lundi 6 septembre 2010

Pauline Klein- Alice Kahn

Editeur : Allia - Date de parution : 25/08/2010- 127 pages hors cadre ...

 
William Stein, artiste photographe la confond avec une autre et la narratrice usurpe l'identité d'Anna. Elle copie comment font les autres. Coquille vide à l'intérieur, elle devient et se glisse dans la peau. Elle tire les ficelles de sa marionnette "Alice" son personnage imaginaire et tente de l'imposer.


J'ai aimé ce premier roman de Pauline Klein. Un roman hors cadre, hors norme comme son personnage. Une jeune femme qui a toujours eu l'impression d'être inexistante aux yeux des autres. Comment s'inventer une vie? Elle y réussit en collant des morceaux des autres, des bribes de conversations, des gestes observés. Elle s'invente un père, lui construit une vie.
Caméléon fondu dans la masse, elle veut juste être reconnue. Avec fantaisie et innocence, elle décline "Alice "dans le monde de l'Art : artiste, photographe reconnue par tous pour ses expositions …
Mais William va se rendre compte de sa supercherie.

Une belle écriture, un livre sous forme de bulle, une très jolie parenthèse où rêve et réalité se côtoient.

Qui n'a jamais souhaité vivre l'existence d'une autre personne l'espace de quelques jours?

"Anna" est un personnage de roman qui file dans mes histoires comme une métaphore à talons. Elle est même pire que ça. Dès que l'occasion se présente, elle prend la forme de tout ce qui n'est pas moi.

Merci à Mirontaine pour ce joli  livre voyageur, l'avis du port de l'encreuse

Et un de plus :

dimanche 5 septembre 2010

Atelier de Gwen

Le Blog de Gwen étant dans les choux, je vous joins le thème d'aujourd'hui récupéré sous mon GR :

Bonjour!
ah, que je suis contente de vous retrouver! J’espère que vous avez, tous et toutes, passé de belles vacances et que vous êtes, ce dimanche, dans une forme olympique! C’est reparti pour une année d’atelier d’écriture, dans l’allégresse et la gaieté. Pour échauffer votre plume, j’ai pensé à un petit exercice directement inspiré du jeu que certains ont pu voir chez Mango ou Aifelle : un générateur de titres aléatoires. Pour ceux qui ne l’auraient pas encore vu, c’est ici.

Voici deux listes de mots. Prenez-en un dans chaque, créez un titre puis, à la manière d’une quatrième de couverture, résumez le contenu de votre ouvrage. Cette quatrième de couv’ peut être limpide, ésotérique, ratée, mystérieuse, dithyrambique, déjantée… Vous n’oublierez pas de dire quelques mots de l’auteur, bien sûr!

Liste 1 : Le théâtre. Le vertige. La tentation. La forêt. La chapelle. Biographie. L’imagination. Le divan. L’âme. La poupée. L’ombre. Le palais. L’amertume. Anatomie. Politique. L’or. La mélodie. Mélancolie.

Liste 2 : d’un curé, d’une insoumise, des rats, de l’enfer, des idoles, de Mr X, d’une blonde, des racailles, d’un puceau, des spectres, des crachats, du monstre, des étoiles, des chiens, des clowns, de ma mère, des fous.

Vous pouvez laisser votre créations en commentaire ou bien les envoyer à atelier@skriban.eu

Bonne inspiration!
Gwen

Pourquoi courons-nous ?

Reprise de l'atelier d'écriture chez Gwen !

Aujourd'hui, écrire à partir d'une série de mots au choix une quatrième de couverture...

Et voici donc la quatrième de couverture en exclusivité de Pourquoi courons nous? ( attention, j'ai déposé un copyright pour le titre et l'histoire !)

Après sa biographie émouvante écrite en 1990, Corentine Le Bellec signe son premier roman «Pourquoi courons-nous ? ».
Livre inspiré par une chanson de Miossec « les joggers du dimanche », ce roman met en scène des personnages qui courent autour d’un lac. Des pas réguliers, martelant le sol aux petites foulées en passant par les grandes enjambées. Pourquoi courons –nous et après quoi ? C’est la question que se pose Corentine Le Bellec à travers ces quatre personnages féminins.

Mathilde, trentenaire, est cadre à responsabilités, son embonpoint est son obsession. Elle compense une vie sentimentale inexistante par son statut de femme autoritaire. Redoutée par ses collègues, elle est une proie facile pour les vendeurs de poupées aux silhouettes parfaites. Mal à l’aise dans sa peau, elle déverse son amertume au travail.

Il y a Eva, la jeune retraitée, dont on ne sait peu de choses et qui est venue s’installer depuis dans la région. Riche propriétaire roulant sur l’or, les commérages vont bon train sur sa fortune. Tous les jours, elle trottine autour du lac en fredonnant une mélodie d’une autre époque.

Sophie, mariée depuis six ans et femme au foyer, désespère de ne pas avoir d’enfant. Lors de son jogging matinal, elle va prier à la chapelle et demander à Dieu d’exaucer son désir avant de passer sa journée à nettoyer une maison aseptisée, diluant sa mélancolie dans la javel.

Elles se croisent au gré de leur jogging, s’observent se saluent d’un sourire jusqu’ au jour où l’arrivé de Marie va tout bouleverser. Marie, à l’anatomie parfaite, femme brillante et épanouie qui conjugue une carrière politique et gère l’éducation de ses quatre enfants avec brio.

Sans se l’avouer, elles courent toutes après un idéal. Lors des joggings, les pensées, les blessures, les amertumes et les jalousies remontent à la surface...

Corentine Le Bellec est reconnue pour sa biographie relatant son enfance et son adolescence intitulée Mes gênes baignés d’alcool . Certes, ce livre lui a  valu le Goncourt mais aussi de nombreuses fâcheries avec sa famille. N’oublions pas que sans concession, elle a écrit « qu’elle a vécu dans un patelin paumé de 2000 âmes plus connu pour son ratio bar/habitant que pour sa chappelle du 16ième siècle ». Il y a cinq ans, elle a publié un recueil de nouvelles intitule Je-tu-elle mettant en scène des femmes. Avec son écriture sensible mêlant ironie et humour, Corentine Le Bellec dit « à travers mes livres, je confesse, je distille peu à peu des éléments de ma vie ».
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