jeudi 18 février 2010

Delphine de Vigan - Les jolis garçons



Une sortie poche que j’attendais! Me voilà comblée avec « Les Jolis Garçons » de Delphine de Vigan.

Emma approche de la trentaine. Fantasque, charmante, ses espoirs sur le grand Amour ressemblent plus à des illusions. Trois rencontres, trois hommes différents, trois liaisons plus ou moins courtes, où l’amour est dépeint sous plusieurs formes.

Emma va tomber passionnément amoureuse de Marc, célèbre avocat. Un amour obsessionnel, unique qui s’apparente à la folie. Cette première rencontre est construite comme une nouvelle à chute. Bluffée, je suis tombée dans le panneau ! Son second amant sera Ethan Castor, écrivain, homme marié qui voit en Emma une sortie de secours pour son couple. La plus longue de ses aventures sera avec Milan Mikaev, animateur de télé, imbu de sa personne, usant de tous les stratagèmes pour faire monter sa côte de popularité dans les médias. Cette dernière rencontre est une parodie de certaines émissions télé où les gens viennent expliquer leur problèmes devant un animateur compatissant (et soucieux du bon fonctionnement de son oreillette).

Cette lecture est différente des autres livres de Delphine de Vigan. L’écriture est plus légère et Delphine de Vigan s’amuse et use de l’humour. On est ému, on sourit, on rigole et on s’attache à Emma.

J’ai relevé des phrases, superbes ou drôles, je vous mets deux d’entre elles :
« D’autres que moi auraient offert mixer, mari et enfants pour être conviées aux premières loges, mais il était peu probable que je puisse revendre la place. »
« Apprendre à dire non est un travail de plusieurs années, apprendre à dire non plusieurs fois de suite relève de la compétition.»

A lire !

mercredi 17 février 2010

Luis Leante "Sahara"



Avant d’entamer ce livre, je n’avais ni lu la quatrième de couverture ni la description de l’éditeur et je m’en suis mordue les doigts…

Le livre s’ouvre sur une femme qui est à l’hôpital «elle dort, le matin, l’après-midi, elle dort presque tout le temps ». On ne sait rien de cette femme qui était plongée dans un état de coma pendant quatre semaines. Puis, on nous parle d’une autre femme dans le désert, prisonnière, et qui veut s’enfuir « Elle tira sur la porte, et comme elle s’en doutait, la trouva fermée avec un cadenas ».Retour à l’hôpital ou l’on comprend que ces deux femmes n’en sont qu’une : Montse.

En parallèle, il y a l’histoire du caporal Santiago San Roman légionnaire de l’armée Espagnole qui débute sur sa trahison envers les siens.

Barcelone, la nuit du 31 décembre 1999 un autre chapitre s’ouvre avec la doctoresse Montse Cambra qui est de garde et qui découvre par hasard une photo de Santiago San Roman datant de 1976.
On remonte le fil de l’histoire en 1974, date de leur rencontre et où ils s’étaient aimés.

Tout le long du livre, l’auteur passe de l’une à l’autre de ces périodes pour expliquer le parcours de Montse et de Santiago. Une construction qui m'a donnée une sensation de confusion.

L’histoire de Santiago San Roman n’est pas facile à suivre. Aux questions : pourquoi il tombe amoureux d’une autre que Montse, pourquoi Montse après vingt-cinq veut-elle le retrouver ? Les réponses me sont apparues peu satisfaisantes.

A la moitié du livre, j’ai dû lire la description du livre pour y voir un peu plus clair. Les personnages de Montse et Santiago manquent de consistance, de sentiments, de « réel ». Enfin, les explications sur le contexte historique de 1975 sont insuffisantes. A cette époque, une partie du Sahara était occupée par les Espagnols, et les Marocains voulaient regagner ce territoire.

La fin m'a déconcertée avec un goût amer de déception...

Je remercie BOB et les éditions Robert Laffont pour l’envoi de ce livre.

lundi 15 février 2010

Véronique Bizot - Les sangliers



Un livre à double effet comme certains bonbons. Il y a d’abord la surprise et l’étonnement. On se demande dans quel monde ces sept nouvelles se déroulent. Dans le premier texte, un embryon sélectionne ses futurs parents potentiels. Dans un autre, le personnage prépare et orchestre son suicide. Les frontières entre l’invraisemblable, le possible n’existent plus… et le mélange des genres interpelle ! C’est drôlement bien écrit, alors j’ai mordu à l’hameçon et je me suis laissée tout simplement piéger.
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