mercredi 5 mai 2010

Laurence Cossé - Au bon roman



Yvan et Francesca menés par leur passion de la lecture veulent créer une librairie où il ne sera vendu que des bons romans. Comment les choisir, quels seront les critères ? Ils décident de faire appel à des écrivains qui devront leur fournir une liste de 600 livres. La librairie « au bon roman » voit le jour et le succès est au rendez-vous. Mais la jalousie également : mensonges, calomnies, tout est fait pour discréditer « au bon roman ». Jusqu’ au jour où trois des écrivains du comité dont le nom n’est connu que par Yvan et Francesca se font agresser.

Je n’ai pas accroché à ce livre pour plusieurs raisons…
Cette librairie où l’on ne vend que des bons romans m’a titillée et un peu agacée. J’y ai vu un côté sectaire. Je défends la lecture pour tous car l’essentiel est ce que chacun y cherche et y trouve.

Le personnage de Francesca et son histoire personnelle m’a parue un peu surfaite. Et Laurence Cossé a voulu mener en plus de l’histoire principale une histoire secondaire inutile qui n’apporte rien hormis des longueurs.

Une déception pour moi…

Et au risque de faire de redite, je réaffirme que la lecture reste avant tout un plaisir. Qu’importe qu’on lise peu ou beaucoup, des auteurs peu connus ou des best-sellers….

D'autres avis chez BOB

mardi 4 mai 2010

Les petits papiers




Mon texte pour le blog à 1000 mains et en rapport avec la photo ci-dessus .

Sandrine pose son thé et tous les papiers à remplir. En cette fin de juillet, comme chaque année, elle s’y colle en soupirant. Deux fiches de renseignements pour l’école, une pour le centre aéré et enfin, la dernière pour la garderie. Elle déteste ces petites cases où elle doit inscrire son pedigree et celui de ses enfants. Ces petits tableaux ridicules où un nom composé tient à peine. Elle écrit petit, serré, elle compacte les lettre pour faire entrer les noms de famille dans les petits rectangles. Après tout, ce n’est pas de sa faute si elle n’a pas trouvé le prince Charmant.

Son bac en poche, elle était partie du cocon familial sans verser la moindre larme. Le cocon étant plutôt à un nid d’orties, elle avait déployé toute son énergie à décrocher son passeport pour la liberté. Fraîchement débarquée pour ses études, son expérience en matière d’amour se résumait à un gentil flirt bien innocent. A force d’avoir des étoiles plein les yeux, elle a eu vite fait de confondre une amourette et le big love…
Leur histoire n’aura duré que peu de temps. Quelques mois après la naissance de leur fils, elle lui a annoncé qu’elle le quittait. Une rupture nette, propre sans heurt ni cris, il n’a même pas cherché à la retenir.

Très vite, le père de Thomas n’est plus venu le chercher ni les week-ends, ni pendant les vacances. Thomas grandissait et Sandrine avait pris l’habitude de détaler plus vite qu’un lapin dès qu’un homme posait les yeux sur elle. Fontaine je ne boirais plus de ton eau, elle se l’était promis. Mais Cupidon ne connait pas les plannings de chacun, et trois ans plus tard, elle se retrouvait épinglée par la flèche de l’amour. Et rebelote, avec cette fois-ci à la clé, le mariage. Elle s’était trompée une fois mais pas deux quand même. En toute confiance, elle donna une petite sœur à Thomas. Malchance, poisse, mauvaise destinée ? Un plan social et son mari s’était retrouvé du jour au lendemain sans travail. En quelques mois, il était devenu un fidèle pilier de comptoir, cherchant de l’espoir et du travail au fond de son verre.

Depuis deux ans, Sandrine se débrouille avec ses enfants mais l’administration a souvent du mal à comprendre sa situation. Trois noms de famille différents et l’institution s’emmêle les pinceaux.

Cette année, elle va s’appliquer et elle va leur fournir leur une notice d’explication comme pour le jeu de l’oie. Elle prend une feuille de papier et commence à écrire « Si vous tombez sur le premier enfant, sauter la case téléphone du père et aller directement à celle du beau-père ….Pour le deuxième enfant, lire les lignes rajoutées au verso…. »

Sandrine boit une gorgée de thé. Elle sourit et déchire la feuille. L’administration n’aime pas l’humour…

Jean-François Delapré - Catalène Rocca



Deux courtes nouvelles dans ce petit livre. Toute les deux se passent dans une librairire .
« Catalène Rocca » met en scène une jeune femme qui cherche un livre dont elle ne connait que le nom de l’auteur. Notre librairie va tomber sous le charme de cette femme et va tout faire pour trouver ce livre.
« L’homme un manteau de pluie » fait intervenir un client assez mystérieux et peu bavard.

Une écriture travaillée, un style fluide et limpide, et on se laisse gagner par l’ambiance. J’ai nettement préféré la première nouvelle dont la chute est à mon avis plus réussie que la seconde. Trop court, j'en redemande car je suis restée sur ma faim ... c'est un auteur que je vais suivre désormais !

A noter , un extrait d'une chansion de Miossec entre les deux nouvelles ( oh bonheur).

L’avis (sévère) de Monsieur :
Des nouvelles bien écrites. Il est dommage que la chute du premier texte soit trop improbable, ceci enlève toute crédibilité au texte et me fait plonger dans une sorte d'effet "bienvenue dans la quatrième dimension...". La seconde ne m'a pas spécialement plu.


Merci à l'ami BOB et aux éditions La table Ronde pour ce partenariat réussi !
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