mardi 7 septembre 2010
Isabelle Monnin - Les vies extraordinaires d'Eugène
Editeur : JC LATTES - Date de parution : 25/08/2010 - 232 pages
Pour des raisons personnelles expliquées ici, je n'ai pas la force de continuer cette lecture.
Je ne reproche rien à l'écriture ou au style.
Mon résumé est bâti à partir de ce que j'ai lu et est donc sûrement incomplet :
Un couple perd son bébé quelques jours après sa naissance. Eugène, grand prématuré, a attrapé une infection nosocomiale qui lui été fatale. Le père veut raconter l'histoire d'Eugène, lui donner une existence. Sa femme s'est enfermée dans un mutisme. Il part à la rencontre d’une infirmière qui s’est occupée de son fils. . Il veut savoir plus, comprendre et écrire pour qu'Eugène ne soit pas oublié. En même temps, il a décidé de se préparer au marathon de New-York.
Le mari cherche à surmonter cette épreuve en écrivant et en courant. Il veut également aider sa femme qui ne correspond plus que par de petites phrases écrites.
L’écriture ne tombe pas dans le mélo même si le sujet est dur, très dur. L'auteure insère des petites notes d'humour pour ne pas rendre étouffante la charge émotionnelle.
J'ai été bouleversée… et j’arrête ma lecture page 94 car quelquefois les mots sont trop poignants quand ils sont bien écrits.
Le billet de Calypso, pour Restling c’est un coup de cœur.
lundi 6 septembre 2010
Ah l'amour...
Trouvé chez Fattorius, ce petit jeu qui consiste à écrire ce qu'est devenu ce couple :
Ils se sont rencontrés sur Meetic mais il faut dire que l’émission l’amour est dans le pré à jouer un rôle considérable dans leur rencontre. Sonia a été poussée par ses copines qui trouvaient que c’était carrément trop chou et très tendance que Vincent soit berger bio en Auvergne. Et oui, le bio, le retour à la nature sont In. Sonia a démissionné de son emploi d’agent immobilier à Paris pour s’installer avec Vincent à la ferme. Qui dit couple dit sacrifices, Sonia s’en est rendue compte. Adieu sa séance hebdomadaire de french manucure en institut et le lèche-vitrine. Pour traire des biquettes, nul besoin d’avoir du vernis à ongles. Et puis d’abord, le maquillage c’est plein de cochonneries ! Et oui , Vincent lui a inculqué les règles d’une vie saine. Adieu au parabène, aux petits plats surgelés et réchauffés en 3 minutes au micro-ondes. En six moins elle a maigri, son corps a dû s’adapter aux graines de tournesol et au tofu… Le matin, elle se lève à cinq heures pas pour prendre le train de banlieue mais pour charger la fourgonnette (une des seules concessions au monde actuel) afin d’aller faire les marchés. Les écharpes et les bonnets qu’elle tricote y sont vendus en même temps que les fromages de chèvre. Quelquefois, elle a la nostalgie de Paris, de son air pollué et d’un bon gros hamburger mais elle aime Vincent. Lui, il est content ! Il a trouvé une femme qui l’aide gratuitement et qui lui tient chaud au lit. Mais surtout, il s’est rendu compte que ses tricots se vendent bien, très bien. La nuit, quand Sonia dort (avec bonnet, deux doudounes et chaussettes), il se lance dans des calculs d’investissement pour installer, puis délocaliser en Chine, sa future petite entreprise…
Ses yeux brillent de cette lueur que seule l’envie d’argent fait naitre.
Ils se sont rencontrés sur Meetic mais il faut dire que l’émission l’amour est dans le pré à jouer un rôle considérable dans leur rencontre. Sonia a été poussée par ses copines qui trouvaient que c’était carrément trop chou et très tendance que Vincent soit berger bio en Auvergne. Et oui, le bio, le retour à la nature sont In. Sonia a démissionné de son emploi d’agent immobilier à Paris pour s’installer avec Vincent à la ferme. Qui dit couple dit sacrifices, Sonia s’en est rendue compte. Adieu sa séance hebdomadaire de french manucure en institut et le lèche-vitrine. Pour traire des biquettes, nul besoin d’avoir du vernis à ongles. Et puis d’abord, le maquillage c’est plein de cochonneries ! Et oui , Vincent lui a inculqué les règles d’une vie saine. Adieu au parabène, aux petits plats surgelés et réchauffés en 3 minutes au micro-ondes. En six moins elle a maigri, son corps a dû s’adapter aux graines de tournesol et au tofu… Le matin, elle se lève à cinq heures pas pour prendre le train de banlieue mais pour charger la fourgonnette (une des seules concessions au monde actuel) afin d’aller faire les marchés. Les écharpes et les bonnets qu’elle tricote y sont vendus en même temps que les fromages de chèvre. Quelquefois, elle a la nostalgie de Paris, de son air pollué et d’un bon gros hamburger mais elle aime Vincent. Lui, il est content ! Il a trouvé une femme qui l’aide gratuitement et qui lui tient chaud au lit. Mais surtout, il s’est rendu compte que ses tricots se vendent bien, très bien. La nuit, quand Sonia dort (avec bonnet, deux doudounes et chaussettes), il se lance dans des calculs d’investissement pour installer, puis délocaliser en Chine, sa future petite entreprise…
Ses yeux brillent de cette lueur que seule l’envie d’argent fait naitre.
Pauline Klein- Alice Kahn
Editeur : Allia - Date de parution : 25/08/2010- 127 pages hors cadre ...
William Stein, artiste photographe la confond avec une autre et la narratrice usurpe l'identité d'Anna. Elle copie comment font les autres. Coquille vide à l'intérieur, elle devient et se glisse dans la peau. Elle tire les ficelles de sa marionnette "Alice" son personnage imaginaire et tente de l'imposer.
J'ai aimé ce premier roman de Pauline Klein. Un roman hors cadre, hors norme comme son personnage. Une jeune femme qui a toujours eu l'impression d'être inexistante aux yeux des autres. Comment s'inventer une vie? Elle y réussit en collant des morceaux des autres, des bribes de conversations, des gestes observés. Elle s'invente un père, lui construit une vie.
Caméléon fondu dans la masse, elle veut juste être reconnue. Avec fantaisie et innocence, elle décline "Alice "dans le monde de l'Art : artiste, photographe reconnue par tous pour ses expositions …
Mais William va se rendre compte de sa supercherie.
Une belle écriture, un livre sous forme de bulle, une très jolie parenthèse où rêve et réalité se côtoient.
Qui n'a jamais souhaité vivre l'existence d'une autre personne l'espace de quelques jours?
"Anna" est un personnage de roman qui file dans mes histoires comme une métaphore à talons. Elle est même pire que ça. Dès que l'occasion se présente, elle prend la forme de tout ce qui n'est pas moi.
Merci à Mirontaine pour ce joli livre voyageur, l'avis du port de l'encreuse
Et un de plus :
William Stein, artiste photographe la confond avec une autre et la narratrice usurpe l'identité d'Anna. Elle copie comment font les autres. Coquille vide à l'intérieur, elle devient et se glisse dans la peau. Elle tire les ficelles de sa marionnette "Alice" son personnage imaginaire et tente de l'imposer.
J'ai aimé ce premier roman de Pauline Klein. Un roman hors cadre, hors norme comme son personnage. Une jeune femme qui a toujours eu l'impression d'être inexistante aux yeux des autres. Comment s'inventer une vie? Elle y réussit en collant des morceaux des autres, des bribes de conversations, des gestes observés. Elle s'invente un père, lui construit une vie.
Caméléon fondu dans la masse, elle veut juste être reconnue. Avec fantaisie et innocence, elle décline "Alice "dans le monde de l'Art : artiste, photographe reconnue par tous pour ses expositions …
Mais William va se rendre compte de sa supercherie.
Une belle écriture, un livre sous forme de bulle, une très jolie parenthèse où rêve et réalité se côtoient.
Qui n'a jamais souhaité vivre l'existence d'une autre personne l'espace de quelques jours?
"Anna" est un personnage de roman qui file dans mes histoires comme une métaphore à talons. Elle est même pire que ça. Dès que l'occasion se présente, elle prend la forme de tout ce qui n'est pas moi.
Merci à Mirontaine pour ce joli livre voyageur, l'avis du port de l'encreuse
Et un de plus :
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