mardi 15 juin 2010

J.M. Erre - Série Z


Editeur Buchet-Chastel - Date de parution : 04/2010- 364 pages qu'on ne voit pas défiler

Un coup de mou ? Et oui, ça arrive à tout le monde… La preuve depuis deux ou trois jours, les nuages grisâtres s’accumulent dans mon esprit. Quand ce type de perturbation se déclenche, j’opte au choix pour l’une des trois options.
Petit a : me mettre sous la couette et me goinfrer de chocolat.
Petit b : toujours sous la couette, ruminer jusqu’ à ce que les petits nuages moutonneux deviennent vraiment noirs (les psys remarqueront et identifieront ce trait de caractère)
Petit c : essayer de me changer les idées.

Il m’arrive de combiner la solution petit a et petit b. Dans ce cas, je prévois en plus du chocolat des boîtes de mouchoirs.

Donc aujourd’hui, j’avais opté pout la solution petit a. Mais, problème ! Plus de chocolat ! Habituellement, je le remplace par du Nutella que je mange à la cuillère à soupe. Mais comme un fait exprès, petite fille n’avait pas cours cette après-midi. Qu’elle me surprenne à m’ empiffrer de pâte à tartiner dans mon lit, après j’aurais bonne mine à discourir sur les principes d’une alimentation équilibrée et à déclamer mes « on ne mange pas entre les repas».

Option petit c : se changer les idées. Temps maussade (comme moi) donc pas envie de sortir. Et là, je remercie Pickwick !

Comment vous parlez de ce livre loufoque, délirant, iconoclaste (je sais … j'ai placé un mot recherché pour relever le niveau culturel de mon blog) ?

Félix Zac espère pondre le scénario qui le fera connaître au monde entier. En attendant, il tient un blog sous le pseudo de docteur Z sur lequel il parle de sa passion pour les films de série B. Il vit au crochet de sa femme Sophie : végétarienne, écolo convaincue, et qui milite pour un monde meilleur au sein de l’association Fuck the OMG, tout en assumant de temps en temps son rôle de père.
Félix a un script de film : l’action se déroule dans une maison de retraite où des vieux disparaissent d’une façon étrange ! Sauf que pour notre ami Félix la réalité va rejoindre la fiction…

Je ne l’ai pas lu, je l’ai dévoré ! Oui, grâce à Série Z, le livre voyageur de Pickwick, j’ai travaillé mes zygomatiques et mes abdos (ces trucs un peu mous au niveau de mon ventre) mais surtout je me suis éclatée avec cette lecture ! Bonus, les petits nuages ont disparu et j’ai retrouvé mon pep’s légendaire…

Un livre où le script du film, le récit, les pensées de Félix, l’intrique et quelques bonus sont absolument irrésistibles.

Un gros coup de cœur ! Qui en plus m’a évité de me ruer sur le chocolat …

Que demander de plus ? I’m happy !!!!Je vais faire le plein des livres de cet auteur !

Les avis tout aussi enthousiastes de Gwen et de Keisha , Cathulu , Leiloona et de Brize !

"- Il a pourtant l'air inoffensif.
- C'est ce qui le rend suspect. Comme je dis toujours : "plus, il ne paye pas de mine, moins il n'est pas innocent."
- Je ne suis pas sûr d'avoir bien compris...
- C'est le théorème de Columbo.Faut être spécialiste
"

Bernhard Schlink - Le Liseur



Agé de 15 ans, Michaël un jeune allemand devient un peu par hasard l’amant d’Hanna de vingt ans son ainée. Elle est contrôleuse de bus mais l’on ressent une part de mystère dans lequel elle se drape volontiers. Dans leur relation, un rituel s’installe : le bain, la lecture faite à voix haute par Michaël à Hanna. Un jour, Hanna disparait brusquement sans laisser aucune trace. Sept ans plus tard, Michaël fait des études de droit. Au cours d’un séminaire, il assiste à un procès de cinq criminelles de guerre. Hanna est sur le banc des accusées. Il apprend que pendant la seconde Guerre Mondiale, Hanna était gardienne d’un camp de prisonnières.

Voilà un livre magistral sur le fond et la forme. Evidemment, il y a cette histoire d’amour entre Michaël et Hanna. Mais surtout, Bernhard Schlink nous fait part du sentiment de culpabilité de ces générations d'Allemands face un à héritage lourd, honteux laissés par leurs parents : « Mais enfin l’on condamnait et châtiait quelques rares individus, tandis que nous, la génération suivante, nous nous renfermions dans le silence et l’horreur, de la honte et de la culpabilité : et voilà, c’était tout ? ».

Lors du procès, Michaël comprend qu’Hanna est analphabète et plutôt que d’accepter une promotion, elle a préféré s’engager dans les SS. Hanna porte aussi une honte, celle de ne pas savoir ni lire ni écrire. Et plutôt que de l’avouer au procès, elle préfèrera endosser toutes les responsabilités L’amour que Michaël éprouvait pour Hanna n’est pas mort. Le procès va le réveiller mais comment peut-il juger un crime commis par Hanna, lui qui se destine à faire carrière dans le droit ?
Le lecteur est amené à se poser des questions : qui peut juger et de quel droit ? Bernhard Schlink ne nous donne pas de réponse sur un plateau, il laisse le soin à chacun de répondre à cette douloureuse question.

Je n’en dirais pas plus … juste que la lecture joue un rôle important tout au long de l’histoire.

Une lecture forte, troublante et dont on ne sort pas indemne. Un livre comme je les aime …

Maintenant, j'ai très envie de voir le film.

« Seulement voilà : fuir n’est pas seulement partir, c’est aussi arriver quelque part »

Il s'agissait d'une lecture cummune avec Valérie, d'autre avis chez l'ami BOB.

lundi 14 juin 2010

Ann Packer - Chanson sans paroles



Liz et Sarabeth sont amies depuis l’enfance. Liz mène une vie tranquille et confortable entre son mari et ses enfants. Sarabeth est célibataire et s’accomplit à travers la création manuelle. Tout bascule le jour où la fille de Liz, Lauren 15 ans tente de se suicider. Liz et son mari tentent de comprendre pourquoi leur sa fille en est arrivée là. Sarabeth revoit à travers le geste de Lauren celui de sa mère alors qu’elle était encore enfant. Liz compte sur son amie pour lui apporter du réconfort, de l’aide mais cette dernière s’isole. L’amitié de Liz et Sarabeth s’effrite alors que chacune des deux a besoin de l’autre.

A travers Liz, la question comment est on une bonne mère est posée. Comment assumer en tant que parent lorsqu’on ne voit pas les signes précurseurs du mal –être chez son enfant ? Les rapports entre Lauren et sa mère sont très bien dépeints. Mais surtout le personnage de Lauren et l’analyse de son désarroi est passée à la loupe. Aussi, le lecteur se retrouve dans la peau de Lauren et possède toutes les cartes en main pour essayer de comprendre son geste.

Dans le style et l’écriture, ce livre m’a fait penser à ceux de Douglas Kennedy. Hélas, comme dans certains livres de cet auteur, on est noyé sous certains détails inutiles…

Une lecture agréable mais qui aurait gagnée en profondeur sans les longueurs...

L'avis de Brize et celui de Cathulu .
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