Je n’ai pas pour habitude de citer des blogs ou d’en faire de la pub. Je pourrais aussi vous dresser une liste non exhaustive de blogs auxquels je rends visite. Mais, je papillonne, je picore, je butine au gré de mes humeurs. Je ne vais systématiquement, tous les jours, les consulter comme pour le mien. Tenir un blog n’est pas synonyme d’en être son esclave, je préfère y venir quand j’ai envie de partager quelques chose et non pas parce c’est une obligation.
J’aime aussi me replonger dans la généalogie ou m’abandonner à un projet d’écriture. Laisser les idées chahuter gaiement ou écouter d’une oreille attentive une future conversation, observer une situation fictive.
Heureusement, grâce à la technologie, les blogs ont cette faculté de se passer quelques jours de substance nourricière.
Les blogs que j’affectionne ou que j’aime ? Ils sont variés à vrai dire. Certains traitent uniquement de lectures, d’autres sont axés sur des sujets de société, d’autres encore me divertissent, me font rire. Et puis, il y a ceux plus intimistes où la personne parle d’elle.
Le plus souvent, ce sont des femmes. Eh oui mon cher Freud, désormais, les confidences se font en ligne, des non dits cachés par pudeur ou à cause des tabous se dévoilent sur les blogs. La sacro sainte psychothérapie du divan serait-elle menacée et en voie de disparition? Mais non, Freud, rassurez-vous, vos fidèles ont de beaux jours devant eux.
Des femmes qui se montrent soit sans strass et sans paillettes ou fardées, pomponnées, fortes ou fragiles, heureuses de vivre ou qui donnent le change pour les apparences. Ah, les apparences ! Ce mot si surfait me permet d’une pirouette d’enchaîner sur la suite…. Car qu’importe l’habit, elles parlent de leur vie, de leurs préoccupations, de leurs bonheurs ou aussi de ce qui fait mal. A leur façon, elles racontent souvent humblement comme si abattre des montagnes était naturel pour elles, sans attendre une gloire quelconque en retour. Elles écrivent pour témoigner, pour nous sensibiliser à un problème, ou simplement pour se poser quelques minutes.
De moi à vous, ce « vous » décliné à « tu, elle », je vous connais un peu par vos blogs.
jeudi 12 novembre 2009
mardi 10 novembre 2009
Emmanuel CARRERE -"La classe de neige"

Vous vous souviendrez sûrement que la lecture de « D’autres vies que la mienne » avait eu pour effet d’engendrer différentes réaction de ma part. Avec « la classe de neige », je vais vous épargner mes questions métaphysiques.
Je l’ai terminé depuis hier et je suis toujours sous son emprise : sonnée, époustouflée, estomaquée…
Dès que j’ai fait la connaissance de ce p’tit garçon, Nicolas, je n ‘ai plus eu envie de le quitter. Mais, pourquoi une classe de neige peut provoquer de telles peurs, de telles inquiétudes chez un gamin? Comme un mauvais pressentiment, on a la certitude que quelque chose de terrible va se passer : laquelle, et pourquoi ?
Je suis retournée… sidérée par l’histoire et par son rythme, épatée par le style, par cette facilité de l’auteur à nous raconter tout ce qui peut se passer dans la tête d’un enfant.
Une seule certitude : une fois de plus, il va me falloir plusieurs jours pour récupérer.
samedi 7 novembre 2009
SINGING IN THE RAIN
Hier, tout le monde était déjà parti depuis belle lurette quand j’ai réussi à décoller mes paupières. J’ai eu le droit à une nuit de plus de huit heures plongée dans un sommeil artificiel. Une grâce pour moi ! Quand on a pour habitude d’entamer ses journées à l’heure où les fêtards et ceux qui vivent la nuit vont se coucher, un lever tardif se doit d’être considéré comme un fait exceptionnel.
Au début, je me suis sentie désorientée comme perdue dans ce silence. Il faut à chaque fois le ré apprivoiser, cet animal, et surtout ne pas en avoir peur, sinon il peut vous envelopper dans la mélancolie. Heureusement, je me suis secouée et arrachée à cette idée. Ce n‘est pas parce qu’une chape de plomb noirâtre couvrait le ciel que j’allais passer le restant de ma journée à feuilleter mon album souvenirs en soupirant ou à m’inventer des avenirs de bouts de ficelle.
Que nenni. J’ai enfilé mon imper, pris mon parapluie tout nouveau, mon Ipod (sans faire de pub) et me voilà partie. On doit me prendre pour une cinglée ou une illuminée quelconque. Car sous la pluie battante, je suis la seule à attendre aux passages piétons que le petit bonhomme veuille bien devenir vert. Les autres, se dépêchent, font de grandes enjambées dédaignant et se moquant du petit bonhomme rouge. Certains relèvent leur col et lèvent les yeux au ciel pour maudire ce temps. D’autres encore portent à même la tête leur parapluie pour qu’aucune goutte ne s’aventure à les toucher. J’observais tous ces gens en chantonnant. J’ai revisité à ma sauce, la chanson inoubliable « Singing in the rain » de Gene Kelly. Et rien qu’à ce nom, le Broadway enchanteur me venait à l’esprit, Frank Sinatra, Rita Hayworth… et toutes ces comédies musicales devenues un tantinet désuètes.
Que vois-je ? Des personnes âgées, qui elles aussi, bravent et défient le petit bonhomme rouge. Mais c’est quoi ça ? Est-ce que l’âge nous déleste de certaines règles. Et l’exemple, qu’est ce qu’il devient dans tout ça ? Aux oubliettes, à la trappe ?
Absorbée par mes pensées et le quidam, je n’ai pas fait attention au coup de vent matois qui venait chatouiller mes jambes. Sa caresse s’est transformée en un souffle et voilà que mon tout joli parapluie s’est retourné. Il aurait pu reprendre dignement sa fonction, mais non, il s’est transformé en épouvantail tout minable.
Moi qui étais tout gaie, toute contente, j’ai dû me résoudre à continuer mon chemin sans sa bonne protection.
Trempée, les cheveux dégoulinants de pluie, je ne voyais rien (c’est l’inconvénient des lunettes). Je suis rentrée dans un magasin et les vendeuses guindées qui s’ennuyaient ont assisté à mon spectacle. Je me suis ébrouée à la façon des chiens (ce qui a eu pour effet de déclencher des regards torves, des grimaces de la part des vendeuses). Mais, vous le savez, il en faut bien plus pour que je me froisse ou que je me défroisse.
Allez, je continue : I sing…..Singing in the rain , nannnn, nannnn, I sing…Singing in the rain, et la vie est belle.
Au début, je me suis sentie désorientée comme perdue dans ce silence. Il faut à chaque fois le ré apprivoiser, cet animal, et surtout ne pas en avoir peur, sinon il peut vous envelopper dans la mélancolie. Heureusement, je me suis secouée et arrachée à cette idée. Ce n‘est pas parce qu’une chape de plomb noirâtre couvrait le ciel que j’allais passer le restant de ma journée à feuilleter mon album souvenirs en soupirant ou à m’inventer des avenirs de bouts de ficelle.
Que nenni. J’ai enfilé mon imper, pris mon parapluie tout nouveau, mon Ipod (sans faire de pub) et me voilà partie. On doit me prendre pour une cinglée ou une illuminée quelconque. Car sous la pluie battante, je suis la seule à attendre aux passages piétons que le petit bonhomme veuille bien devenir vert. Les autres, se dépêchent, font de grandes enjambées dédaignant et se moquant du petit bonhomme rouge. Certains relèvent leur col et lèvent les yeux au ciel pour maudire ce temps. D’autres encore portent à même la tête leur parapluie pour qu’aucune goutte ne s’aventure à les toucher. J’observais tous ces gens en chantonnant. J’ai revisité à ma sauce, la chanson inoubliable « Singing in the rain » de Gene Kelly. Et rien qu’à ce nom, le Broadway enchanteur me venait à l’esprit, Frank Sinatra, Rita Hayworth… et toutes ces comédies musicales devenues un tantinet désuètes.
Que vois-je ? Des personnes âgées, qui elles aussi, bravent et défient le petit bonhomme rouge. Mais c’est quoi ça ? Est-ce que l’âge nous déleste de certaines règles. Et l’exemple, qu’est ce qu’il devient dans tout ça ? Aux oubliettes, à la trappe ?
Absorbée par mes pensées et le quidam, je n’ai pas fait attention au coup de vent matois qui venait chatouiller mes jambes. Sa caresse s’est transformée en un souffle et voilà que mon tout joli parapluie s’est retourné. Il aurait pu reprendre dignement sa fonction, mais non, il s’est transformé en épouvantail tout minable.
Moi qui étais tout gaie, toute contente, j’ai dû me résoudre à continuer mon chemin sans sa bonne protection.
Trempée, les cheveux dégoulinants de pluie, je ne voyais rien (c’est l’inconvénient des lunettes). Je suis rentrée dans un magasin et les vendeuses guindées qui s’ennuyaient ont assisté à mon spectacle. Je me suis ébrouée à la façon des chiens (ce qui a eu pour effet de déclencher des regards torves, des grimaces de la part des vendeuses). Mais, vous le savez, il en faut bien plus pour que je me froisse ou que je me défroisse.
Allez, je continue : I sing…..Singing in the rain , nannnn, nannnn, I sing…Singing in the rain, et la vie est belle.
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