dimanche 29 novembre 2009

Erik Orsenna "La chanson de Charles Quint"



Avant de lire ce livre, je me représentais Erik Orsenna comme un justicier moderne de la langue française. Le Zorro du plus que parfait du subjonctif, la grammaire à la boutonnière et laissant signe de son passage, non par le célèbre Z, mais la farandole joyeuse de chou-genou-bijou-hibou-caillou-joujou-pou. Et s’il vous plaît, écrite du bout de son épée.

Dans « la chanson de Charles Quint », on découvre l’homme sans sa panoplie grammaticale. Erik Orsenna met à nu ses sentiments après la mort de sa femme. Un homme partagé entre la douleur, le savoir et la science et qui cherche inlassablement la réponse à la question « où est-elle maintenant? ». Pour pouvoir vivre à nouveau, il lui faut trouver non pas la vérité mais sa vérité.
Entre ses errances et sa quête, on lit, les larmes aux yeux, une de plus belles déclarations d’amour.

Merci Monsieur Orsenna pour ce si beau livre….

mardi 24 novembre 2009

EDEN CHIMIQUE

Le paradis artificiel de la non souffrance…. Jolie phrase de Françoise Sagan qui résume mon état ce soir.

Mon Eden chimique a en effet quelques effets secondaires : nausées, vertiges, troubles de la concentration et de parole… Ma pensée s’effiloche aussi vite qu’elle se construit. Impossible d’aligner trois mots et de les retenir, ils partent aussi vite qu’ils sont venus. Je suis obligée de les prononcer tous bas de peur qu’ils ne s’échappent. A peine sont ils dessinés sur mes lèvres qu’ils s’évaporent. Trop tard.
Me voilà à soliloquer toute seule comme une vieille folle !

Un nouveau traitement, puis un autre pour tenter de diminuer la douleur.

Est ce le prix à payer pour ne pas avoir mal ?

Alors, je m’adresse à vous Messieurs les Spécialistes,
Depuis plus de huit ans, je me promène avec une pancarte autour du cou et croyez-moi, je m’en passerais bien. Si j’avais été un chien, j’aurais eu le droit aux caresses de quelques mémés attentionnées, au regard rieur des enfants ou à des remarques d’ordre purement esthétiques « mais c’est qu’il beau ce chien ! Quel pelage » et autres compliments réservés aux canidés.

Mais, voyez-vous, je n’en suis pas un. Quel chien d’ailleurs pourrait écrire à moins d’être doté de la pensée et de la réflexion. Ce n’est pas le propos de ma lettre … je digresse, excusez-moi.

Ma pancarte est cachetée, estampillée d’un tampon « fibromyalgie atypique ». Ca vous laisse perplexe et moi donc, vous m’en direz tant. Ce titre ne m’apporte ni respect ni honneur. Je ne peux même pas me promener fièrement et m’en vanter.

Pire, je dois fournir des explications sur mon pedigree.
Humiliant et frustrant.

Je suis lasse de m’épier, eh oui, je dois scruter en permanence la crise. Anticiper toujours et au mieux si c’est possible, et se cacher quand le mon corps lâche, ivre de douleurs. Je n’aime pas me montrer en spectacle… je ne suis pas un chien de cirque.

lundi 23 novembre 2009

Shalom Auslander - "La lamentation du prépuce"






Décapant !

Un livre où le mot "masturbation" donne lieu à ses scènes tordantes , l'alimentation cachère côtoie sans complexe les Hot-Dod et où les gros mots sifflent.

Je m'excuse auprès des Dieux tout puissants ( ou moins) quel qu’ils soient mais grâce à eux, je me suis musclée les abdos et les zygomatiques.

A offrir pour Noël aux adeptes inconditionnels des génuflexions qui savent apprécier le second degré ...
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