dimanche 25 juillet 2010

John McGahern - Les créatures de la terre


Editeur : Le Livre de poche - Date de parution : 25/01/2006 - 280 pages où l'âme humaine révèle le bon mais surtout le moins bon

La quatrième de couverture met en garde le lecteur :
"Les créatures de la terre » sont des êtres ordinaires confrontés aux situations élémentaires de la vie, et qui peuvent révéler des gouffres de méchanceté ou de bêtise, aussi bien que des trésors de bonté. Allez savoir… John McGahern nous offre, à travers trois nouvelles, une série de portraits hauts en couleur : deux vagabonds capables de tuer des animaux innocents, sans même savoir pourquoi ils le font ; deux policiers chargés d’arrêter l’homme qui leur offrait, en toute amitié, des billets pour la coupe de l’Ulster ; trois frères contraints d’assister aux obsèques d’un oncle qu’ils détestaient… Prenant prétexte de situations simples sinon banales, le grand romancier irlandais explore les thèmes de la solitude, de l’abandon, de l’incompréhension entre les êtres. Bien que sa vision du monde soit sombre, son humour et son exceptionnel talent de conteur éclairent ces récits d’une lumière contrastée comme celle qui ennoblit les paysages d’Irlande.

Tout y est dit car John McGahern à travers la précision de son écriture nous invite à un voyage peu commun.
L'Irlande, ses paysages et puis quelques uns de ses habitants... Ames humaines sans pitié ou emplies de bonté, capables du bon et du pire. Des pans de vies de personnes qui pourraient être vous ou moi, confrontées à une vie de solitude ou à un quotidien répétitif.

Ces nouvelles m'ont fait penser au recueil l' Antarctique de Claire Keegan : même ambiance, écriture juste qui met en exergue les failles...

A lire quand on n'a pas le moral dans les chaussettes.

L'avis d'Yvon qui m'a donné envie de lire cet auteur.

samedi 24 juillet 2010

Oyez, oyez, livres cherchent lecteur !

Même si c'est l'été, les livres continuent de voyager .

Je vous propose :

Vent printanier d'Hubert Haddad

Le cœur cousu de Carole Martinez ( s'il reste des personnes qui ne l'ont pas encore lu)

Week-end de chasse à la mère de Geneviève Brisac

Ah oui, ils n'aiment pas la plage, le sable et la crème solaire...

Geneviève Brisac - Week-end de chasse à la mère


Editeur : Seuil- Collection : Points - Date de parution : 1998 - 208 pages belles et touchantes

Paris, Nouk élève seule son fils Eugenio dans un minuscule appartement. Elle tâtonne et cède à tous les désirs et caprices de son fils. Rien n'est trop beau pour lui même si c'est au dessus de ses moyens. Pleine d'imagination, la sensibilité à fleur de peau, Nouk cherche comment mettre un peu de fantaisie dans leur quotidien avec humour. Noël approche et ils vont le passer tous les deux même si pour Eugenio ce n'est pas normal. Martha son amie les invite en Bretagne dans sa famille passer quelques jours.

Première rencontre avec Geneviève Brisac qui a obtenu le prix Fémina 1996 pour ce roman.

Nouk nous raconte son quotidien, son fils. A petite doses, elle distille des informations. Quel âge à Eugenio? Est elle divorcée? Des questions dont on n' a pas forcément la réponse. Ancienne peintre à succès qui a tout arrêté du jour au lendemain, elle veut élever au mieux Eugenio. Les reproches de Martha ou des collègues de travail, elle n'en a rien à faire. C'est son fils. Au fil des pages, on pressent que quelque chose n'est pas normal. Nouk est attachante comme un enfant qui vit ses rêves et fuit une réalité trop difficile. L'amour mère-fils est puissant mais semble devenir fragile quand Eugenio pose des questions ou quand le regard des autres s'en mêle.

J'ai été touchée par cette lecture. L'écriture y est belle et sensible tout comme Nouk.
Nouk qui tente, qui essaie de faire au mieux pour Eugenio et qui tente de dissimuler ses failles.

Un livre où la sensibilité, l'amour d'une mère pour son fil sont porteurs d'une fin inattendue.
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...