vendredi 25 décembre 2009

Fatou Diome - La Préférence Nationale




« La Préférence Nationale » ce sont tout d’abord les rêves, les espoirs que l’étranger a en tête en arrivant en France. Fatou Diome nous raconte son pays natal haut en couleurs et en odeurs. On le voit, on l’imagine et on l’entend, ce Sénégal envoutant à deux vitesses. Et puis, il y a le racisme primaire dont Fatou Diome est victime. Etudiante et femme de ménage, elle encaisse les propos humiliants de ses patrons, leur soi -disant « supériorité » intellectuelle due à leur couleur de peau.

Femme de caractère, Fatou Diome est une battante qui se défend par les mots.
Une auteur comme j’aime, qui dit les choses comme elles le sont.
Sa plume est vive, chantante ou dure par la violence des situations. Un style remarquable, touchant…

Un livre qui est un des mes grands coups de cœur de cette année !

Blandine Le Callet "Une pièce montée"




Un roman satirique et piquant d’humour ! On y apprend que les familles bien-comme-il-le-faut-sous-les-rapports, qui sont la fierté et la marque de fabrique de notre bonne vieille France , ne sont pas irréprochables.

Berangère et Vincent, jeunes, beaux, riches, pedigree Bobo se marient. Blandine Le Callet nous fait vivre cette journée mémorable à travers les portraits de quelques uns des invités, sans oublier le prêtre. Des gens bien élevés, propres sous toutes les coutures et qui vont se montrer moins reluisants par leurs pensées ou par leurs actes…

Une lecture agréable qui fait passer un bon moment.

samedi 19 décembre 2009

La rumeur

Origine de la rumeur : prend naissance à partir d’un fait divers ou d’une hypothèse puis se nourrit de tout ce que les gens vont dire. Particularité : se gave de l’avis de chacun et raffole de tous les potins.

La rumeur enflait depuis quelques jours. Elle était sur toutes les bouches, s’infiltrait dans les moindres conversations surtout les plus anodines. Ce matin, elle crevait d’orgueil, elle pavoisait et toisait de haut ses détracteurs. La nuit lui avait donné raison, Brest s’est réveillée sous la neige ! Pas quelques flocons épars, semés ici où là, non de la neige : un vrai tapis blanc et cotonneux.

Avant de mette le nez dehors, on regarde par la fenêtre, on jauge à vue d’œil l’épaisseur dans le jardin. Mais rien ne vaut le terrain ! Alors, fébrilement et en robe de chambre, on va constater par soi-même. On écoute le bruit de la neige qui craquelle sous ses semelles, on avance prudemment comme sur un terrain miné. La démarche se veut souple, agile (tel le félin prêt à bondir sur sa proie). Mais, le moindre pas s’avère pataud, embarrassé. D’ailleurs, on ne soulève pas ses pieds, on les traîne par peur de tomber. Si on glisse un peu, on pousse des petits cris aigues.

Et puis, les souvenirs d’enfance remontent à la surface : les routes de campagne impraticables, les batailles de boule de neige…

La ville se métamorphose: les voitures roulent à deux à l’heure, grands et des petits affichent un air polisson, rieur.

Quand on y regarde de plus près, on constate que rien n’a vraiment changé. Passé et présent se superposent : Brest était paralysée ce matin par deux petits centimètres de neige…
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