vendredi 7 mai 2010

Charles McCarry - Le convive du dernier soir



Avertissement : si vous voulez un avis enthousiaste, arrêtez tout de suite de lire mon billet !

Quatrième de couverture :
À travers la vie de Paul Christopher, son héros, c’est l’histoire d’un service secret, l’Outfit, que nous raconte Charles McCarry.
Le récit débute en Allemagne, lorsque les nazis prennent le pouvoir, mettant ainsi un terme à l’enfance heureuse de Paul, sur les bords de la Baltique. Un demi-siècle plus tard, après une succession de meurtres, Paul a-t-il enfin vaincu ses ennemis ? Des antichambres du Troisième Reich aux recoins les plus sombres de l’Europe en ruine, en passant par les prisons chinoises, Charles McCarry multiplie les rebondissements, s’inscrivant ainsi dans la grande tradition du roman d’espionnage américain, aux côtés de John Le Carré ou de Robert Ludlum.

Pour ceux qui commencent à me connaître, si je ponds directement, la quatrième de couverture c’est parce je ne vois pas comment je peux faire un résumé de ce livre. Effectivement, au début, il est question d’une famille à l’aube de la seconde guerre mondiale. Jusque là ça se tient … Paul comprend que ses parents Hubbard et Lori aident des personnes à fuir le régime nazi. Jusque là ça se tient …Ensuite, c’est fouillis et confus ! Ce livre alterne plusieurs époques, plusieurs guerres (au Japon, en Birmanie, en Indochine) mais sans jamais qu’on ait une précision de date.

Je n’y trouvé aucun rebondissement. Pas à une seule page, j’ai été tenue en haleine me posant des questions … non pire, je devais revenir en arrière pour essayer de trouver un fil conducteur.

Un shaker, des personnages, des guerres, vous mélangez le tout et hop, ça vous donne ce livre...

Je me suis ennuyée et c’est une grosse déception !

D'autres avis à venir chez BOB . Désormais, quand je verrais cette phrase « dans la grande tradition du roman d’espionnage américain », je prendrais mes jambes à mon cou !

Arnaud Cathrine - Les yeux secs



Un pays où la guerre civile fait rage. Deux adolescents ont survécu mais à un pris douloureux : faire semblant d’être morts à côtés des cadavres de leurs parents. Comment s’en sortir et surtout comment vaincre peur ?

Premier livre d’Arnaud Cathrine que je lis… mieux tard que jamais ! Ici pas de nom de pays ou d’année, c’est l’horreur d’une situation qui est mise en avant. La guerre, les patrouilles de la milice, les traitres ... le lecteur encaisse !

Je n’avais pas lu pas la quatrième de couverture alors quand j’ai appris qu’ils devaient singer la mort à côté de leurs parents, le choc a été brutal. Les deux adolescents passent par différents stades : le renoncement, l’envie de s’en sortir, le découragement. La révolte qu’il sont obligés de terrer au plus profond d’eux même et la peur omniprésente…. On se prend tout ça en pleine figure et j’ai été happée par tous ces éléments !

Sauf que le dénouement tragique est trop prévisible et se produit trop vite. D’où une impression d’inachevé….

Une lecture qui m’a secouée...
Quand on sait qu’il s’agit d’un premier roman, on n’a qu’une seule envie : lire d’autres livres de cet auteur !


« La mort qui est en marche, c’est un sentiment dont est tout de suite confusément persuadé.
Voilà ce que ça fait vraiment quand elle est proche : on sait seulement qu’elle est là
».

jeudi 6 mai 2010

La part d'ombre

Les impromptus littéraires... un blog d'écriture que j'avais répéré chez Leiloona.

Je me lance ! Le thème est "la part d'ombre".
Voici mon texte :

La semaine passée, ma voisine est venue me voir avec mon courrier. Le facteur avait encore mélangé les enveloppes.

Inutile de te dire que cette voisine est une dame de pratiquement 90 ans mais qui se pomponne. Sa main doit trembler sous le poids de l’âge et sa vision doit être un peu plus floue : le rouge à lèvres dépasse de ses lèvres menues, le fard à joues est souvent plus important d’un coté du visage. Mais, elle ne sort jamais sans être maquillée et les années ne lui ont pas enlevé sa coquetterie.
Son mari était pêcheur, sur un thonier il me semble. Elle me raconte souvent ses campagnes de pêche. Il avait embarqué sur un bateau en tant que mousse alors qu’il ne savait même pas nager. Quand elle parle de son mari, ses yeux s’embuent, elle sort un mouchoir pour effacer au plus vite cette marque de sentiments. Etrangement, elle ne parle d’elle qu’à travers de lui comme si sa propre vie n’était qu’une ombre. Si je lui pose des questions, elle détourne son regard du mien ou baisse les yeux comme par pudeur. A croire qu’elle détient en elle une part d’ombre qu’elle ne veut pas dévoiler. Contrairement aux autres personnes âgées, elle ne va pas à la messe. Elle m’a dit d’un air triste qu’elle n’aurait pas le droit au paradis et qu’elle ferait perdre son temps au bon dieu si elle devait tout lui raconter. Quand je lui ai demandé pourquoi, elle a fait semblant de ne pas entendre ma question.

Ses volets étaient fermés depuis deux jours. Je me suis inquiétée et j’ai été frappé à sa porte, aucune réponse. Seul son chat est venu se frotter contre mes jambes. L’arrière cuisine était ouverte comme d’habitude. Je l’ai appelée… pas de réponse. Le bruit de l’horloge brisait le silence, elle était allongée sur son lit. Immobile. Ses cheveux longs lui encerclaient le visage. Posée sur sa tache de chevet, il y avait la photo d’un couple. J’ai regardé de plus près. C’était elle sur la photo accompagnée d’un homme en tenue d’officier Allemand.

J’ai compris pourquoi elle ne voulait jamais parler d’elle... Elle dissimulait son passé sous son maquillage.
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