dimanche 30 mai 2010

Jean-Louis Fournier - Satané Dieu!




Avertissement : si vous êtes adepte de la génuflexion, ne lisez pas la suite sous peine d'enchaîner des "Notre Père" pour le salut de l'âme de Jean-Louis Fournier...

Dieu du dernier étage d'un grande tour près du ciel et au dessus des nuages observe ses locataires : les Hommes. Dieu décide que que le paradis terrestre qu'il leur a créé est trop bien pour eux.
Il ne supporte plus de voir les hommes heureux , avec l'aide de saint Pierre, il s'ingénue à leur pourrir la vie. Du moustique aux embouteillages, en passant par la maladie et l'argent, Dieu se révèle d'un imagination machiavélique.


Inutile de vous préciser que ce livre est caustique. Bien plus corrosif que le CV de Dieu, l'humour est omniprésent et le cynisme perle à chaque page. A travers les inventions de Dieu, Jean-Louis Fournier nous met face à ce que nous sommes.

Une lecture jubilatoire !

"Dieu se frotte les mains. Sa dernière invention, l'argent, fait un malheur.
-Le monde en veut, le monde en redemande.Pour en avoir, les voisins du dessous sont prêts à tout.Tout le monde veut devenir riche.
-Même les ouvriers? demande saint Pierre.
-Même les ouvriers. Je les ai fait briefer par mes prêtes-ouvriers. Maintenant, ils arrêtent le travail pour un oui pou un non.
(..)
La dernière fois que Dieu a posé son petit tapis pour écouter les voisins du dessous il a eu un large sourire.
Les hommes étaient en train de se battre.
Pour des questions d'argent."

samedi 29 mai 2010

Laurent Graff - Il ne vous reste qu'une photo à prendre



Alain et sa compagne Clara( pas moi!) passent un week-end à Rome. Clara insiste pour qu'il emmène avec lui son vieil appareil photo. Il y a vingt ans, Alain avait immortalisé le visage de M. portant le stigmates de la maladie avant qu'elle ne meure. Une pellicule de 24 poses dans l'appareil et Alain prend des photos de Clara. Un homme les photographie tous les deux et alors qu'il lui rend son appareil , l'homme lui glisse un phrase " il ne vous reste qu'une photo à prendre". Troublé, Alain va retrouver l'homme qui lui propose un jeu intitulé il ne vous reste qu'une photo à prendre. Ils sont cinq à participer à cette aventure...

En apparence , ce livre n'a rien d'extraordinaire ( hormis l'énorme faute!) mais le contenu se révèle prenant. Sous couvert du jeu, Alain Graff nous pose de nombreuses questions. Si l'on avait une seule photo à prendre, quelle serait-elle? Une photo qui glorifierait notre passion, l'être aimé ou alors ce que notre vie a été ? Une dernière photo pour changer de vie et entamer un renouveau ? A travers les cinq personnages, l'auteur nous renvoie à nos angoisses et à nos envies.

Laurent Graff nous décrypte sous sa plume avec une habilité déconcertante. Il amène le lecteur au fin fond de ses retranchements avec douceur et tact. Et on est troublé...


Une fois terminé ce livre, je suis restée habitée par de nombreuses questions.

Après "Selon toute vraisemblance", ce livre me conforte dans l'idée de lire encore cet auteur.

"Derrière chaque photo, par-delà le plaisir et la joie, il y a la peur, peur du temps qui passe, de sa fugacité, peur de voir puis ne plus voir,vivre puis ne plus vivre, avoir vécu et n'en avoir nulle trace démonstrative, nul souvenir tangible; derrière chaque photo, il y a la peur de mourir, et la preuve de notre mort. "

vendredi 28 mai 2010

Prix des lecteurs du Télégramme.. A voté !

Ca y est, j’ai voté ! Pas d’urne pour le Prix des Lecteurs du Télégramme juste quelques clics de souris pour faire part de mon tiercé favori.

Petit rappel des titres que j’ai lu :
Le passé est une terre étrangère - Gianrico Carofiglio
Taxi - Al Khamissi Khaled
La peine du Menuisier - Marie Le Gall
Le cirque chaviré - Milena Magnani
Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates - Mary Ann Shaffer
Paris-Brest - Tanguy Viel
Et « la délicatesse » de David Foenkinos pour lequel je n’ai pas rédigé de billet.

Alors, tandam !!! Roulement de tambour !!!!!

Sans hésitation aucune, j’ai nommé à la première place de mon podium : La peine du Menuisier de Marie Le Gall. Une très, très forte lecture qui m’a bouleversée tant par l’histoire que par l’écriture.

Bon, pour la suite, j’avoue avoir eu un peu de mal car trois livres me tenaient à cœur. Mais il n’y avait que deux places.

Ca s’est joué dans un mouchoir de poche entre "Le cirque chaviré", "Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates et "Paris-Brest". J’ai repensé à chacun de ses livres : que m’a t-il apporté ? quel souvenir j’en garde ?

Hélas, j’ai dû faire un choix ! Dommage qu’il n’y ait pas de possibilité d’ex-æquo…
Ce qui donne pour la deuxième et la troisième place : « Paris-Brest » de Tanguy Viel et « Le cirque chaviré » de Milena Magnani
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...