mercredi 15 septembre 2010

Erwan Larher - Qu'avez-vous fait de moi?

Editeur : MICHALON - Date de parution : 26/08/2010 - 286 pages qui se lisent toutes seules...

Léopold Fleury, 27 ans, sur-diplômé comme tant d’autres voit la fin de contrat de travail poindre aux éditions du Soir. Mais, Léopold est un écrivain de génie ! Enfin, c’est lui qui le dit et il en est convaincu …  et d’ailleurs quand son talent sera enfin reconnu, il vivra ses rêves qui tiennent lieu du fantasme. Revenons sur terre, le patron des éditions du Soir a été tué et Léo est soupçonné de meurtre. Au chômage avec  des économies réduites à néant à cause d’un mauvais placement bousier, Léo  rame pour trouver un emploi. Orgueilleux, branché en permanence sur les  femmes et vivant dans ses rêves,  Léo  accède  enfin au monde tant convoité  du gratin dauphinois  parisien où les paillettes brillent de mille feux…   Il  pense avoir réussi  à décrocher ce travail  grâce à ses nombreuses qualités et à son CV mais il n’en est rien. Léo n’est qu'un pion que certains déplacent sur l’échiquier… un pion qui aspire toujours à ses rêves. Et léo  se retrouve embarqué  dans une histoire qui dépasse toute réalité.
Roman ou polar ? Un mélange  des deux qui est bien réussi ! Léo a tout pour agacer : pédant, arrogant, bref, le genre de  personnes à qui l’on voudrait clouer le bec. Même lorsqu’il se retrouve en situation précaire, Léo joue au  mythomane. S’enfermer dans ses rêve, ça a du bon quelques fois. La dure réalité du quotitien même si elle est pimentée par les désirs érotiques de Léo est décrite avec un humour acéré ! Car mine de rien, ce livre porte sur notre société et rien n’est laissé de côté. Tout y passe : le travail, l’écologie, le pouvoir, le paraître… De l’humour vif, sans concession sur ce qui nous entoure  ( ô bonheur !).
J’ai préféré la seconde partie du livre car  la première partie d’un point de vue écriture m’a semblée quelquefois  un peu formelle.
L’ensemble est largement réussi : aucun temps mort et un ton d'une  délicieuse impertinence!
Un premier roman/polar qui donne déjà envie  de lire les prochains livres de cet auteur !
Merci à Keisha pour ce livre voyageur.  
Le bonus à découvrir le blog de l'auteur Erwan Larher où la langue de bois est bannie....

mardi 14 septembre 2010

Sonya Hartnett- Une enfance australienne

Editeur : le Serpent à plumes - Date de parution : 11/02/2010-
198 pages qu'on ne lâche pas...

Avertissement : ce livre entraîne une brusque augmentation  de la fréquence  cardiaque…

Le livre s’ouvre sur l’enlèvement de trois enfants par un inconnu. Adrian, 9 ans, vit chez sa grand-mère et son oncle. Une famille un peu étrange, d'ailleurs sa grand-mère semble de pas l’aimer. Adrian se fait petit, il ne cherche à pas à se faire  remarquer même à l’école.  Timide, d’un naturel  inquiet, il se demande qui sont les nouveaux voisins qui viennent d’aménager dans la maison  d’en face.  Bizarrement, il y a trois enfants qui ne semblent pas très bavards et un homme.

Durant cette lecture,  mon rythme cardiaque était  proche de la tachycardie ! Et une fois commencé ce livre , je ne l’ai pas lâché  (tant pis pour le risque de malaise)!  Il s’en dégage une atmosphère pesante, on pressent le pire, on s’inquiète. Mais qui sont ces voisins ? Et pourquoi semble t- il planer comme un malaise  autour d’Adrian ?
Voilà,  je me suis retrouvée sous pression, le cœur prêt à lâcher  (ne cachez pas votre joie,  j’ai tenu bon)  alors qu’il n’y a pas  la moindre goutte de sang.

Tout est dans le récit mené brillement où le suspense monte en crescendo ! J’ai eu l’impression qu’Adrian vivait dans une ville où les habitants peu nombreux  sont calfeutrés chez eux.  Plus j’avançais dans ma lecture et plus j’avais des certitudes qui se sont écroulées comme un vulgaire château de cartes ! Même si on s’attend à une fin tragique, on est berné …

Un excellent livre sur tous les plans! J’en  suis ressortie bluffée et secouée comme un orangina…
A lire ! Mais avant on vérifie son  palpitant !
Les billets d'Aifelle, Papillon, Sylire et plein d'autres avis chez l’ami BOB.

lundi 13 septembre 2010

Claudie Gallay - L'amour est une île

Editeur : ACTES SUD - Date de parution : 15/08/2010 - 351 pages

Difficile de parler d’un livre de Claudie Gallay sans que les déferlantes reviennent à l’esprit. Pourtant, exit La Hague, les embruns et son ambiance. Changement de décor et d’ambiance, l’action de l’amour est une île se situe à Avignon plus précisément lors du festival de l’année 2003 alors que les intermittents du spectacle font grève. Odon,metteur en scène, produit la pièce d’un auteur inconnu Paul Selliès mort dans un accident cinq ans plus tôt.
Mathilde dite la Jogar, comédienne de renom est de retour. Mathilde est l’ancien amour d’Odon, la femme pour laquelle il a brisé sa vie de famille. Elle est devenue célèbre grâce à l’écriture de sa propre pièce. Mais cet été là, Marie vient à Avignon. Jeune fille tourmentée, écorchée vive depuis la mort de son frère Paul Selliès.
Au fil des pages, les masques seront mis de côté, les blessures vont réapparaitre, une pièce dont le dénouement tombe comme un rideau de théâtre à la dernière page.


Nul doute que ce livre est de Claudie Gallay ! On retrouve son écriture ciselée, des phrases courtes. Pas de fioriture. Les mots sonnent, claquent, interpellent et instaurent d’eux même une ambiance. La signature de de Claudie Gallay est là dans ce style que j’aime. Malgré l’écriture, je me suis sentie mal à l’aise pendant la lecture de la première partie de ce livre. Des difficultés à accrocher à l’histoire où le théâtre est omniprésent. L’impression de ne pas trouver mes marques et puis il y a eu le déclic. Enfin, j’ai glissé dans l’histoire et je l’ai appréciée.

Dans ce livre, l’amour est décliné : blessures béantes, charnel ou amour du théâtre. Car tout ce roman gravite autour de la comédie et du jeu. Il y a Marie qui m’a touchée. Elle dont la douleur s’exprime par la mutilation de son corps. Le personnage de la Jogar est le corps qui devient instrument pour raconter une histoire, déclamer des mots et leur donner toute leur puissance.

Contrairement aux déferlantes, ce n’est pas un coup de coeur…

Les billets de Leiloona, Canel,Violaine ( Art Souilleurs),

Ce livre partira en voyage (encore un !) à partir de jeudi. Car mercredi Claudie Gallay sera chez Dialogues
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...