une deuxième nature, dans la peau de ses personnages.

Maestro des mots et de l'écriture, il décortique l'âme et les rapports humains et c'est un vrai régal !
Il nous offre un recueil de nouvelles magistrales !

Ce livre sera en vente le 4 février dans les bonnes crèmeries.
J'ai eu la chance de le lire et de le déguster avant sa publication officielle.

Il arrive (encore) que des nouvelles maisons d’éditions voient le jour, sans petits fours et champagne, sans flonflons et cotillons, ou sans matraquage publicitaire dans les hebdomadaires nationaux.

C’est le cas de editions-dialogues.fr que je remercie pour ce livre !

mardi 19 janvier 2010

Mots pour maux - recueil de nouvelles




Un livre de dix-huit nouvelles écrites par des auteurs différents autour d’un seul et unique thème, les maux que notre pauvre corps nous inflige.

En avoir plein de dos, se faire du mauvais sang ou être sur les rotules… des expressions que nous utilisons couramment et qui sont reprises dans ces nouvelles. Certaines m’ont fait rire, d’autres m’ont pincé le cœur…

Georges-Olivier Châteaureynaud, Marie-Ange Guillaume, Françoise Vallejo, Mathieu Terence, Delphine de Vigan,Martin Winckler, Diane Meur, Boualem Sansal, Dominique Sylvain, Grégoire Polet, Michèle Fitoussi, Martin Page, Léonora Miano, Franz Bartelt, Anne Bragance, Vincent Delecroix, Sylvie Germain et Philippe Claudel … Autant d’auteurs dans un seul et même livre qui s’amusent avec les mots …que du bonheur pour le lecteur !

vendredi 15 janvier 2010

Pascale Gautier - Les vieilles



Caustique et irrésistible !
Voilà les deux mots qui définissent ce livre.

Si on vous donnait la possibilité de vivre dans un endroit où le ciel est bleu et où il fait beau 365 jours par an ? Vous vous dites : LE rêve. Sauf que cet endroit ressemble, non pas au pays de Oui-Oui , mais à un espace protégé pour vieilles qui s’appelle le Trou ! Et, quand je dis des vieilles je ne parle pas de jeunettes de moins de soixante dix ans, mais de femmes de plus de quatre-vingt ans.
Seul parmi cette faune féminine, tel un coq dans la basse cour, il y a Pierre Martin auréolé de gloire dans son short bleu.

Elles ont toutes leurs petites habitudes et leurs manies. Il y a entre autre, Mme Rousse chez qui la télé est à fond en permanence et qui se conserve grâce au porto (l’alcool est reconnu pour cette vertu), Mme Chiffe fortement dépendante à Dieu et aux poèmes, Mme Daspet qui ne pense qu’à s’envoyer en l’air. Elles tuent leurs journées à papoter, commérer «telles des mouches dans l’étable qui bourdonnent autour des pots remplis de lait» ou à guetter un voleur imaginaire ou à se rappeler du bon vieux temps.

On y apprend que le Souappe d'Aoussa-Bine Double-Glissé est une danse qui fait fureur, «que notre Président s’occupe de tous les Français, qu’il est allé serrer la main d’un pêcheur pourtant il ne les aime pas, les pêcheurs, mais il a pris sur lui, notre président».

Vous dévoilez d’autres portraits de ces chères Dames serait vous enlever tout le piquant, l’ironie et le charme de ce livre ! Donc, je ne le ferais pas. A travers leurs pensées et leurs réflexions, Pascale Gautier dépeint à coups de canifs incisifs ou tendres, notre monde et les comportements humains.

Depuis que je l’ai lu, dès que je croise mes voisines permanentées et qu’on discute de tout et de rien, je souris…

Un livre à lire absolument !
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