Editeur : Thierry Magnier – Date de parution : 12/05/2010 - 105 pages ou 10 nouvelles
L’exercice de la nouvelle est un Art difficile. L’auteur doit mettre en scène très vite un décor, une ambiance, savoir aiguiser la curiosité du lecteur et le ferrer tel un poisson. Marie -Sabine Roger y réussit une fois de plus avec brio.
Pas de chutes sanguinolentes dans ce recueil, les nouvelles ne sont pas corrosives comme dans les encombrants mais quel bonheur !
Je l’ai relu encore une fois pour le plaisir car ce sont des nouvelles tendres (comme la parenthèse) , dures ( pas à pas) ou qui nous amènent sur des chemins plus intimes : tout va bien, sans blessure apparente.
Marie-Sabine Roger sait décortiquer l'âme humaine. Observatrice de tous les jours, elle décrit ces moments avec une écriture à couper le souffle. Elle joue avec les mots, décline des phrases où chaque mot a son importance .... le parfait équilibre !
Dix nouvelles qui m'ont touchée, émue ou qui m’ont fait sourire. Je l'ai lu deux fois et je le relirai ( voilà, pourquoi j'achète des livres. Je peux me délecter tant que je veux... )
Pari réussi une fois de plus !
Les avis d'Antigone, Canel, Cathulu, Encres vagabondes
La mémoire est un bien qui ne prend sa valeur que lorsqu'elle se partage.
Si la parole est sans écho, elle n'atteint pas l'autre versant. Elle ne prend pas les vents, les courants ascendants. Elle s'abîme.
Si la paroles est sans écho, elle n'est plus qu'un discours vide, souvenir du passé, vestige.Bientôt, sans doute, elle n'est plus rien.
dimanche 19 septembre 2010
samedi 18 septembre 2010
Laurent Mauvignier - Loin d'eux
Editeur : les Éditions de Minuit - Date Parution : 04/09/2002 - 128 pages
Lorsque Luc est parti, ses parents, Jean et Marthe, ont pensé que c’était mieux pour eux trois. Gilbert et Geneviève, son oncle et sa tante, eux aussi ils y ont cru. Mais pas Céline, sa cousine.
Elle, c’est la seule qui n’a pas été surprise, la seule à avoir craint que ce qui en Luc les menaçait tous finisse par s’abattre sur eux.
Il s'agit de la quatrième de couverture et je trouve (pour une fois) qu'elle donne juste les éléments qu'on a besoin de savoir. Les explications viendront au fur et à mesure, distillées par les pensées de ces six personnages.
Roman polyphonique par excellence, ce livre nous dévoile le pourquoi de l'absence de Luc par les monologues des personnages, Luc compris.
C'est vrai qu'à la maison, la situation était un peu tendue. Jean, le père n'acceptant pas que son fils ne cherche pas un vrai travail. Des reproches signifiés par des silences pesants, des regards, des gestes. Alors quand Luc est parti à Paris pour travailler comme serveur, chacun a cru, espéré qu'enfin Luc avait une vie.
On devine très vite ce qui s'ets passé et pourquoi Luc est définitivement absent. Suite au drame, les mots ne viennent toujours pas ou ce sont des demi-mots, les personnages n'osent toujours pas parler, dire, crier ce qu'ils ont sur le cœur.
On assiste impuissant à leur souffrance, ils s'emmurent dans les silences, dans les remords et les regrets qui les rongent de l'intérieur. Les fameux si on avait su arrivent mais trop tard.
J'ai lu ce livre en apnée. J'ai été touchée par cette histoire car ce livre a trouvé de nombreux échos en moi. Mes parents sont issus de cette génération où l’on ne parle pas de certains sujets, où les tabous sont nombreux et légions.
Une lecture forte qui montre ô combien les mots dits sont importants. L’écriture de Laurent Mauvignier est magnifique.
Un coup de cœur...
Et voilà, maintenant les miettes sur lesquelles il faudra survivre. Mon silence à moi pour cimenter sa tristesse à elle, être là toujours et supporter de se taire là où jusqu'à maintenant, je n'avais su qu'aboyer putain de merde, manger mes gros mots et les avaler tous, au fond, qu'on n'en parle plus (...)
Pourquoi n'a t-il rien dit, pas parlé avec nous, pourquoi ce sourire alors et ces je vais bien je pense à vous dans les lettres, si les mots étaient faux, si en lui c'est autre chose qui parlait, des mots qu'il n'a jamais poussés vers les autres, vers nous. Il ne nous croyait pas capable de ça, comprendre.
Lorsque Luc est parti, ses parents, Jean et Marthe, ont pensé que c’était mieux pour eux trois. Gilbert et Geneviève, son oncle et sa tante, eux aussi ils y ont cru. Mais pas Céline, sa cousine.
Elle, c’est la seule qui n’a pas été surprise, la seule à avoir craint que ce qui en Luc les menaçait tous finisse par s’abattre sur eux.
Il s'agit de la quatrième de couverture et je trouve (pour une fois) qu'elle donne juste les éléments qu'on a besoin de savoir. Les explications viendront au fur et à mesure, distillées par les pensées de ces six personnages.
Roman polyphonique par excellence, ce livre nous dévoile le pourquoi de l'absence de Luc par les monologues des personnages, Luc compris.
C'est vrai qu'à la maison, la situation était un peu tendue. Jean, le père n'acceptant pas que son fils ne cherche pas un vrai travail. Des reproches signifiés par des silences pesants, des regards, des gestes. Alors quand Luc est parti à Paris pour travailler comme serveur, chacun a cru, espéré qu'enfin Luc avait une vie.
On devine très vite ce qui s'ets passé et pourquoi Luc est définitivement absent. Suite au drame, les mots ne viennent toujours pas ou ce sont des demi-mots, les personnages n'osent toujours pas parler, dire, crier ce qu'ils ont sur le cœur.
On assiste impuissant à leur souffrance, ils s'emmurent dans les silences, dans les remords et les regrets qui les rongent de l'intérieur. Les fameux si on avait su arrivent mais trop tard.
J'ai lu ce livre en apnée. J'ai été touchée par cette histoire car ce livre a trouvé de nombreux échos en moi. Mes parents sont issus de cette génération où l’on ne parle pas de certains sujets, où les tabous sont nombreux et légions.
Une lecture forte qui montre ô combien les mots dits sont importants. L’écriture de Laurent Mauvignier est magnifique.
Un coup de cœur...
Et voilà, maintenant les miettes sur lesquelles il faudra survivre. Mon silence à moi pour cimenter sa tristesse à elle, être là toujours et supporter de se taire là où jusqu'à maintenant, je n'avais su qu'aboyer putain de merde, manger mes gros mots et les avaler tous, au fond, qu'on n'en parle plus (...)
Pourquoi n'a t-il rien dit, pas parlé avec nous, pourquoi ce sourire alors et ces je vais bien je pense à vous dans les lettres, si les mots étaient faux, si en lui c'est autre chose qui parlait, des mots qu'il n'a jamais poussés vers les autres, vers nous. Il ne nous croyait pas capable de ça, comprendre.
vendredi 17 septembre 2010
Quelques précisions sur les livres voyageurs
Je partage avec plaisir mes livres mais je vais désormais mettre en place quelques règles .
Un livre voyageur est souvent attendu par d'autres personnes alors, on ne le mets pas au fin fond de sa PAL. Quand on le reçoit, on me prévient par mail. Idem quand on le finit et qu'on le poste à la personne suivante.
Mes livres aiment bien revenir à bon port ( le climat brestois leur convient) donc ils font l'aller mais également le retour ...
Avant de me demander un livre, j'aimerai bien vous connaître un peu. Je demande juste à ce qu'on me laisse au moins un commentaire (et pas seulement celui pour demander de s'inscrire pour le LV)...
Un livre voyageur est souvent attendu par d'autres personnes alors, on ne le mets pas au fin fond de sa PAL. Quand on le reçoit, on me prévient par mail. Idem quand on le finit et qu'on le poste à la personne suivante.
Mes livres aiment bien revenir à bon port ( le climat brestois leur convient) donc ils font l'aller mais également le retour ...
Avant de me demander un livre, j'aimerai bien vous connaître un peu. Je demande juste à ce qu'on me laisse au moins un commentaire (et pas seulement celui pour demander de s'inscrire pour le LV)...
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