mercredi 11 août 2010

Gwénaëlle et Armande à Brest

Aujourd'hui avait lieu une rencontre au somment : bibi, Gwen et Armande .

Première arrivée chez Dialogues, j'ai réussi en moins de cinq minutes à craquer pour deux livres ( les libraires sont de vrais démons tentateurs quand ils connaissent vos goûts!)
Nous avons pris un café et Armande m'avait préparé une surprise !

Eh oui, Armande lit mais en plus elle fait maintes choses de ses mimines et doigts agiles,
Je vous laisse admirer la pochette qui contenait en plus un livre ( trop gâtée!)
















Et comme d'après vos commentaires, les livres empruntés à la bibliothèque ne comptent pas, je me suis fait plaisir !

Je suis donc ressortie de chez Dialogues avec quatre livres :
Mauvaise journée demain de Dorothy Parker
Maison des autres de Silvio d'Arzo
L'insupportable bassington de Saki
et Loin d'eux de Laurent Mauvignier.

Puis nous avons été déjeuné ( nous avons pu admiré les premiers rails du futur tramway...en fait à part les rails, c'est toujours le grand chantier et déambuler rue de Siam n'est pas aisé).
Nous avons papoté , rigolé ...

A 15h00, j'ai laissé les deux miss pour rentrer faire une grande sieste...

Les rencontres de blogueuses sont toujours de vrais moments de plaisir !

La photo d'Armande et de Gwen :

Gregory Mcdonald - Rafael, derniers jours


Editeur : 10/18- Date de parution : 03/09/2009 - 192 pages qui ont l'effet d'une claque...

Rafael, alcoolique jusqu’ à la moelle survit avec sa femme et se trois enfants près d’une décharge publique quelque part dans le sud-ouest des États-Unis à Morgantown. Sa vie change le jour où on lui propose un travail. Mais pas n’importe lequel : sa vie contre trente mille dollars. Etre le héros d’un snuff film.

Avertissement : ce livre est une claque ! Une claque sèche, puissante et si violente qu’on en reste bouche bée. On ne pleure pas tellement on est abasourdi…

Le livre comporte lui -même un avertissement : « le troisième chapitre est éprouvant, pour tout ce qu’il exprime de la cruauté humaine, qu’elle soit affective ou intentionnelle ».

Ayant lu ce prologue, j’ai commencé ma lecture sans avoir lu la quatrième de couverture. Canel qui m’a prêté ce livre m’avait juste dit qu’il était « terrible, très fort ». Tout de suite, on est plongé dans le bain. Rafael a appris qu’on cherchait quelqu’un pour un boulot bien payé. Il se rend dans un entrepôt et on lui explique le travail : il sera filmé pendant que deux bourreaux le tortureront jusqu’ à la mort. Les détails que lui fournit le producteur sont d’une cruauté extrême et j’ai failli abandonner cette lecture. Rafael accepte le contrat. Il y voit un avenir pour sa femme et ses enfants. Pour lui, c’est trop tard, l’alcool d’ici peu l’aura complètement anéanti. Et là, je me suis dit : non, il va reculer ! Il ne peut pas accepter !

Sous tension extrême, j’ai suivi Rafael dans les trois les jours qui précèdent le tournage. Impossible pour moi de lâcher le livre. Plus j’avançais dans ma lecture et plus j’avais la gorge serrée. Gregory Mcdonald nous décrit des hommes et des femmes abandonnés par la société. Mis à l’écart, ils dérangent et sont considérés comme des rebuts. Il leur reste l’alcool pour oublier. J’ai été bousculée par le tourbillon d’émotions que j’ai ressenties : révolte, indignation, dégoût, empathie, humilité devant le choix de Rafael. Son choix, son sacrifice est avant tout un acte d’amour, l’espoir d’une vie meilleure pour sa famille dans l’avenir.

Une lecture très forte dont on ne sort pas indemne, c’est le moins que l’on puisse dire. A lire !

Si je n’ai pas réussi à vous convaincre, il y a les billets de Canel, Sylire, Incoldblog et de Lasardine.

Avant ce livre, je ne connaissais pas le terme des Snuff movies et leur existence est sujette à polémique.

mardi 10 août 2010

Raisonnable...



Raisonnable : qui manifeste du bon sens, de la sagesse, de la mesure et de la réflexion.

Depuis quelques semaines, j’ai décidé d’être raisonnable. Ce mot tournicotait, prenait toute sa mesure quand on me proposait de me prêter des livres. L’âme en peine, je refusais …

Je vis entourée de piles de livres, mon bureau en est jonché. Mes PAL(s) me procurent un sentiment de sécurité, des perspectives de bonheur à venir (une pathologie ? un besoin irrépressible d’avoir des livres ? Messieurs les psys à vous d’analyser ...)

Et ce matin, à la médiathèque, j’ai fusillé le mot raisonnable. Exit, mort.
J’ai un peu tâtonnée n’ayant pas mon carnet LAL. Et comme petite fifille Ado me suivait à la trace, j’ai pris un peu au hasard quatre livres.

Quatre livres à découvrir, c'est raisonnable..non?

Trouée dans les nuages de Chi Li
Un moment d'oubli d'Adbelkader Djemaï
Les cris de Claire Castillon
Le tailleur gris d'Andrea Camilleri
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