Origine de la rumeur : prend naissance à partir d’un fait divers ou d’une hypothèse puis se nourrit de tout ce que les gens vont dire. Particularité : se gave de l’avis de chacun et raffole de tous les potins.
La rumeur enflait depuis quelques jours. Elle était sur toutes les bouches, s’infiltrait dans les moindres conversations surtout les plus anodines. Ce matin, elle crevait d’orgueil, elle pavoisait et toisait de haut ses détracteurs. La nuit lui avait donné raison, Brest s’est réveillée sous la neige ! Pas quelques flocons épars, semés ici où là, non de la neige : un vrai tapis blanc et cotonneux.
Avant de mette le nez dehors, on regarde par la fenêtre, on jauge à vue d’œil l’épaisseur dans le jardin. Mais rien ne vaut le terrain ! Alors, fébrilement et en robe de chambre, on va constater par soi-même. On écoute le bruit de la neige qui craquelle sous ses semelles, on avance prudemment comme sur un terrain miné. La démarche se veut souple, agile (tel le félin prêt à bondir sur sa proie). Mais, le moindre pas s’avère pataud, embarrassé. D’ailleurs, on ne soulève pas ses pieds, on les traîne par peur de tomber. Si on glisse un peu, on pousse des petits cris aigues.
Et puis, les souvenirs d’enfance remontent à la surface : les routes de campagne impraticables, les batailles de boule de neige…
La ville se métamorphose: les voitures roulent à deux à l’heure, grands et des petits affichent un air polisson, rieur.
Quand on y regarde de plus près, on constate que rien n’a vraiment changé. Passé et présent se superposent : Brest était paralysée ce matin par deux petits centimètres de neige…
samedi 19 décembre 2009
vendredi 18 décembre 2009
Philippe Delerm - La première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules

On retrouve tout l’art de Philippe Delerm. Il décrit avec cette minutie précise des moments simples pour en faire des purs moments de plaisirs. Le génie de capter des instants et d’en parler avec finesse et poésie. Un éventail de situations et de souvenirs qui deviennent un luxe privilégié sous sa plume.
Il nous invite à gouter, à savourer pleinement ces évanescents moments.
Suspendre le temps pour apprécier ces bribes de petits instants, croqués sans artifice.
mardi 15 décembre 2009
Françoise Lefèvre "le petit prince cannibale"

Une très belle lecture, très touchante. Un cri de vérité où s’expriment les peurs et les combats. La vérité se fait dure ou poétique, violente ou tendre à travers l’amour maternel, le courage et les moments d'abattement.
Une mère, un écrivain : une même femme qui lutte pour et par les mots. Les mots pour sortir son fils de l’autisme, les mots de l’auteur qui attendent d’être écrits et ceux de son fils.
La puissance des mots prend toute son ampleur : ils sont la porte d’entrée entre deux mondes différents, le lien si fragile qui les unit.
Un livre magnifique par la beauté des sentiments et des émotions exprimées.
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