samedi 29 mai 2010

Laurent Graff - Il ne vous reste qu'une photo à prendre



Alain et sa compagne Clara( pas moi!) passent un week-end à Rome. Clara insiste pour qu'il emmène avec lui son vieil appareil photo. Il y a vingt ans, Alain avait immortalisé le visage de M. portant le stigmates de la maladie avant qu'elle ne meure. Une pellicule de 24 poses dans l'appareil et Alain prend des photos de Clara. Un homme les photographie tous les deux et alors qu'il lui rend son appareil , l'homme lui glisse un phrase " il ne vous reste qu'une photo à prendre". Troublé, Alain va retrouver l'homme qui lui propose un jeu intitulé il ne vous reste qu'une photo à prendre. Ils sont cinq à participer à cette aventure...

En apparence , ce livre n'a rien d'extraordinaire ( hormis l'énorme faute!) mais le contenu se révèle prenant. Sous couvert du jeu, Alain Graff nous pose de nombreuses questions. Si l'on avait une seule photo à prendre, quelle serait-elle? Une photo qui glorifierait notre passion, l'être aimé ou alors ce que notre vie a été ? Une dernière photo pour changer de vie et entamer un renouveau ? A travers les cinq personnages, l'auteur nous renvoie à nos angoisses et à nos envies.

Laurent Graff nous décrypte sous sa plume avec une habilité déconcertante. Il amène le lecteur au fin fond de ses retranchements avec douceur et tact. Et on est troublé...


Une fois terminé ce livre, je suis restée habitée par de nombreuses questions.

Après "Selon toute vraisemblance", ce livre me conforte dans l'idée de lire encore cet auteur.

"Derrière chaque photo, par-delà le plaisir et la joie, il y a la peur, peur du temps qui passe, de sa fugacité, peur de voir puis ne plus voir,vivre puis ne plus vivre, avoir vécu et n'en avoir nulle trace démonstrative, nul souvenir tangible; derrière chaque photo, il y a la peur de mourir, et la preuve de notre mort. "

vendredi 28 mai 2010

Prix des lecteurs du Télégramme.. A voté !

Ca y est, j’ai voté ! Pas d’urne pour le Prix des Lecteurs du Télégramme juste quelques clics de souris pour faire part de mon tiercé favori.

Petit rappel des titres que j’ai lu :
Le passé est une terre étrangère - Gianrico Carofiglio
Taxi - Al Khamissi Khaled
La peine du Menuisier - Marie Le Gall
Le cirque chaviré - Milena Magnani
Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates - Mary Ann Shaffer
Paris-Brest - Tanguy Viel
Et « la délicatesse » de David Foenkinos pour lequel je n’ai pas rédigé de billet.

Alors, tandam !!! Roulement de tambour !!!!!

Sans hésitation aucune, j’ai nommé à la première place de mon podium : La peine du Menuisier de Marie Le Gall. Une très, très forte lecture qui m’a bouleversée tant par l’histoire que par l’écriture.

Bon, pour la suite, j’avoue avoir eu un peu de mal car trois livres me tenaient à cœur. Mais il n’y avait que deux places.

Ca s’est joué dans un mouchoir de poche entre "Le cirque chaviré", "Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates et "Paris-Brest". J’ai repensé à chacun de ses livres : que m’a t-il apporté ? quel souvenir j’en garde ?

Hélas, j’ai dû faire un choix ! Dommage qu’il n’y ait pas de possibilité d’ex-æquo…
Ce qui donne pour la deuxième et la troisième place : « Paris-Brest » de Tanguy Viel et « Le cirque chaviré » de Milena Magnani

Caroline Vermalle - L'avant-dernière chance



Georges et Charles, voisins depuis plus de trente ans ont décidé de partir faire le Tour de France.
3 500 kilomètres, rien que ça ! Attention pas à vélo mais en voiture. Quand les deux comparses âgés respectivement de 83 et de 76 ans se lancent dans cette épopée, ça rime avec cachoteries et nostalgie. Georges part sans l’accord de sa fille Françoise mais c’était sans compter sur la technologie et du téléphone portable. Sa petite-fille Adèle, de 23 ans qui vit à Londres va se retrouver dans la confidence et suivre leurs parcours.

Cette lecture est une bouffée de gaieté ! Comme Adèle, on suit le périple de Georges et de Charles qui commence par la Bretagne. Ca foisonne de détails véridiques et la Bretagne du centre est mise à l’honneur avec Châteauneuf- du-Faou et les montagnes noires. Les dialogues entre Georges et Charles sont teintés d’expression, piquants de cette oralité de personnes âgées. On peut y trouver des défauts mais ils sont minimes et insignifiants par rapport à tout que ce livre apporte !

Je l’ai terminé avec de la nostalgie qui me piquait les yeux et des souvenirs concernant mes grands-parents…
A lire si ce n’est pas déjà fait !

Merci à Keisha(sponsor officiel des prêts de livres)… plein d’avis chez l’ami BOB!
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