samedi 5 juin 2010

Barbara Constantine - A Mélie, sans mélo



Clara, 10 ans, vient passer des vacances d’été chez sa grand-mère Mélie à la campagne. Mélie, soixante-douze ans, vit seule à la campagne. Entre son jardin et ses tours en mobylette, ses amis, Mélie ne voit pas le temps passer. La veille que Clara arrive, elle apprend que ses examens de santé ne sont pas bons. Alors, elle va tout faire pour que les vacances de Clara soient les plus belles.

Ce livre n'est pas passé par la case PAL ! Depuis le temps que j'avais envie de le lire, aussitôt reçu, aussitôt lu !

C’est vrai que tout s’enchaîne parfaitement, qu’il n’y a pas de surprise ou de rebondissement, mais il n’empêche que c’est une bouffée de bonheur tout court ! Ce livre se lit tout seul, je me suis surprise à chantonner Trenet, des images de ballades à vélo et de blé dans la tête… et qu’est ce que ça fait du bien !

Ce livre est gai et léger ! D’ailleurs, s’il y avait une morale à retirer de cette lecture, elle serait : à bas la morosité, chassons à coups de balais les idées noires et sourions. Appliquons le carpe diem et croquons la vie à pleines dents.
Un livre où l’amitié et l’amour de 7 à 77 ans ont une belle part.
Ce n’est pas Mélie qui m’a le plus touchée mais les personnages de Marcel et de Fanette. Marcel qui sous sa carapace endurcie est un vrai tendre. Et Fanette, jeune femme actuelle, toujours débordée par son travail et qui est à la recherche du grand amour. Mais, tout le monde aimerait avoir une grand-mère comme Mélie : dynamique, pétillante et aimant la vie.

Un petit bémol : j'aurais juste préféré une fin qui clôt l'histoire.

Un livre qui sent bon l’herbe coupée fraîche, la chasse aux escargots, la confiture faite maison…

Je remercie Livraddict et le livre de Poche pour ce partenariat !

D'autres avis : Val aime les livres , Pascale, L'Or des chambres, le coin lecture

vendredi 4 juin 2010

Sophie Képès - Le fou de l'autre



La quatrième de couverture indique :
La narratrice, une femme d'aujourd'hui entre trente et quarante ans, compose un tableau sensible et intelligent de son rapport aux hommes : le mari qui devient l'ex-mari, l'alcoolique qu'elle enivre toute une nuit de poésie, l'homme infidèle descendu par sa femme (trois coups de revolver), l'amant d'un jour qui l'obsède longtemps, le dragueur tellement surdimensionné qu'elle doit y renoncer, le salaud qui fait bien l'amour, mais aussi le père réac auquel, un jour, elle fait baisser la garde... Sophie Képès a le don d'incarner ses personnages, et si elle parvient souvent à nous faire rire, ce n'est jamais par la caricature. Voici un livre où le corps parle beaucoup, et bien souvent pour contredire la raison ou pour trahir le cœur : on s'aime, mais ça ne colle pas ; ça décolle, mais on ne s'entend pas ; on méprise, mais l'emprise est trop forte ; on se jure bien que jamais plus, et pourtant…

Sept nouvelles qui sont des extraits de vies de différentes femmes. Je n’ai pas souri, je n’ai pas été émue ou surprise. Il y a des nouvelles qui ne sont pas à chute mais dont la fin apporte quelque chose : une explication, un élément supplémentaire.

Mais, ici dans ce recueil, chacune de ces nouvelles m’a parue s’effondrer….
Voilà, je n’ai pas aimé... ça peut arriver.

Antigone n'a pas été convaincue elle aussi .

Merci à Babelio pour leur opération masse critique!

jeudi 3 juin 2010

Yveline Dupuis - Les seins de Sophie



Les années 60 : Bardot, le ski nautique et l'huile de monoï sur le sable chaud. Mais aussi les institutions religieuses pour filles, la messe en latin tous les jours, les cours de couture et le mystère de la sexualité.
Sophie entre dans l'âge ingrat avec un appareil dentaire et des seins asymétriques. Forte de sentiments ambigus pour un homme, et dotée de convictions radicales sur l'amour, la maternité et le mariage, elle suit les élans de son cœur sur des chemins peu conventionnels.


Ce livre est bel et bien une chronique sociale sur les mœurs de la société bourgeoise parisienne. Sophie, cadette de la famille Durant, doit suivre le parcours scolaire et mais aussi les mondanités imposés par ses parents. Ici, il n’est pas question de la jeunesse de la France rurale.

Côté écriture, c’est léger et pétillant comme des bulles. Le fait que l’auteure ait été journaliste pour un magazine (jeune ?) s’en ressent. Elle intervient au fil de la narration pour commenter les situations ou les évènements. Sauf qu’au bout d’un moment, trop de bulles soit ça donne mal à la tête ou ça agace! J’ai donc commencé à me lasser de ces petites phrases d’humour ou ces expressions en anglais…no comment. Heureusement, plus on avance dans la lecture et moins ces petits traits « d’humour » sont présents.

Tout ce qui compose l’éducation d’une jeune file de bonne famille est décrit à petits coups de canifs aiguisés : l’école chez les sœurs, les rallyes, les bals des débutantes. A travers Sophie, les tabous de la sexualité comme l’ignorance sur ce sujet sont pointés du doigt! La peur de tomber enceinte, le quand dira-t-on et le déshonneur pour la famille. Sophie a du caractère et ne se laisse pas marcher sur les pieds. Entres ses amitiés, ses amours et son malaise à accepter sa féminité, on ne s’ennuie pas. Sauf que ce livre est centré sur la jeunesse aisée … c’est trop doré et clinquant du début à la fin ! Et il n’y a aucune évocation de l’autre jeunesse de cette époque.

Ce livre m’a fait penser au film réalisé sur la vie de Françoise Sagan avec Sylvie Testud car Sophie possède un peu de cette impertinence malicieuse.

Une lecture distrayante pour l’été entre la crème solaire et les châteaux de sable.

Je remercie à Livraddict et aux Editions Albin Michel pour ce livre!
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