jeudi 12 août 2010

Akiyuki Nosaka - La tombe des lucioles


Editeur : P. Picquier - Date de parution : 18/04/1995 - 144 pages

1945, Japon, un jeune adolescent Seita sur le point de mourir se souvient des derniers mois. Le décès de sa mère, l’enfer des bombardements, son errance avec sa jeune sœur Setsuko et la mort de cette dernière.

Le thème de cette nouvelle est touchant et dur. Deux enfants qui meurent de faim et sans que personne ne les aide. La guerre fait rage et ils se retrouvent seuls à essayer de survivre. Il y a tout l’amour de Seita pour Etsuko, il s’en occupe à la manière d’une mère envers son enfant.

Mais je n’ai pas aimé l’écriture. Peut-être que justement l’auteur a employé un langage où les mots sont mâchés, avalés pour mettre encore plus exergue la situation de ces deux enfants ? Une écriture où l’argot s’invite et qui ne m’a pas du tout séduite.

La tombe des lucioles est suivie d’une autre nouvelle les algues d’Amérique : un couple Toshio et sa femme Kyôko reçoivent quelques jours un couple d’Américains les Higgins. Toshio se montre réticent au début et se remémore la présence des américaine en 1945. L’admiration de Kyôko envers les Higgins tourne au désenchantement. Un texte qui m’a laissée indifférente surtout que Monsieur Higgins s’avère être un amateur de photos de femmes nues. Et pour satisfaire son invité, Toshio l’amène dans les bars à « hôtesse ». C’est crû …

Un rendez-vous raté avec cet auteur …

L'avis de Liyah.

Une lecture qui s’inscrit dans le challenge :

mercredi 11 août 2010

Gwénaëlle et Armande à Brest

Aujourd'hui avait lieu une rencontre au somment : bibi, Gwen et Armande .

Première arrivée chez Dialogues, j'ai réussi en moins de cinq minutes à craquer pour deux livres ( les libraires sont de vrais démons tentateurs quand ils connaissent vos goûts!)
Nous avons pris un café et Armande m'avait préparé une surprise !

Eh oui, Armande lit mais en plus elle fait maintes choses de ses mimines et doigts agiles,
Je vous laisse admirer la pochette qui contenait en plus un livre ( trop gâtée!)
















Et comme d'après vos commentaires, les livres empruntés à la bibliothèque ne comptent pas, je me suis fait plaisir !

Je suis donc ressortie de chez Dialogues avec quatre livres :
Mauvaise journée demain de Dorothy Parker
Maison des autres de Silvio d'Arzo
L'insupportable bassington de Saki
et Loin d'eux de Laurent Mauvignier.

Puis nous avons été déjeuné ( nous avons pu admiré les premiers rails du futur tramway...en fait à part les rails, c'est toujours le grand chantier et déambuler rue de Siam n'est pas aisé).
Nous avons papoté , rigolé ...

A 15h00, j'ai laissé les deux miss pour rentrer faire une grande sieste...

Les rencontres de blogueuses sont toujours de vrais moments de plaisir !

La photo d'Armande et de Gwen :

Gregory Mcdonald - Rafael, derniers jours


Editeur : 10/18- Date de parution : 03/09/2009 - 192 pages qui ont l'effet d'une claque...

Rafael, alcoolique jusqu’ à la moelle survit avec sa femme et se trois enfants près d’une décharge publique quelque part dans le sud-ouest des États-Unis à Morgantown. Sa vie change le jour où on lui propose un travail. Mais pas n’importe lequel : sa vie contre trente mille dollars. Etre le héros d’un snuff film.

Avertissement : ce livre est une claque ! Une claque sèche, puissante et si violente qu’on en reste bouche bée. On ne pleure pas tellement on est abasourdi…

Le livre comporte lui -même un avertissement : « le troisième chapitre est éprouvant, pour tout ce qu’il exprime de la cruauté humaine, qu’elle soit affective ou intentionnelle ».

Ayant lu ce prologue, j’ai commencé ma lecture sans avoir lu la quatrième de couverture. Canel qui m’a prêté ce livre m’avait juste dit qu’il était « terrible, très fort ». Tout de suite, on est plongé dans le bain. Rafael a appris qu’on cherchait quelqu’un pour un boulot bien payé. Il se rend dans un entrepôt et on lui explique le travail : il sera filmé pendant que deux bourreaux le tortureront jusqu’ à la mort. Les détails que lui fournit le producteur sont d’une cruauté extrême et j’ai failli abandonner cette lecture. Rafael accepte le contrat. Il y voit un avenir pour sa femme et ses enfants. Pour lui, c’est trop tard, l’alcool d’ici peu l’aura complètement anéanti. Et là, je me suis dit : non, il va reculer ! Il ne peut pas accepter !

Sous tension extrême, j’ai suivi Rafael dans les trois les jours qui précèdent le tournage. Impossible pour moi de lâcher le livre. Plus j’avançais dans ma lecture et plus j’avais la gorge serrée. Gregory Mcdonald nous décrit des hommes et des femmes abandonnés par la société. Mis à l’écart, ils dérangent et sont considérés comme des rebuts. Il leur reste l’alcool pour oublier. J’ai été bousculée par le tourbillon d’émotions que j’ai ressenties : révolte, indignation, dégoût, empathie, humilité devant le choix de Rafael. Son choix, son sacrifice est avant tout un acte d’amour, l’espoir d’une vie meilleure pour sa famille dans l’avenir.

Une lecture très forte dont on ne sort pas indemne, c’est le moins que l’on puisse dire. A lire !

Si je n’ai pas réussi à vous convaincre, il y a les billets de Canel, Sylire, Incoldblog et de Lasardine.

Avant ce livre, je ne connaissais pas le terme des Snuff movies et leur existence est sujette à polémique.
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