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samedi 3 mars 2012
Patricia MacDonald - Le poids des mensonges
Éditeur : Albin Michel - Date de parution : Février 2012 - 323 pages de suspense diablement bien menées !
Catlin mène une existence heueruse entre son mari avocat et son beau-fils âgé Geordie de six ans. Un matin après avoir déposé Geordie à l’école, celui-ci disparaît. Très vite les soupçons pèsent sur Catlin…
Le terme de page-turner s’applique parfaitement à ce thriller ! Evitez de le commencer un soir comme moi, sinon prévoyez l’anti-cernes pour le lendemain matin.
Aucun temps mort pour ce livre très bien mené. Catlin semble une belle-mère parfaite, elle adore son mari et Goerdie. Mais, elle s’est bien gardée de cacher certains pans de son passé à son mari. Et là ça fait mal dans un couple quand la vérité surgit… La trame, certes, n’est pas originale mais elle tient le lecteur en haleine. Seuls petits bémols : quelques métaphores sûrement liées à la traduction m'ont semblée un peu bancales.
Je n'ai pas vu venir la fin ! En conclusion, un thriller psychologique qui tient toutes ses promesses !
Le billet de Cajou
jeudi 9 février 2012
Olivier Maulin - Le dernier contrat
Éditeur : Elb- Date Parution : Février 2012 - 191 pages efficaces !
La France est en déroute. Frère-la-Colère est à l’origine d’un mouvement qui se révolte contre le pouvoir en place. Emeutes et barricades secouent le pays et la rébellion s’amplifie. Un tueur à gages appelé Joseph Victor accepte un gros contrat. Tuer le président de la république...
Fichtre, le moins que l’on puisse dire c’est que ça déménage dans ce livre ! L’écriture vive, nerveuse nous plonge directement dans la peau de Joseph Victor. Un homme soucieux de son apparence et qui maîtrise ses émotions. En fait, on dirait qu’il en est même dépourvu. Un professionnel, un tueur à gages pour qui seul l’argent compte. Il dézingue avec sang-froid et accepte le contrat que lui propose Frère-la-Colère : tuer le président de la république. Frère-la-Colère est à l’origine du chaos qui règne dans le pays avec des méthodes résolument contemporaines comme le piratage des sites informatique. Mais notre tueur à gages a ses faiblesses, l’alcool pour oublier, l’alcool pour être le meilleur. Les détails très visuels et nets, sans fioriture contribuent à alimenter un suspense prenant.
Ca défile à toute allure, aucun temps mort dans ce livre (juste le temps de reprendre sa respiration) et je n’ai pas vu venir la fin ! Nul besoin d’être un spécialise des armes pour apprécier ce nouveau livre très efficace. Après Close-up dans cette même collection je suis conquise !
- Ne le prenez pas mal, mon, cher, mais avec votre cravate et votre Porsche, vous ressemblez tout à fait à un golden-boy de la City... a-t-il dit en riant.
- Je suis un peu vieux pour être un golden boy de la City, j'ai rétorqué
- Tant mieux pour vous. Vous savez, j'aurai toujours plus de respect pour un tueur comme vous que pour ces bons pères de famille qui spéculent sur les matières premières en se croyant innocents. Ceux-là sont des damnés, croyez-moi.
- Je vous crois.
Les billets d'Action-Suspense, Cuné, Martine (sur le blog de livrogne)
mardi 20 décembre 2011
Michel Quint - Close-up
Éditeur : Elb - Date de parution : octobre 2011 - 207 pages et une écriture qui fond sous la langue !
Avertissement : ne lisez surtout pas la 4ème de couverture qui en dit trop !
Au Quolibet, cabaret à Lille, gags, imitations et effeuillage font l’affiche. Dans ce lieu à part, Miranda manie les cartes où la voyance s'invite avec humour. Bruno directeur d’une société qui brasse des grosses sommes dans l’immobilier est bluffé par la dextérité de Miranda. Pourtant les cartes lui prédisent la mort sous peu…
Je vais à l’aventure avec les livres et à mon habitude, je n’avais pas lu la 4ème de couverture donc la surprise a été de taille pour moi ! Donc, un simple conseil, ne retournez pas ce livre avant de l’ouvrir. Le plaisir de découvrir toute l’histoire en sera d’autant plus grand ! Est-ce que les cartes peuvent prédire l’avenir ? On pourrait penser que oui car quelqu’un tente d’assassiner Bruno quelques jours après sa soirée au Quolibet. Et Bruno pense que Miranda peut le protéger. Cet homme, riche et cultivé, soupçonne même sa belle-famille avec laquelle il est impliqué dans une affaire louche où l'argent se compte en millions.Selon lui, Miranda possède un atout non négligeable. Celui d’interpréter les cartes.
Michel Quint nous offre une histoire avec une vraie intrigue. Et je n’ai pas vu venir le fin mot de l'histoire ! Bien au contraire j’ai été très agréablement surprise. Mais surtout, il y a ce style unique ! Cette écriture qui accroche l’œil et l’esprit, qui se déguste et fond sous la langue ! Un mélange atypique d’expressions, de formulations, des dialogues savoureux … bref, un vrai régal ! Une écriture qui ressemble au tandem formé par Bruno et Miranda.
Une très belle découverte car je n’avais jamais lu cet auteur et un vrai plaisir de lecture ! Oui !
Une très belle découverte car je n’avais jamais lu cet auteur et un vrai plaisir de lecture ! Oui !
Bruno sirote son café, à toutes petites lapées, tête baissée , yeux levés vers Miranda qui regarde couler le sien :
- Je n’ai pas de dettes moi, je veux juste mettre le temps entre parenthèses jusqu’au 13, être dans la doublure du monde. Il se remettra à tourner après.
- Monte dans ta bagnole et roule, prend un avion, vole jusque n’importe où, cache-toi dans un hôtel et refais surface le samedi de ce foutu vendredi !
- Non, j’ai besoin de toi : tu es mon intermédiaire, ma pythie, ma sibylle, tu me mets au courant des secrets divins… Si tu m’abandonnes, je suis foutu…
- Je n’ai pas de dettes moi, je veux juste mettre le temps entre parenthèses jusqu’au 13, être dans la doublure du monde. Il se remettra à tourner après.
- Monte dans ta bagnole et roule, prend un avion, vole jusque n’importe où, cache-toi dans un hôtel et refais surface le samedi de ce foutu vendredi !
- Non, j’ai besoin de toi : tu es mon intermédiaire, ma pythie, ma sibylle, tu me mets au courant des secrets divins… Si tu m’abandonnes, je suis foutu…
lundi 5 décembre 2011
James Siegel - Storyteller
Éditeur : le Cherche Midi- Date de parution : Novembre 2011 - 463 pages qui défilent vite !
Tom Valle est journaliste pour un quotidien local à Littleton, une petite ville tranquille de Californie. Tout journaliste rêve un jour de faire les gros titres ou de couvrir l’affaire du moment. Si Tom Valle a été sous le feu des projecteurs pour ses articles sensationnels, ses mensonges ont provoqué un gros scandale.
Récemment à la question lisez-vous de tout, j’avais répondu que je lisais peu de policiers et de thrillers. Entre les flics rongés jusqu’à l’os par l’alcool ou l’hémoglobine à chaque page, je préfère passer mon chemin. Storyteller fait partie d’une autre catégorie, celle où l’auteur ferre son lecteur par une narration et un suspense qu’il installe à petites doses. Suite à un accident de la route qui a coûté la vie à une personne, Tom Valle flaire que quelque chose ne tourne par rond. Sauf que personne ne prête plus aucun crédit à ses propos. Et à Littleton, plus il affirme être sur une enquête sérieuse et plus il se retrouve face à un mur. Et comme par hasard, en coulisses, la mise en scène de ses propres mensonges fait partie du scénario…
James Siegel pose beaucoup de questions à travers Tom Valle et forcément, on a très envie de connaître les réponses. Une question en entraîne une autre, des éléments s’ajoutent, sèment le trouble ou le doute.
Et j’ai tourné de plus en plus vite les pages (à partir de la deux centième page environ, prévoir que la cadence s’accélère pour l'index et le pouce)! Je vais pinailler un peu sur l’écriture de l’auteur qui s’encombre de quelques digressions, histoire de noyer peut-être son lecteur ...
Et j’ai tourné de plus en plus vite les pages (à partir de la deux centième page environ, prévoir que la cadence s’accélère pour l'index et le pouce)! Je vais pinailler un peu sur l’écriture de l’auteur qui s’encombre de quelques digressions, histoire de noyer peut-être son lecteur ...
Mais il n’empêche que je n’y ai vu que du feu ! Comme pour un bon tour de magie où l’on reste ébahi la bouche entrouverte (en mode poisson privé d’oxygène).
Le mensonge comme palliatif, un élixir, une béquille. Le mensonge comme un tapis bon marché et une prostituée à mille dollars. Le mensonge comme modus operandi.
lundi 21 novembre 2011
Denise Mina - Le silence de minuit
Éditeur : Éditions du Masque- Date de parution : Octobre 2011 - 365 pages bien ficelées !
Glasgow en Ecosse. La famille Anwar voit sa soirée interrompue. Trois hommes cagoulés font irruption et réclament un dénommé Bob. Mais il n’y pas de Bob chez les Anwar, les individus enlèvent le père. Qui en veut à cette famille paisible d’origine pakistanaise ? L’inspectrice Alex Morrow sait que le loup peut rentrer facilement dans la bergerie. Reste à savoir où le trouver et à démêler les mensonges de la vérité.
Je lis très rarement des policiers. J’aime quand l’intrigue est bien ficelée, tourner les pages sans m’en rendre compte et que ma curiosité soit titillée. Après un début où je m'ennuyais, j'ai enfin commencé à éprouver de l’intérêt et ensuite, ce livre a tenu ses promesses ! Sans pour autant non plus me faire bondir d’extase dans mon lit (n’exagérons pas). La seconde partie se révèle bien plus intéressante! Le personnage de l’inspectrice Morrow tout d’abord intriguant lève le voile au fil des pages sur le personnalités. Point fort du livre qui comble quelques légères emmêlées inutiles et l’histoire prend un tournant surprenant ! Une écriture agréable et voilà comment passer un moment avec un dénouement inattendu. A découvrir !
Merci à News Book pour ce partenariat.
mercredi 10 août 2011
Elizabeth Haynes - Comme ton ombre
Éditeur : Presses de la Cité - Date de parution : Avril 2011 - 463 pages dévorées !
Avertissement : si vous aimez les thrillers psychologiques où la tension va en crescendo alors n’allez pas plus loin: ce livre est pour vous !
Ce livre alterne deux récits en parallèle, deux périodes de la vie de deux femmes à quatre années d’intervalle. Cathy est atteinte de TOC sévères. Ses journées se déroulent selon de longs et minutieux rituels : vérifier maintes fois si la porte est bien fermée, si rien n’a été dérangé sans ses affaires. Angoissée, en proie à des crises de panique, elle appréhende la foule, "l'inconnu". Un nouveau locataire, Stuart aménage dans l’immeuble de Cathy ce qui a de quoi la perturber. Catherine est une Londonienne qui a un job intéressant et des amies. Célibataire, elle aime sortir et faire la fête. Un soir, elle fait la connaissance de Lee, un bel homme séduisant. Au début, leur relation amoureuse semble être « normale » mais très vite, Lee prend l’habitude de vérifier ce que fait Catherine, qui elle fréquente. Manipulateur, Lee est un Docteur Jekyll et Mister Hyde : très agréable en société, il est violent, possessif et destructeur envers Catherine. Cette dernière se rend compte qu’elle est tombée dans un gouffre sans fond. Je n'en dis pas plus!
Je me suis retrouvée à plus de 23h30, les yeux se fermant mais complètement happée par cette lecture ! Prête à me ronger les ongles et me posant des questions tant la tension est forte.
Un thriller efficace qui tient ses promesses et qui m’a fait penser à Robe de marié de Pierre Lemaitre pour l’aspect machiavélique.
Les billets de Liliba, La Livrophile et de Mango.
Et hop, un premier livre pour le challenge de Miss Cynthia. Merci à VendrediLecture !
jeudi 7 juillet 2011
Erik Larson - Le diable dans la ville blanche
Éditeur : le Cherche Midi - Date de parution : Avril 2011 - 640 pages captivantes!
Février 1890, le vote du Congrès a tranché. L’Exposition universelle de 1893 aura lieu à Chicago. Un évènement qui doit éblouir le monde entier, montrer la supériorité des Etats-Unis. Un challenge car l’exposition Universelle de 1889 à Paris fut un énorme succès. La mission de créer la ville blanche revient à l’architecte Daniel H. Burnham, créateur du premier gratte-ciel. l’Exposition universelle amène beaucoup de monde dont un certain Holmes. Sous son habit de jeune médecin, il s’agit d’un psychopathe qui fut l’un des tueurs en série aussi connu que Jack l’éventreur.
Dans ce livre très bien construit, le lecteur suit deux histoires en parallèle. Celle de la construction de l’Exposition universelle de Chicago de 1893 et celle du tueur Holmes. Un livre passionnant regorgeant de détails, de renseignements sur la métamorphose de Chicago avant, pendant et après l’Exposition universelle. Une course contre la montre, un pari fou mais qui fut un succès. Car cet évènement important eut des impacts économiques, sociaux sur cette ville qui jusqu’alors ne bénéficiait d’aucune notoriété. En parallèle, l’histoire d’Holmes fait froid dans le dos. Ce jeune homme, médecin de formation, trouva dans la mutation de Chicago une manne de chairs fraîches pour ses meurtres et escroqueries. Marié à plusieurs reprises (polygame par pur intérêt financier), il accumulait les dettes, trompait son monde grâce à ses yeux bleus et sa prestance naturelle. Pendant plusieurs années, il réussit à n’éveiller aucun soupçon. Dans son hôtel, il fit installer un four afin d’y brûler certaines de ses victimes (essentiellement des jeunes femmes venues à Chicago dans l’espoir d’y trouver un emploi). Holmes était devenu également un expert en fraude à l’assurance-vie. Un détective privé, ancien policier parvint à établir des regroupements et à remonter jusqu’à Holmes. Ce dernier confessa 27 meurtres, la rumeur elle gonfla ce chiffre à plus d’une centaine…
Sans être une férue d’architecture ou d’urbanisme, j’ai trouvé ce livre captivant par les deux récits !
Il s'agit d'une lecture commune avec ma tentatrice associée...(Keisha pour ne pas la nommer)
Et si après ces billets, vous n'avez pas envie de vous précipiter sur ce livre, nous rendons nos tabliers ! Signé : les tentatices associées ( qui vous veulent que du bien !)
lundi 30 mai 2011
John Verdon - 658
Éditeur : Grasset - Date de parution : Mai 2011 - 441 pages qui mettent du temps à démarrer...
Imaginez, vous recevez un courrier qui vous demande de penser à un nombre au hasard. Et le nombre 658 vous vient à l'esprit. Maintenant, vous trouvez ce nombre inscrit dans une seconde enveloppe et on vous demande un chèque. Il y a de quoi se poser des questions surtout quand votre expéditeur inconnu vous envoie d'étranges poèmes. Marc Mallery a suffisament peur pour contacter un ancien collègue de fac David Gurney, un ancien policier qui a pris depuis sa peu sa retraite.
Je lis très peu de thrillers et quand ça se produit, j'attends d'être tenue en haleine par le suspense ou par la construction de l'intrigue. J'aime émettre des hypothèses et tourner avec une certaine frénésie les pages en me mordillant la lèvre inférieure (tic peu élégant, mais bon...) . J'ai trouvé des points positifs et d'autres négatifs à ce livre. David Gurney est un flic conscensieux, méticuleux pour qui la psychologie est un aspect important. Toujours posé, il ne néglige aucune piste quand Marc est retrouvé assassiné. Et à partir de ce moment, il s'investit corps et âme dans cette affaire malgré les repoches sous-entendues de son épouse Madeleine. Il cherche une logique surtout que Marc avait une vie confortable. Seul point noir : un passé d'ancien alcoolique.
Par contre, j'ai trouvé lent, très lent le ryhtme de ce livre. Il m'a fallu attendre la deuxième partie pour que ma curiosité soit vraiment titillée. Et là, oui, j'ai pris plaisir à suivre David Gurney : ses questionnements, sa façon d'enquêter.
Certaines ficelles sont un peu grosses et l'adrénaline n' a pas été à son maximum... Ma lèvre inférieure est intacte !
Les billets de Cathulu, Gwen, Keisha, Leiloona ( mon avis est similaire au sien) et Stephie.
Imaginez, vous recevez un courrier qui vous demande de penser à un nombre au hasard. Et le nombre 658 vous vient à l'esprit. Maintenant, vous trouvez ce nombre inscrit dans une seconde enveloppe et on vous demande un chèque. Il y a de quoi se poser des questions surtout quand votre expéditeur inconnu vous envoie d'étranges poèmes. Marc Mallery a suffisament peur pour contacter un ancien collègue de fac David Gurney, un ancien policier qui a pris depuis sa peu sa retraite.
Je lis très peu de thrillers et quand ça se produit, j'attends d'être tenue en haleine par le suspense ou par la construction de l'intrigue. J'aime émettre des hypothèses et tourner avec une certaine frénésie les pages en me mordillant la lèvre inférieure (tic peu élégant, mais bon...) . J'ai trouvé des points positifs et d'autres négatifs à ce livre. David Gurney est un flic conscensieux, méticuleux pour qui la psychologie est un aspect important. Toujours posé, il ne néglige aucune piste quand Marc est retrouvé assassiné. Et à partir de ce moment, il s'investit corps et âme dans cette affaire malgré les repoches sous-entendues de son épouse Madeleine. Il cherche une logique surtout que Marc avait une vie confortable. Seul point noir : un passé d'ancien alcoolique.
Par contre, j'ai trouvé lent, très lent le ryhtme de ce livre. Il m'a fallu attendre la deuxième partie pour que ma curiosité soit vraiment titillée. Et là, oui, j'ai pris plaisir à suivre David Gurney : ses questionnements, sa façon d'enquêter.
Certaines ficelles sont un peu grosses et l'adrénaline n' a pas été à son maximum... Ma lèvre inférieure est intacte !
Les billets de Cathulu, Gwen, Keisha, Leiloona ( mon avis est similaire au sien) et Stephie.
samedi 2 avril 2011
Andrew Taylor - Le diable danse à Bleeding Heart Square
Éditeur : Le Cherche Midi- Date de parution : Février 2011 - 481 pages
Londres, 1934. Lydia Langstone quitte le domicile conjugal et son confort douillet pour s’installer dans une pension de famille à Bleeding Heart Square. Elle préfère fuir son mari violent et se débrouiller par elle-même. Mais Bleeding Heart Square est loin d’être un quartier paisible. Il s’y passe de bien étranges choses. Le diable y danserait-il toujours comme le veut la légende?
L’ancienne propriétaire Miss Penhow de la pension a mystérieusement disparu, Joseph Serridge reçoit des paquets contenant des cœurs , un étrange gardien, un locataire obnubilé par la chapelle du quartier. Lydia Langstone loge chez son père porté sur la boisson et elle doit désormais subvenir à ses besoins. La pension accueille également un autre nouveau locataire. Un jeune homme qui semble avoir un peu de mal à retrouver ses marques après plusieurs années passées en Indes. Joseph Serridge est désormais le propriétaire des lieux et il semble régner sur bien d'autres domaines. Selon les mauvaises langues, il aurait usé de son charme auprès de Miss Penhow de 15 ans son aînée. Et pour agrémenter l’ensemble, le journal de Miss Penhow nous est distillé à petites gouttes. Mais par qui ? On ne l’apprend que dans les toutes dernières pages.
A la moitié du livre, j’ai trouvé que l’intrigue principale à savoir ce qui a pu arriver à Miss Penhow était un peu noyée par l’ensemble de personnages et de leurs histoires. Et j’avoue avoir eu un petit coup de mou. Mais, le livre redémarre avec un nouveau souffle pour offrir un rebondissement final inattendu. Les conséquences de la première guerre mondiale, le clivage des classes sociales et le climat politique d’avant 1940 donnent une dimension très intéressante au livre. Un agréable moment de danse avec le diable même si ce dernier s’est montré un peu trop lent ou prévisible par moments…
D'autres billets chez l'ami BOB.
vendredi 25 février 2011
Pierre Lemaitre - Alex
Une jolie trentenaire, Alex, essaye une perruque dans un magasin. Dans la rue, elle aperçoit un homme qu’elle a déjà vu dans le métro le même jour. Le soir même, après avoir dîné seule dans un restaurant, elle se fait brutalement enlevée par cet individu. Le début de l’enfer pour Alex si l’on veut et le début d’une enquête pour le commissaire Camille Verhoeven…
Je vous imagine devant votre écran les cheveux hirsutes, la tasse de café à la main, un œil ouvert et l’autre à moitié fermé. Et là, votre sang ne fait qu’un tour, l'air hagard, vous voulez crier mais la surprise vous en empêche (à moins que vous ne soyez en train de vous étouffer en avalant votre gorgée de café…). Quoi, comment ? Le commissaire Verhoeven ? Celui qu’on avait découvert dans Travail soigné ? Et oui, c’est bien lui. Cependant, ceux qui n’ont pas lu Travail soigné ne seront pas pénalisés. Depuis les évènements tragiques ( soit on les sait, soit on les découvre), il s’agit de la première enquête du commissaire sur une affaire de disparition. Une disparition avec juste un témoin qui a vu de loin une camionnette blanche et une victime non signalée. Voilà ce qui tracasse le commissaire. A partir de là, Pierre Lemaitre nous promène dans un thriller redoutable. On va de surprise en rebondissement, la tension et le suspense vont en crescendo! Et je n’en dirai pas plus. D’ailleurs, ne lisez pas la 4ème de couverture qui en dit de trop...
Mais, j’ai quelques petits bémols. Certaines scènes sont vraiment très violentes , la première partie traîne un peu en longueur et j’ai trouvé que certains points n’étaient pas très cohérents (je pense justement à la fin de la première partie). Mais, j’ai été plus que secouée ! Tout le livre alterne entre une narration sous deux angles celle de la jeune fille et celle du commissaire. J’ai trouvé l’écriture plus sèche que dans Travail soigné et que dans Robe de marié. L’auteur nous déroule un plan, une histoire extrêmement dure. Je ne m’attendais pas au pourquoi du comment qui m’a laissée complètement sonnée car je n’ai rien vu venir !
Mais, j’ai quelques petits bémols. Certaines scènes sont vraiment très violentes , la première partie traîne un peu en longueur et j’ai trouvé que certains points n’étaient pas très cohérents (je pense justement à la fin de la première partie). Mais, j’ai été plus que secouée ! Tout le livre alterne entre une narration sous deux angles celle de la jeune fille et celle du commissaire. J’ai trouvé l’écriture plus sèche que dans Travail soigné et que dans Robe de marié. L’auteur nous déroule un plan, une histoire extrêmement dure. Je ne m’attendais pas au pourquoi du comment qui m’a laissée complètement sonnée car je n’ai rien vu venir !
Un conseil, accrochez-vous…
Ma préférence va toujours pour le moment à Robe de marié.
Les billets de Canel, Lasardine, Pimprenelle, Sophie.
mercredi 11 août 2010
Gregory Mcdonald - Rafael, derniers jours

Editeur : 10/18- Date de parution : 03/09/2009 - 192 pages qui ont l'effet d'une claque...
Rafael, alcoolique jusqu’ à la moelle survit avec sa femme et se trois enfants près d’une décharge publique quelque part dans le sud-ouest des États-Unis à Morgantown. Sa vie change le jour où on lui propose un travail. Mais pas n’importe lequel : sa vie contre trente mille dollars. Etre le héros d’un snuff film.
Avertissement : ce livre est une claque ! Une claque sèche, puissante et si violente qu’on en reste bouche bée. On ne pleure pas tellement on est abasourdi…
Le livre comporte lui -même un avertissement : « le troisième chapitre est éprouvant, pour tout ce qu’il exprime de la cruauté humaine, qu’elle soit affective ou intentionnelle ».
Ayant lu ce prologue, j’ai commencé ma lecture sans avoir lu la quatrième de couverture. Canel qui m’a prêté ce livre m’avait juste dit qu’il était « terrible, très fort ». Tout de suite, on est plongé dans le bain. Rafael a appris qu’on cherchait quelqu’un pour un boulot bien payé. Il se rend dans un entrepôt et on lui explique le travail : il sera filmé pendant que deux bourreaux le tortureront jusqu’ à la mort. Les détails que lui fournit le producteur sont d’une cruauté extrême et j’ai failli abandonner cette lecture. Rafael accepte le contrat. Il y voit un avenir pour sa femme et ses enfants. Pour lui, c’est trop tard, l’alcool d’ici peu l’aura complètement anéanti. Et là, je me suis dit : non, il va reculer ! Il ne peut pas accepter !
Sous tension extrême, j’ai suivi Rafael dans les trois les jours qui précèdent le tournage. Impossible pour moi de lâcher le livre. Plus j’avançais dans ma lecture et plus j’avais la gorge serrée. Gregory Mcdonald nous décrit des hommes et des femmes abandonnés par la société. Mis à l’écart, ils dérangent et sont considérés comme des rebuts. Il leur reste l’alcool pour oublier. J’ai été bousculée par le tourbillon d’émotions que j’ai ressenties : révolte, indignation, dégoût, empathie, humilité devant le choix de Rafael. Son choix, son sacrifice est avant tout un acte d’amour, l’espoir d’une vie meilleure pour sa famille dans l’avenir.
Une lecture très forte dont on ne sort pas indemne, c’est le moins que l’on puisse dire. A lire !
Si je n’ai pas réussi à vous convaincre, il y a les billets de Canel, Sylire, Incoldblog et de Lasardine.
Avant ce livre, je ne connaissais pas le terme des Snuff movies et leur existence est sujette à polémique.
lundi 2 août 2010
Pierre Lemaitre - Travail soigné

Editeur : Livre de poche - Date de parution : 09/06/2010 - 407 pages qui tiennent le lecteur en haleine...
Le commandant Camille Verhoeven et son équipe se retrouvent confrontés à deux crimes de jeunes filles cruels, barbares. Quel malade a pu commettre ses actes ? Des meurtres gratuits sans précédent … encore que. L’enquête s’annonce difficile d’autant que la presse vient mettre son nez dedans et que ces crimes seront suivis par d’autres tout aussi glauques.
Premier Avertissement: ne lisez surtout pas la quatrième de couverture qui va vous mettre la puce à l’oreille sur le dénouement …
Second Avertissement : âmes sensibles, accrochez- vous à votre fauteuil ! A la description des meurtres, mon visage a montré des rictus de dégoût, d’écœurement. Vous ne pourrez pas dire que vous n’étiez pas prévenus…
Heureusement, ce thriller contient autre chose que du sang et beaucoup d’organes humains, sinon j’aurais abandonné ma lecture. Il y a Camille ! Commandant respecté malgré son un mètre quarante-cinq. Camille fait preuve de beaucoup de psychologie et là, j’ai retrouvé avec joie, des aspects qui m’intéressent. Sauf que… j’ai très vite compris ce qui allait arriver au final. Pourquoi ? J’ai fait un rapprochement avec un film vu il y a quelques années et mon neurone non grillé a émis un tilt. Ne comptez pas sur moi pour vous le dévoiler.
L’intrigue est bien menée, et une fois plongée dans le livre, je ne l’ai pas lâché ! Car on est tenu en haleine par l’enquête. Qui est le meurtrier et quelles sont ses motivations ? On découvre avec effroi un machiavélisme surprenant.
L’écriture de Pierre Lemaitre nous prend dans ses filets.
Un bon thriller captivant malgré les scènes gores … mais du même auteur, j'ai préféré Robe de marié.
Je remercie Livraddict et le livre de poche pour ce partenariat.
Beaucoup d'avis sur le net ...
jeudi 29 juillet 2010
F.W. Crofts - Le tonneau

Editeur : RIVAGES POCHE - Date de parution : 12/05/2010 - Traductrice pour la VF : Dominique Mainard - 500 pages qui se lisent en apnée ...
Quatrième de couverture :
Londres, 1912. Les docks Sainte-Katherine. A l'intérieur d'un tonneau d'apparence anodine, on découvre le cadavre d'une jeune femme vêtue d'une robe de soirée. Qui l'a assassinée ? (…) Aux prises avec un plan d'une ingéniosité diabolique, deux policiers - le Français Lefarge et l'Anglais Burnley - sillonnent l'Europe pour démêler l'écheveau d'un des crimes les plus inventifs du début du XXe siècle.
Un des grands classiques de l'énigme, indispensable dans la bibliothèque de l'amateur de mystère.
"Sans doute le meilleur premier roman policier jamais écrit." (Raymond Chandler)
Une quatrième de couverture qui ne ment pas…
Je n’ai pas mis le résumé en entier car je trouve qu’il en dit de trop ! Surtout ne le lisez pas avant d’ouvrir ce bijou !
Je suis heureuse ! J’ai enfin pu terminer ce livre en savourant l’ambiance de cette époque. Et un roman policier de surcroit. Moi qui ne suis pas forcément une adepte de ce genre, j’ai été conquise !
Déjà, je me suis retrouvée dans un monde aux allures, certes désuètes, mais si agréables. Les transports par bateau, les télégrammes, Scotland Yard, un savoir vivre oublié… Car si je frappe à la porte d’une administration quelconque et que je demande un renseignement, je ne suis pas certaine qu’on me réponde « Oui Madame, je vais voir que je peux faire. Voulez–vous bien patienter ? ». Dans ce livre, on trouve des personnages polis et plaisants, l'atmosphère palpable de Londres et de Paris en ce début de XXième siècle.
Une intrigue ficelée avec brio et portée par une écriture délicieuse… je vous le dis : un pur moment de bonheur !
Un grand merci à Hélène, à mes mimines qui ont eu un moment de faiblesse mais qui se sont montrées efficaces (repos maintenant), et à
mercredi 7 juillet 2010
Robin Cook - Etat critique

Editeur : Livre de poche- Date de parution : 12/05/2010- 563 pages de termes médicaux et de business...
A la suite d’une blessure au genou, Jack Stapleton, médecin légiste doit se faire opérer dans une clinique de pointe. Son épouse Laurie, médecin légiste fait une étrange découverte. Plusieurs patients ayant été opérés dans l’une des trois cliniques du groupe Angels Healthcare sont décédés brutalement suite à une infection fulgurante nommée SARM (Staphylocoque Aureus Résistant à la Méthicilline . Ces décès surviennent alors que le groupe Angels Healthcare dirigé par le docteur Angel Dawson doit rentrer en bourse prochainement. Laurie est décidée à trouver la clé de ces décès car son mari a prévu de se faire opérer dans une des cliniques du groupe Angels Healthcare. Pendant ce temps, les décès continuent malgré toutes les mesures sanitaires prises.
Avertissement : âmes sensibles à l’évocation d’une autopsie et de tous les détails possibles et inimaginables (dissection, pesée des organes) s’abstenir !
Ce livre est un vrai thriller médical ! Une bonne partie de l’action se situe dans « la fosse » il s’agit du nom de la pièce où sont pratiquées les autopsies) ou à examiner au microscope des bactéries. Les termes médicaux affluent, fusent et quelquefois j'ai eu l'impression d'être perdue dans ce jargon. Dès le départ, je me suis demandée comme les patients pouvaient être contaminés et il m’a fallu attendre la fin du livre pour avoir la solution. Laurie avait plus de théories que moi (normal, elle est médecin et moi non) et très peu de temps pour mener ses investigations. Le livre commence le 2 avril et se termine le 10 sans aucun temps mort.
Hélas, on n’échappe pas à certains clichés : les gangs de drogue à New-York qui se font la guerre, le médecin qui enquête plus vite que la police mais l’histoire est cependant bien ficelée.
Le personnage d’Angel Dawson n’est vraiment pas original et très stéréotypé : divorcée, carriériste passant plus de temps au travail qu’auprès de sa fille. Ses cliniques financées par des investisseurs privés se rapprochent plus de luxueux hôtels que de lieux où l’on soigne des patients. L’auteur met le doigt sur l’argent et les profits effectués par des institutions privées mais à mon goût l’étude psychologique de ses personnages est trop superficielle. Un thriller qui dénonce le crédo des bénéfices en terme de santé dans un pays où les cliniques privées sont florissantes.
Ce livre a su éveiller et maintenir ma curiosité grâce à l’intrigue médicale même si elle possède un goût de « déjà lu ». Une lecture sans prise de tête avec des bémols et dont je ne garderais pas un souvenir impérissable...
Merci à Livraddict et au Livre de poche pour ce partenariat.
mercredi 9 juin 2010
Fred Vargas - L'homme aux cercles bleus

Depuis 4 mois, les journalistes parisiens se régalent d’une affaire un peu spéciale. Des cercles bleus sont tracés pendant la nuit sur les trottoirs. Ces cercles dessinés à la craie bleue entourent des objets aussi divers que variés : trombone, pince à épiler…
Et, la même phrase : "Victor, mauvais sort, que fais-tu dehors?" est toujours inscrite.
Le commissaire Adamsberg muté depuis peu à Paris n’y voit pas qu’un simple jeu ou l’acte d’un maniaque. L’avenir va lui donner raison : une femme égorgée est retrouvée.
J’ai eu du mal à rentrer dans ce livre.
Le personnage de Mathilde m’a semblé peu crédible : grande océanographe de renom qui aime suivre les personnes ou faire la fête quand elle n’étudie pas les poissons. J’ai trouvé que le commissaire Adamsberg lui faisait trop rapidement confiance alors qu’il ne la connaissait que depuis peu. Danglard l'acolyte d'Adamsberg est largement penché sur la boisson. Et là, je me pose une question : pourquoi les flics sont souvent alcooliques dans les livres ?
A la moitié du livre, j’ai failli abandonner ma lecture… je m’ennuyais.
Eh oui, il faut attendre un moment avant que le premier cadavre fasse son apparition (mauvais jeu de mots !) et que l’enquête commence.
La seconde partie s’est révélée un plus rythmée grâce au raisonnement d’Adamsberg. Le dénouement est original mais ça n’a pas été suffisant pour que j’oublie tous les bémols…
Une lecture synonyme de petite déception en conclusion !
Il s'agissait d'une découverte de cette auteure en ce qui me concerne. Allons voir chez Pimprenelle ce que les autres participants ont lu...
samedi 15 mai 2010
Frank Delaney - Les enfants de la nuit

Une fois n’est pas coutume, je ne fais pas mon propre résumé car la quatrième de couverture décrit très bien ce livre. Bon boulot de l’équipe chargée de cette partie hormis une coquille : le personnage ne s’appelle pas Michael mais Nicholas …
« Nicholas Newman, architecte londonien renommé, a vécu une relation passionnelle avec Madeleine, une femme fragile et mystérieuse, de quinze ans son aînée, dont il ne connaissait rien, ni son histoire ni son passé. Sans doute était-elle la femme de sa vie, mais il l'a compris trop tard : Madeleine a été assassinée dans d'étranges circonstances.
Trois ans plus tard, Nicholas, qui ne s'est toujours pas remis de ce drame, prend quelques jours de repos dans un hôtel en Suisse. C'est là qu'il fait la connaissance d'un couple de riches hongrois, qui lui montrent quelques photos de la villa qu'ils sont en train de restaurer en Italie. Sur l'une d'entre elles, Nicholas reconnaît une tour Eiffel en améthyste, une pièce unique créée pour Madeleine, le seul objet dérobé par l'assassin après le meurtre.
Dès lors, Nicholas, devenu la proie d'une série d'agressions, décide de lever le voile sur les secrets de Madeleine et de reprendre l'enquête sur sa mort. C'est le début d'un ténébreux voyage qui, de Londres à Venise en passant par New York et Athènes, le conduira au cœur du cauchemar nazi et de ses expériences les plus inhumaines. »
Une lecture très, très éprouvante pour moi. Après un début que j’ai trouvé assez lent, je me suis retrouvée comme Nicholas à la lecture des entretiens. Ces derniers relatent les expériences médicales faites sur les familles juives C’en était trop… et j’ai failli abandonner ma lecture tellement ces atrocités sont le summum de l’horreur.
J’étais figée, nauséeuse devant ces pages et incapable de poursuivre ma lecture. J’ai dû prendre sur moi pour continuer le livre. Heureusement, l’histoire en elle –même m’a permise de m’accrocher à l’intrigue et de vouloir connaître le fin mot de ce thriller.
Au début, Nicholas m’est apparu égoïste, préférant se soucier de sa personne que des autres. Mais au fil des pages, il commence à s’impliquer dans cette quête de la vérité.
Je m’étais imaginée un dénouement mais je me suis trompée. Et, le fin mot est de l’histoire m’a, lui-aussi,ébranlée.
Vous l’aurez compris un thriller très bien mené mais difficile…
Je remercie Solène des éditions Cherche-Midi (Solène, tu es la number one !) et BOB pour ce partenariat !
L'avis de: Keisha, de Biblio et bientôt d'autres avis chez l’ami BOB !
vendredi 14 mai 2010
Victor Rizman - 40 ans, 6 morts et quelques jours...

La crise de la quarantaine ne concerne que les hommes. C’est bien connu. Certains passent ce cap en voulant s’afficher aux bras de midinettes ou en s’achetant une nouvelle voiture(ou alors les deux). Notre homme, publicitaire de profession, marié, un enfant et la maison décide de donner un autre sens à sa vie à ses 40 ans. Entrez dans une secte ? Se reconvertir en éleveur de moutons ? Non, devenir la personne de qui tout le monde parlera, celle qui fera la une des journaux. Celui que deviendra la bête noire de la police, hantera vos nuits profonde et douces, j’ai nommé le Scarabée alias un serial killer !
Il lui suffit de créer une femme sur un site de rencontre Internet et de sélectionner ses proies. Dans sa stratégie de mise en place des meurtres, il en profite pour donner la gloire et la reconnaissance tant attendue à un journaliste bourru, sale comparé le plus souvent à un animal des bois : Sanglar. Le flic Schmidt qui a déjà perdu tout crédibilité à cause d’un affaire assez sombre il y quelques années, ne veut pas refaire de boulettes.
Un personne sur internet, SOLEILROUGE, va venir y mette son grain de sel et lui donner des conseils…
Un serial killer, des bocaux qui contiennent les membres d’une poupée barbie, des mises en scène glauques et le Scarabée est au sommet de l’affiche !
Ce livre est truculent et succulent ! Des antihéros, du cynisme, de l’humour noir et surtout, il va à contre sens des policiers ou des thrillers. Les personnages, leurs attentes sont très bien décrits et les remarques du scarabée sont des petits bijoux… Que du bonheur !
On ne s‘ennuie pas une seconde ! Une lecture anticonformiste sur la manipulation et les médias et qu’est ce que ça fait du bien ! Seule la fin m’a un peu déçue car je l’ai vu venir …
Un livre à lire pour toutes ces raisons !!!!
Merci à la Miss Cynthia pour ce livre voyageur qui part aujourd’hui chez Sandrine.
En passant à leur hauteur, j’entends le plus gros dire « … rien ne dit que ce ne soit pas une femme, une femme mante religieuse ». Pas un regard échangé, pas un frémissement. Le gibier croise le chasseur sans flair dans un couloir éclairé au néon. Can, par contre, cela vaut bien une scène de cinéma.
vendredi 23 avril 2010
Lisa Unger - Et surtout ne te retourne pas

Isabel a tout pour être heureuse. Ecrivain à succès (le rêve de beaucoup de personnes !), marié à Marcus depuis cinq ans, tout va pour le mieux. Enfin du moins, le croit-elle. Le jour où Marcus disparaît et que sa boîte de conception de jeux informatiques est mise sans dessus dessous, elle craint pour la vie de ce dernier. Sauf que Marcus a tout organisé et est loin d’être celui pour qui il se faisait passer.
Le résumé va vous donner l’impression peut-être de déjà lu… Mais ne vous y fiez pas ! Le profil psychologique des personnages est habilement construit et détaillé. La vie d’Isabel est distillée au fil des pages : son enfance, sa rencontre avec Marcus, son infidélité. . On apprend que tout n’est pas si rose. Isabel eu lieu de se morfondre sur elle-même va faire preuve de pugnacité. Elle va mettre à profit son sens aiguisé de l’analyse et du comportement humain pour découvrir la vérité.
Ce livre se lit facilement et dès le départ, on a en envie de savoir le fin mot de l’histoire. Pas de longueurs et une narration à laquelle on mord facilement.
Mon bémol est que l’auteure ait voulu traiter de trop de thèmes dans un seul livre. Aussi, j’ai eu l’impression que chacun des personnages représentait à lui seul une histoire avec quelques clichés…
Merci à Belfond Noir pour la découverte de cette auteure
vendredi 16 avril 2010
Pierre Lemaitre - Robe de marié

Ce livre s’ouvre sur Sophie, une jeune femme très angoissée qui garde le petit Léo. Un matin, elle découvre que Léo a été étranglé avec un de ses lacets de chaussure. Pas de doute, elle est devenue folle ! Tout a commencé par des amnésies temporaires, sa voiture qu’elle ne savait plus où elle garait, des objets qu’elle perdait. Puis, il y a eu la mort de sa belle-mère, l’accident et le suicide de son mari. Son état s’est aggravé. Et maintenant, elle a commis un meurtre ignoble….
Je n’en dirais pas plus sauf que j’ai été de surprise en surprise ! Je n’ai rien vu venir, j’étais scotchée par l’histoire. Car une fois commencé ce thriller (qui porte bien son nom), je ne l’ai pas lâché ! Il est magistralement construit en trois parties toutes aussi stupéfiantes les unes que les autres. La dernière étant le summum, l’apogée, celle qui m’a laissée bouche bée pendant plusieurs heures… Les comportements, les profils psychologiques sont remarquables et très bien décrits. Toute l’histoire est cohérente et pas à un seul moment donné je me suis dit « tiens, c’est un peu tiré par les cheveux ».
Machiavélique, sans temps mort, abasourdissant et terrifiant.
Un très gros coup de cœur ! A lire absolument et de toute urgence pour ce livre sans aucune fausse note.
"Robe de marié" était une lecture commune avec Manu, Cynthia, Calypso, Lasardine, Val, Cacahuète, Mélo, Mystix, Livresque, Deliregirl, Axielle , Kactuss,Calypso Lagrandestef.
Une lecture commune qui a drainé beaucoup de monde, donc si j'ai oublié par mégarde des participant(e)s, la liste complète est chez Cacahuète .
D'autres avis chez Pimprenelle, Sylire ,Joëlle ...
mardi 6 avril 2010
Laurent Guillaume - Mako

A la sortie d'un night-club, une jeune fille est agressée. Mako, policier de la BAC, taciturne et endurci, obsédé par l'idée d'en punir lui-même l'auteur, s'investit dans l'enquête au-delà de la raison. Sa traque l'emmènera aux confins de la folie. De l'enfer des trottoirs aux boites de nuit branchées, Mako hante les bas-fonds d'une société en perdition.
N’ayant pas lu de polar depuis un bon bout de temps, j’ai pensé que ce partenariat était l’occasion de replonger dans ce genre de livres. L’histoire commence sur les chapeaux de roue par un viol où Mako et son équipe vont intervenir. Cette arrestation va conduire rapidement Mako sur la piste d’un trafic de drogues. D’ailleurs, l’ensemble du livre est mené sur un rythme effréné sans aucun temps mort. Mais, je n’ai pas réussi à être captivée. Mako m’est apparu comme le flic qui n’en fait qu’à sa tête, trop sûr de lui. Ca n’a pas été un coup de foudre entre lui et moi… Par contre, j’ai plus apprécié les personnages de Pépé qui prend sa retraite et Vincent le nouvel équipier. Le langage cru m’a lassé : quelques expression ou jurons, ça passe mais aussi souvent, j’ai beaucoup de mal.
L’intrigue ne m’a pas tenue en haleine, il n’y a pas eu d’étincelles. Mais, j’ai été bluffée par un aspect qui est révélé vers la fin du livre et là, Mako m’est devenu moins antipathique. A la lecture de la préface, je m’attendais à un livre où la vie des policiers hors travail aurait été plus développée.
Indéniablement, ce livre relate l’expérience du terrain. Mais au final, je crois que je ne suis pas une lectrice à qui les polars conviennent.
Je remercie Le livre de poche et Livraddict pour ce partenariat.
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