jeudi 9 septembre 2010

Bill Bryson - Motel Blues

Editeur : Payot & Rivages - Date de parution : 15/04/2003 - 400 pages de voyage à travers l'Amérique profonde...

Des Moine, état d’Iowa, l’auteur décide de monter dans sa vieille Buick et de parcourir l’Amérique comme il le faisant étant enfant avec ses parents. Sorte de pèlerinage à travers plus de 40 états, Bill Bryson nous fait part de ses rencontres mais surtout de ses réflexions sur l’Amérique.


A travers ce long périple, Bill Bryson pointe avec un humour féroce toutes les failles de son pays. De la criminalité au système de santé en passant par la pauvreté, l’intégration de gens de couleurs, la consommation toute puissante, le chômage, … Liste non exhaustive car j’ai dû en oublier.

A chaque étape, il s’arrête dans un motel et pour se restaurer, il doit par exemple décoder l’accent des serveuses ou échapper à leurs avances. Sur les routes, les panneaux publicitaires en tout genre rivalisent avec ceux qui affichent les lois de chaque état. Et là, Bill Bryson égratigne ses compatriotes ou utilise le plus souvent le canif !

Bien plus qu’un état des lieux, ce sont les problèmes de ce pays qui émergent. Même si ce livre a quelques années, on se rend compte ( hélas) que peu de choses ont changé…

Mon bémol : un rythme lent et répétitif pour les 100 premières pages du livre.

Quelques extraits ( je ne peux pas tous les mettre !) :

Les K-Marts sont une chaîne de magasins à prix réduits et ils vont vraiment déprimants. Ils colleraient une dépression nerveuse à Mère Teresa.


La moyenne des gens du Sud a une élocution qui rappelle celle d’un individu en train d’entrer dans le coma ou d’en sortir.

Merci à Keisha pour ce livre voyageur qui s'en va dans le Trégor...

Maryse Condé - En attendant la montée des eaux

Editeur : JC Lattès - Date de parution : 25/08/2010 - 364 pages

Babakar est médecin en Guadeloupe. Une nuit, Movar vient le chercher pour un accouchement. La mère, Reinette est décédée et Movar n’est pas le père de l’enfant. Babakar y voit un signe du destin et décide de s’occuper de l’enfant comme de sa propre fille. Movar a promis à Reinette qu’un jour son enfant verra Haïti.

Voici un livre qui parle non pas de l’Afrique mais de toutes les Afrique, de Guadeloupe et d’Haïti. Ce roman polyphonique nous fait remonter les ascendances de Babakar et d’autres personnages du livre. On découvre les haines, les rivalités qui existent entre les différents peuples. Qu’on ne s’y méprenne pas ! Noir de peau ne veut pas dire frère. Entre traditions, rites vaudous et malédictions,  Maryse Condé nous offre une vision politique de l’Afrique et d’Haïti.
Babakar, le médecin souvent décrié à cause de ses origines Maliennes, s’occupe d’Anaïs, la fille de Reinette, avec Modar. Ces deux pères de cœur vont voyager jusqu’à Haïti malgré la guerre civile et les tensions politiques.

C’est un roman dense qu’il faut prendre le temps de lire car les personnages sont nombreux, roman qui nous fait suivre leur destin.
L’écriture est limpide et possède ce phrasé que j'affectionne,  les personnages sont décrits en profondeur. Mon bémol : j'ai trouvé qu'il y a beaucoup de thèmes abordés ce qui m'a par moment déroutée...

 La misère n’est pas douce. Lan mizè pa dou, ho.C’est ce que dit une chanson de chez nous et crois-moi, c’est la vérité ! Depuis que je suis tout petit, je me lève et je me couche avec elle. C’est ma compagne la plus fidèle, elle ne m’a jamais laissé en paix un seul jour.

Les avis de Mirontaine, Stephie et Schlabaya.

Avec ce livre, je termine non pas le 1% mais le 2% du challenge de Schlabaya.
Je remercie les éditions JC Lattès pour ce livre.

mercredi 8 septembre 2010

Claire Castillon - Insecte

Editeur : Livre de poche - Date de parution : 03/2007 - 160 pages cinglantes

Avertissement : ô toi la mère qui adore ta fille ou ta fifille, toi qui ne voit que le bien partout et dont la vie semble tremper dans le rose , un conseil : passe ton chemin sous peine d'être traumatisée.

Insecte ou dix- neuf textes courts et cinglants ! Dès la première nouvelle, on est prévenu du ton de ce recueil. Claire Castillon ne fait pas dans les bons sentiments mais plutôt dans le tranchant, l’acéré, les situations qui dérangent.
Une plume sans concession, nette et directe qui vous abasourdit, qui fait rire ou rire jaune.

Les rapports mère-fille sont disséqués, des rapports où la méchanceté, la cruauté existent, même si souvent il y a toujours un fond d’amour ….
Cet amour maternel qui fait taire la mère battue par sa fille adolescente, l’amour de la fille pour sa mère qui se rebelle car cette dernière va mourir d’un cancer.

C’est cinglant, écrit sans concession avec des phrases courtes qui vont droit au but et qui  percutent !


Un coup de cœur !

Le billet de Sylire
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