mercredi 4 août 2010

Martine Cuhaciender - Mémé passe à la télé


Editions Siloe - Date de parution : 15/10/2004 - 127 pages d'ironie, de cynisme et de rires ...

Avertissement : si vous pensez que tout le monde possède un bon fond, déborde de gentillesse et d’humanité, ce recueil n’est pas pour vous. Ne le lisez pas sous peine de tomber des nues ou pire de risquer un traumatisme important et irréversible …

J’ai rigolé, je me suis délectée avec jeux de cirque où mémé ( sponsorisée, dopée) est l’une des concurrentes dans un show télévisuel. Avec d’autres nouvelles comme par exemple grand-mère, une belle journée à la campagne, la vie n’est pas un long « roman-fleuve » tranquille , on découvre un cynisme qui donne froid dans le dos (cynisme allant de 9 à 99 ans ..).

Un recueil de quinze nouvelles variées : j’ai été surprise par des chutes que je n’ai pas vu venir, l’émotion a également pointé son nez …

Mais où va-t-elle chercher tout ça ? Dans le quotidien (la femme mariée qui est plongée dans la lecture de son Harlequin) et dans nos défauts ! Elle passe le tout à la moulinette de l'ironie.

Avec une écriture bien trempée, Martine Cuhaciender décortique l’âme humaine pour mon plus grand plaisir !

Du même auteur et à lire également Acide caustique et petites gourmandises

Après être passée à la télé, Mémé peut voyager...

mardi 3 août 2010

Christophe Ferré - La photographe


Editeur : les Éditions du Moteur- Date de parution : 07/01/2010 - 96 pages sublimes...

Ce livre ou cette nouvelle longue relate l’avant et l’après 10 septembre 2001 à New-York à travers l’amour d’une femme et d’un homme.

J’ai été très surprise ! En effet, derrière cette écriture sensible, délicate se cache un auteur et non une auteure. La première partie nous parle de cet amour qui semble à l’écart de tout empreint d’un voile de mystère. Sensualité des mots, une ponctuation qui instaure un rythme lancinant. On ressent les émois. Les deux personnages semblent intouchables, inaccessibles voire irréels.

Puis, on revit la longue journée du 11 septembre. Lui, « il sert le vin dans le restaurant panoramique, au cent septième étage de la tour nord du World Trade Center, au sommet du donjon ». Elle est une photographe de renom. Quand elle comprend ce qui se passe, elle accourt. Incompréhension, stupeur, effroi …

« Elle photographie le building, les flammes de l’enfer. Elle tremble. Elle pleure. L’appareil qu’elle sert entre ces doigts frêles l’empêche de sombrer dans la folie et le désespoir ».

Son amour n’est pas mort. Ils se parlent au téléphone, elle le cherche avec son appareil. Elle se raccroche à ce qu’ils feront le soir même. Il s’en sortira, ça ne peut pas être autrement. Croire, espérer... Il a décidé de descendre à pied les étages. On ressent la peur puis le mince espoir qui s’envole petit à petit …

Ce texte est puissant et magnifique! J’ai été touchée par chaque mot et par l’écriture de Christophe Ferré...

Un coup de cœur !


L’avis de Pickwick qui m’a gentiment prêtée ce petit bijou ( merci!) et celui de Daniel Fattore.

Pickwick le fait voyager !

lundi 2 août 2010

Carnaby Street : 1960 - 2010


Livre édité en un nombre d'exemplaires limité.

Présentation :
Carnaby Street: 1960 - 2010 est divisé en 6 thèmes intrigants : le temps, le lieu, la mort, la vie, le style et le son, remettant dans son contexte l'histoire de Carnaby dès ses premières origines du 16ème siècle à nos jours avec un accent sur les années 1960. Ces images sont recommandées par le célèbre photographe des années 1960 Philip Townsend et des entrevues exclusives avec des personnes qui ont vécu et travaillé dans Carnaby Street, y compris l’iconique Guitariste des Who, Pete Townshend.

Le livre est le travail des historiennes de la mode Judith Clark et Amy de la Haye. Elles ont organisé des expositions dans les grands musées internationaux, dont le V & A et le Mode Museum d'Anvers. Elles sont cogérantes des cours MA Mode Conservation au London Collège of Fashion, un des plus grands centres de l'éducation de la mode dans le monde. Ce livre comprend également des travaux en particulier commandés par le photographe et documentaire Syd Shelton ainsi que le graphiste et illustrateur John Morgan Alice Smith.

Carnaby Street: 1960 - 2010 célèbre le 50ème anniversaire de la rue la plus emblématique de Londres, en s'appuyant sur une multitude de photographies, d'expositions, d'archives et de faits documentés sur l'histoire de cette rue. Des années 60 à nos jours, on découvre Carnaby Street : une rue qui a été très influente dans l'élaboration du style britannique (rock, punk, gothique) et de la musique.


Un livre en forme de voyage dans le temps ! Des illustrations magnifiques et j’ai appris une multitude de détails sur cette rue et sur Londres. Au 17ième siècle, les maisons de ce quartier servaient à isoler les pestiférés loin de la population. Puis en 1854, lors de l'épidémie de choléra, les maisons abritèrent de retour les malades. Ce quartier a véhiculé l'image de la mort, image reprise par des joaillers qui ont eu l'idée de fabriquer des bijoux avec des têtes de mort...Et oui, les bijoux très prisés des mouvements Rocks, Punks et Gothiques ont leur origine à Carnaby Street.
Immersion totale et dépaysement garanti. J’ai pris plaisir à me plonger dans l’histoire de Carnaby Street !

Grande Fifille Ado , fan de Londres, a adoré et en parle beaucoup mieux que moi…
je vous laisse juger.


Dans ce magnifique ouvrage, on découvre la longue évolution de Carnaby Street ( ayant été à Londres, je peux ajouter que cette rue est vraiment belle, faite en pierre et pleines de superbes boutiques...). Mais dans ce livre, on ne parle pas que de l'évolution architecturale mais humaine aussi. Ainsi, dès 1670, on nous raconte avec précision l'arrivée des immigrants, les persécutions religieuses et civiles. Bref, on nous parle des londoniens.

On a réellement l'impression de visiter un musée car certaines photos en proviennent.

On y trouve ainsi des photos de vieux ouvrages anglais ( The painting Act, 1751), des murs avec des évènement classés dans l'ordre chronologique.
Au fil des pages, plus les années passent et plus on s’émerveille. On se cultive, on apprend beaucoup (d'où viennent les bijoux « tête de mort » par exemple) , on passe les siècles avec de magnifiques photos en tête. La mode (Fred Perry...), la musique ne sont pas en reste !

A travers les époques, on redécouvre Londres, un Londres que l'on connaissait vaguement avec ses musées, ses cathédrales, Buckingham et compagnie. On se met à connaitre un tout autre Londres, le Londres « pop », « hippie »
Enfin, après un superbe chapitre sur la musique (avec les grands groupes :The Kinks ou Sex Pistols), on arrive déjà à la fin et on se dit que peut-être, au cas où on aurait raté quelque chose, on devrait le relire ...

Je remercie Johanna de Sister pour m’avoir offert ce magnifique livre.

D’autres évènements en relation avec le 50eme anniversaire de Carnaby Street sont organisés...

Et quelques photos pour terminer en beauté :
© All Hulton Archive Getty Images


© Victoria and Albert Museum. Interior of John Stephens store, London, 1969
© Philip Townsend

© Carnaby Street :1960-2010


Qui n'a qu'une seule envie de retourner à Londres? Bibi et grande Fifille Ado !
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