samedi 7 août 2010

Philippe Labro - Les gens


Editeur : Gallimard - Collection Folio- Date de parution : 03/06/2010 - 414 pages sur la quête des gens...

Extrait de la quatrième de couverture :
Trois destins parallèles s'entrecroisent, trois vies dont le seul point commun est le manque d'amour : Maria, une jeune orpheline californienne d'une beauté rare, Caroline, une Parisienne trentenaire, enfin Marcus Marcus, célébrité de la télévision, mégalo et parano. Autour d'eux, vont graviter toutes sortes de gens : la femme de l'ambassadeur américain en France, une intraitable executive woman, un détective privé, une coach sans scrupule, des loups et des agneaux...

Première rencontre avec Philippe Labro avec ce livre qui nous offre trois destins, trois récits menés en parallèle.
Le personnage qui m’a touchée est Maria, cette jeune californienne de 16 ans qui a fugué de chez ses parents adoptifs. Sa beauté ne lui attire que des ennuis et elle a développé une méfiance envers les hommes. Elle enchaîne les petits boulots, aide Rose à servir la soupe populaire à Los Angeles. Toujours sur le qui vive, elle va être celle qui semble la plus sage, la plus posée malgré son jeune âge. De la Californie à Paris, elle s’adapte avec facilité et fait tout pour ne pas se faire remarquer.
Il y a Caroline qui a quitté son mari pour un producteur de cinéma célèbre. Ce dernier se débarrasse d’elle du jour au lendemain sans préavis. Après un passage à vide, elle va commencer à s’intéresser aux autres pour ceux qu’ils sont. Et enfin, Marcus Marcus, présentateur télé, nombriliste, vaniteux, arrogant et égocentrique, rien que ça ! Un être abject adoré par des millions de téléspectateurs. La lumière attire bon nombre de phalènes aussi bon de personnes gravitent autour de lui. Mais à vouloir dominer toujours plus, à ressentir le vertige du pouvoir, on se brûle les ailes…

Comment vont il se rencontrer? Il faut lire le livre pour le savoir.

Philippe Labro nous offre un grand plongeon dans un monde bobo parisien où les gens organisent des dîners où il faut être vu, où chacun donne son avis sur tout et sur rien, l’important étant d’avoir le mot de la fin ou d’avoir marqué les esprits. Jalousies, mesquineries pour des personnes avides de scoops et de nouveautés. Superficialité, argent, domination, … un grand théâtre où le must est de parler avec un maximum de mots anglais, d’être toujours tendance, in et non out et de plaire à la cour. Un ballet de personnes ambitieuses, arrivistes, m’as-tu-vu qui par moment m’a donné le tournis.

Qui sont les gens? Eux, vous, moi ? Les gens pauvres de Los Angeles, ceux à qui l'ivresse du pouvoir a tourné la tête ? Des gens petits ou célèbres, pauvres ou riches qui cherchent le bonheur et l'amour. En apartés de la vie ces trois personnages principaux, il nous parle d'autres personnes et des évènements aux quatre coins soins de la planète comme pour rééquilibrer cette notion des gens.


L’écriture est limpide, la galerie de portraits de tous les personnages que nous offre Philippe Labro est intéressante et captivante.

Une lecture belle et plaisante sur le moment mais que je vais vite oublier...

"Les gens c'était tout le monde et c'était n'importe qui".

Merci à Livraddict et aux éditions folio pour cette découverte !

vendredi 6 août 2010

La rentrée littéraire et un challenge

Cette année, plus de 700 livres alimenteront les étals et les présentoirs de nos librairies dès le 25 août

Schlabaya reprend le flambeau du challenge du 1% de la rentrée litteraire. Le but ? Lire entre 7 et 8 livres de ces nouveautés.



Comme j'ai dejà repéré certains livres :
Vivement l'avenir de Marie-Sabine Roger
Qu'as-tu fait de tes frères? de Claude Arnaud
L'effet Larsen de Delphine Bertholon
Black Rock d'Amanda Smyth
En attendant la montée des eaux de Maryse Condé
Une heure dans un supermarché de Christine Jeanney
Tant que tu es heureuse d'Alma Brami
L'enquête de Philippe Claudel
celui de Claudie Gallay et j'en passe ...( Le coeur régulier d'Olivier Adam et Elles vivaient d’espoir de Claudie Hunzinger : déjà lus et chroniqués), donc je m'y suis inscrite!

Théo Diricq - Encore un jour sans massacre


Editeur : Pocket - Date de parution : 07/2010 - 96 pages grinçantes...

Artus 16 ans entre en seconde. Cynique, arrogant, il n’aime personne. Son passe temps favori : dénigrer ceux de sa classe, les profs, ses parents… Evidemment, Artus a un avis sur tout et retourne sa veste quand il le faut. Par contre, Artus, le rebelle, n’avait pas prévu d’éprouver des sentiments pour Lola… Misanthrope, hautain, il confie à son journal ses journées.

En comparaison à ce livre, la crise d’adolescence est une partie de plaisir ! Certes, Artus à l’esprit de contradiction comme tout adolescent et les autres sont des nuls qui n’ont rien compris. Mais dans son journal ou au lycée, Artus aime provoquer par des remarques sur des sujets comme le racisme, la religion, la société… Tout le monde est passé au vitriol ce qui donne un florilège de pensées assassines. L’amour rend souvent bête à cet âge et Artus nous le démontre.

Mais finalement, je me suis lassée de toutes ces remarques souvent gratuites...

Il n’empêche que dans ce livre, l’impudence de la jeunesse est présente avec beaucoup, beaucoup d’humour noir et l’écriture ne prend pas les chemins de traverse
.

Jeune auteur, Théo Diricq a écrit ce livre à 20 ans.

5 septembre : je déteste le sport parce que c’est la glorification du vide. Et on coudrait nous faire croire que c’est porteur de valeurs ou même d’une « philosophie », alors que c’est le seule discipline, avec peut-être la guerre, qui réunit des dizaines de milliers de personnes décidant d’être stupides au même moment. (…) Demain, il va falloir que je dresse la liste des postulants qui sont susceptibles d’avoir l’honneur de m’écouter pendant toute la journée.

5 décembre : Noël approche. Les décorations sont sorties dans les rues depuis déjà deux semaines. Fin novembre, c'est peut-être un peu précoce, mais si ça peut contribuer à faire oublier aux gens leur envie d'épargner, le plus tôt est le mieux. Et puis tout est bon pour nous faire oublier la morosité de l'hiver, son froid, sa nuit à 5 heures, ses traditionnelles échauffourées en banlieue. Cloitrés chez eux, les gens seuls envisagent les aspects positifs du suicide et les familles s'engueulent en prévision d'une réconciliation le 24. Tous ces éléments favorables contribuent à donner un aspect de ville fantôme. C'est le seul moment de l'année où j'aime me promener dans la rue.

26 janvier : j’ai vu une psychologue. J’ai commencé par lui faire remarquer qu’il n’y avait ni diplôme ni photo d’elle en mission humanitaire en Afrique accroché sur son mur, ce qui démontre un manque conjuré de compétences et de cœur. Elle m’a souri comme on sourit à un simplet, m’a fait assoir et m’a montré une tâche d’encre en me demandant ce que je voyais. J’ai distingué un sabre laser et une tête tranchée parce que j’avais revu "L’empire contre-attaque » la veille. (…)Elle m’a donné plusieurs conseils dont un qui m’a plu. Il faut que je fixe des objectifs et que je fasse le maximum pour les atteindre. J’ai fait remarquer qu’il était probable qu’un jour un de ses confrères avait donné le même conseil à Hitler et qu’on avait vu le résultat.


Merci à Bob et aux éditions Pocket pour ce partenariat !
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