mardi 31 août 2010

Des chroniques mises à l'honneur

Dans la lettre mensuelle  de Dialogues, on trouve désormais des chroniques des membres  du club  des lecteurs croisés . Et surprise, dans ce numéro de septembre, , il y a mon billet sur Celles qui attendent de Fatou Diome  et celui  d'Yvon sur le livre Incident de personne d'Eric Pessan. 

Comment cette lettre s'est retrouvée entre mes mains? Je me confesse. Hier, j'ai été chez Dialogues et ma PAL a pris quelques centimètres.... 

Et sur le site du Cercle Points, ma chronique sur Démon de Thierry Hesse est mise à l'honneur ici :


Jonathan Coe- La pluie, avant qu'elle tombe


Editeur : Gallimard - Date de parution : 04/2010 - 267 pages

Avant de mourir, Rosamond  a laissé des cassettes enregistrées à l'attention d' une dénommée Imogen. Sa nièce Gill se rappelle vaguement d'une petite fille aveugle rencontrée lors d'un anniversaire, il y a bien longtemps. Gill décide d'écouter les enregistrements. Rosamond y raconte l'histoire d'Imogen à travers trois génerations de femmes en décrivant vingt photos.

Avec des « si »on mettrait Paris en bouteille...

Si je n'avais pas été limité à un poids de bagage pour notre départ en vacances, je n’aurai pas lu ce livre. Et oui, en fin de semaine dernière, je me suis retrouvée en panne de lecture… le comble! Et si le bureau de presse n'avait pas eu ce livre parmi les guides touristiques et les dix meilleures recettes de bouillabaisse, je ne l'aurai pas acheté. Heureusement, la couverture m’a attirée … j’arrête donc avec mes «si » (et là, soupirs de soulagement de votre part).

Avertissement : une fois qu’on commence ce livre, c’est trop tard… on ne peut plus s’arrêter.

Je n‘ai pas lu ce livre, non, j’ai écouté Rosamond me parler comme si j’étais Imogen. Rosamond décrit avec précision et minutie chaque photo. Sans les voir sous les yeux, je les ai imaginées. La trame de ce livre est inhabituelle car la narratrice est la voix d’une défunte qui choisit des photos pour expliquer à Imogen, aveugle, l’histoire de sa famille. Et bingo, j’ai été captivée par les vies de ces femmes liées à celles de Rosamond.

On remonte le fil du temps et on suit Rosamond enfant et sa cousine Beatrix. Mariée, Béatrix aura une première fille Théa qui elle-même donnera naissance à Imogen. Souvent l’histoire se répète d’une génération à l’autre, une hérédité plus lourde à porter et à assumer ou comme si le destin s’acharnait toujours sur les mêmes.

La vie de Rosamond sera mêlée à celle de chacune de ces trois femmes : amour, malheur, … Femme sensible, elle « portera » ces vies comme la sienne.

Je vous rassure ce n’est pas une lecture larmoyante ! Non, elle est juste très bien racontée car l’écriture est limpide et accroche le lecteur .

Seules les coïncidences racontées par Gill, la nièce de Rosamond, me sont apparues tirées par les cheveux. Mais, la vie est souvent un amalgame de circonstances, de coïncidences et de gênes…( pour ce dernier point, la passionnée de généalogie que je suis en est convaincue)

Une belle lecture qui m’a donnée envie de lire d’autres livres de cet auteur !

D’autres avis : Dasola, Cathulu, Keisha…qui d’autre ?

lundi 30 août 2010

Aki Shimazaki - Zakuro

Editeur : ACTES SUD - Date de parution : 03/02/2009 - 160 pages

Extrait de la quatrième de couverture :
La dernière fois que Tsuyoshi Toda a vu son père, c’était en 1942, quand ce dernier partait travailler en Mandchourie, d’où il a été déporté en Sibérie après la fin de la guerre. Vingt-cinq ans plus tard, alors que sa mère sombre peu à peu dans les errances de l’alzheimer tout en conservant l’espoir de revoir un jour son mari, Tsuyoshi apprend que son père, porté disparu, est vivant au Japon.

Quel plaisir de retrouver la plume délicate d'Aki Shimazaki !

Tsuyoshi qui croyait son père mort apprend qu'il est vivant et remarié. Que faire?   Le revoir  sans mettre au courant sa famille  Pour lui, l'essentiel est que sa mère puisse le revoir une dernière fois avant de mourir. Par respect et  par amour pour  sa mère désormais agée et atteinte d'Alzheimer, il organisera une rencontre entre elle et son mari
Etonnamment, Tsuyoshi  n'éprouve ni rancoeur ni colère  envers son père. Et au contraire, il comprend les raisons qui l'ont poussé à ne pas retrouver sa famille lors de son retour de Sibérie.
 
Ce livre m'a permis de découvrir un pan de l'histoire du Japon que je ne connaissais pas. Pendant la seconde guerre mondiale, plus de 600 000 Japonais ont été déportés en Sibérie pour exécuter des travaux forcés. Beaucoup y sont morts...
Avec Zakuro ( qui veut dire grenade) , on découvre que le Japon  lui-même a voulu bannir, oublier  cet épisode de son Histoire. 

Une fois de plus, Aki Shimazaki fait passer beaucoup d'émotions à travers l'histoire de son pays.
Pour  ceux qui ont lu Le poids des secrets, l'écriture ici est beaucoup moins minimaliste.
In the mood for Japan






Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...