jeudi 29 avril 2010

Ma rencontre avec Tom Rob Smith



Mon périple parisien se termine aujourd'hui. Le point d'orgue a été hier soir le cocktail organisé dans les locaux de Lire.
Tout d'abord, une table ronde très ouverte et très sympathique où Christine Ferniot du magazine Lire, Françoise Triffaux directrice éditoriale des éditions Belfond ont posé quelques questions à Tom Rob Smith.

Ce jeune et bel auteur (et plus beau nature qu'en photo) a expliqué la genèse de "l'enfant 44" et de "Kolyma". J'ai appris que le travail de recherche et de documentations a été très important pour l'écriture de ces livres qui s'inscrivent dans un contexte politique et historique.

Puis, sous un soleil de plomb, direction la terrasse pour se rafraîchir un peu.

J'ai pu discuter avec Valérie Cochard et François Chasseré de chez Belfond. Nous avons évidemment parlé de lectures en tout genre ... et de Brest !

J'ai approché le beau Tom Rob Smith qui a répondu à mes questions...
Le scoop : il termine l'écriture d'un troisième livre qui paraîtra en décembre ou en début de l'année prochaine. Il aime les auteurs classiques et il a toujours eu cette envie d'écrire. D'ailleurs, il a commencé très jeune à écrire des petites histoires et des petits textes...

Voilà, bien entendu,je suis fatiguée mais je rentre avec l'image de belles rencontres ...

mercredi 28 avril 2010

Valeria Parrella - Le temps suspendu




Maria est enseignante dans un centre de formation pour adultes à Naples. A 42 ans, elle vit sa première grossesse. Bien avant le terme, elle accouche d'une petite fille qui est placée en service néonatal pour "grands prématurés".

Je pensais aimer ce livre...

Je voulais savoir comment Maria allait vivre ces heures et ces jours d'attente. Quels allaient être ses ressentis, comment devient-on "mère" quand son bébé est relié à des machines et qu'on le voit à travers le hublot de la couveuse?

J'ai eu l'impression de n'avoir pas eu assez d'éléments et surtout je n'y ai pas trouvé de sensibilité. L'auteure nous parle beaucoup du travail de Maria, de son enfance... et je n'ai pas compris pourquoi. A noter : une quatrième de couverture très prometteuse ...

Je suis complètement passée à côté de cette lecture qu'Aifelle a aimé.
Theoma y a vu de la mélancolie, Mango n'a pas été emballée...
Sylire, Pimprenelle, Lili Galipette ont un avis mitigé.



Merci à pour cet envoi.

mardi 27 avril 2010

Sarah Chiche - L'emprise



Ce livre s’ouvre sur les lignes suivantes :
Le ciel était sale, le jour où je me suis rendue pour la première fois chez Victor Grandier.
Elle venait de mourir. Il m’avait quittée. On me méprisait.
La voiture m’a crachée sur un trottoir.
Une cloche a tinté.
J’ai monté des marches, l’oeil sec et le coeur cassé.
J’allais sur mes vingt-six ans. J’avais tout. Et je n’étais rien
.

D’emblée, j'ai aimé ce style d’écriture. La suite de l’histoire pourrait s’intituler manipulation psychologique, la descente aux enfers qui vous déleste au passage de beaucoup d’argent…

La narratrice, une jeune femme, est déboussolée. Son mari vient de la quitter car il a appris qu’elle avait un amant. Ce dernier l’a également plaquée. Sa grand-mère vient de décéder lui léguant une forte somme d’argent. Sur le fil de la dépression, sa vie part à vau-l’eau. Sur les recommandations d’un ami de son beau-père, elle va consulter Victor Grandier, un thérapeute qui lui promet la guérison et le bonheur. Il lui propose une méthode qu’elle doit suivre au pied de la lettre…

Elle devient une proie facile sans défense pour le thérapeute.

On assiste à son manège fort bien rôdé de Victor Grandier. Il la met d’abord en confiance et lui donne de l’importance. Et surtout sa méthode est de se dévouer pendant trois semaines nuit et jour pour qu’elle aille mieux. Elle doit le consulter tous les jours pendant de longues heures et se plier à ses exigences : couper contact avec sa famille, n’écouter que lui. Le tout moyennant de grosses sommes d’argent évidemment Et là, on se dit que ce n’est pas possible, qu’elle va réagir !
Mais non, car elle est « sa chose » et qu’elle est vulnérable.

Il devient son gourou et surtout il sait se rendre indispensable.
Lavage de cerveau, manipulation psychologique …En un peu plus d’un an, elle va dépenser pratiquement 200 000 Euros en consultation. Mais le bonheur n’a pas de prix comme la possibilité de recommencer une nouvelle vie. Au fur et à mesure, il abat les dernières barrières qu’elle pouvait avoir et il l’entraîne dans des idées délirantes de Diable, de bon/de mauvais.

Sarah Chiche décrit les dérives sectaires de certains thérapeutes qui promettent monts et merveilles. Elle glisse le lecteur dans la peau de la personne fragilisée et nous aussi on s’échoue… C’est bien écrit, on plonge dans ce livre et on en ressort scotché !

Je remercie les éditions Grasset pour ce livre !
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