vendredi 13 août 2010

Gilles Leroy - Alabama Song


Editeur : Gallimard Collection Folio - Date de parution : 05/03/2009 - 217 pages très belles...

Alabama , 1918, Zelda Sayre une des « Belles du Sud » s’éprend du lieutenant Scott Fitzgerald. Lui s'est juré de devenir un écrivain célèbre. Zelda jouit de son succès et de son impunité dans la ville de Montgomery :
Que voulez-vous qu'il m'arrive dans une ville où une rue sur deux porte mon nom? Je pouvais bien traîner toutes les nuits sans chaperon : je suis la fille du juge, petite–fille d’un sénateur et d’un gouverneur Nous avons bâti cette cité.Nous avons érigé ses premiers momuments, son capitole et ses églises.

Zelda et Scott se marieront à New-York. Zelda est fantasque, lui connait enfin le succès. Le jeune couple brille dans la vie mondaine. Succès, alcool, le tourbillon des excès déteint sur la romance et sur le couple. La narratrice est Zelda et on la suit à travers deux époques 1918-1920 et 1940. Deux récits savamment menés et enchâssés qui permettent de mieux comprendre la personnalité de Zelda.

De Zelda, la belle et indépendante qui voulait tant quitter sa terre natale, on découvre une femme blessée qui a perdu de son aura. Internée plusieurs fois en hôpital psychiatrique à la demande de son mari, elle revient sur le passé en dévoilant des pans peu glorieux. Scott ne pense qu'à ses écrits, il boit et se montre abject envers elle. Au fil des pages, on suit la chute du couple. On apprend que Scottt s'inpirait largement d'elle dans ses écrits quand il ne lui volait pas ses propres écrits.

Malgré tout, elle a continué de l'aimer :
Scoot, je n'arrive pas le haïr. A présent, je le regarde comme un gamin de dix ans. Je l'aime trop pour lui dire combien il m'a fait du mal.

J'ai été touchée et subjuguée par Zelda , par sa personnalité et son destin. J'ai appris qu'elle écrivait, chose que j'ignorais.

Le pari est réussi pour Gilles Leroy , il a voulu se glisser dans la peu de Zelda, il y est parvenu à merveille. Son écriture insuffle la vie à Zelda.

Ce livre mêle réalité et fiction, pour ma part je l'ai lu comme un très beau roman.

L'avis de Delphine qui m'a gentiment prêté ce livre et plein d'autres billets chez l'ami BOB .

jeudi 12 août 2010

Objectif PAL ... le retour !




Antigone avait lancé l’année dernière un défi qui consistait à faire diminuer sa PAL de façon drastique. Heureusement qu’à l’époque, je ne fréquentais pas encore la blogosphère littéraire car je n’aurai pas pu m’y astreindre !

Cette année, l’objectif est différent : ôter de sa PAL chérie un livre par mois et le lire.
Etant heureuse dans ma forteresse constituée de petites PAL(s), je me suis d’abord trouvée une excuse. Si je m’attaque aux fondations, les remparts vont s’écrouler … Mais regarder plus attentivement les bases, permet de redécouvrir des livres et de se dire : ah tiens, je l’avais celui là. Donc joie et plaisir !

J’ai scrupuleusement compté et j’en suis à 49 livres. Alors qu’encore avant-hier à vue d’œil, j’avais estimé globalement une trentaine de livres …
A ma décharge, je ne m’étais pas trop penchée ou contorsionnée pour les compter. Dans ce nombre, je n‘ai pas inclus les 4 quatre achats d’hier ni les livres à paraître de la rentrée littéraire…

A chaque livre enlevé de ma forteresse, j’essaierai de le remplacer par un de lu ou un emprunt médiathèque. Ce n’est pas forcément gagné…mais j’y crois !

Akiyuki Nosaka - La tombe des lucioles


Editeur : P. Picquier - Date de parution : 18/04/1995 - 144 pages

1945, Japon, un jeune adolescent Seita sur le point de mourir se souvient des derniers mois. Le décès de sa mère, l’enfer des bombardements, son errance avec sa jeune sœur Setsuko et la mort de cette dernière.

Le thème de cette nouvelle est touchant et dur. Deux enfants qui meurent de faim et sans que personne ne les aide. La guerre fait rage et ils se retrouvent seuls à essayer de survivre. Il y a tout l’amour de Seita pour Etsuko, il s’en occupe à la manière d’une mère envers son enfant.

Mais je n’ai pas aimé l’écriture. Peut-être que justement l’auteur a employé un langage où les mots sont mâchés, avalés pour mettre encore plus exergue la situation de ces deux enfants ? Une écriture où l’argot s’invite et qui ne m’a pas du tout séduite.

La tombe des lucioles est suivie d’une autre nouvelle les algues d’Amérique : un couple Toshio et sa femme Kyôko reçoivent quelques jours un couple d’Américains les Higgins. Toshio se montre réticent au début et se remémore la présence des américaine en 1945. L’admiration de Kyôko envers les Higgins tourne au désenchantement. Un texte qui m’a laissée indifférente surtout que Monsieur Higgins s’avère être un amateur de photos de femmes nues. Et pour satisfaire son invité, Toshio l’amène dans les bars à « hôtesse ». C’est crû …

Un rendez-vous raté avec cet auteur …

L'avis de Liyah.

Une lecture qui s’inscrit dans le challenge :
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