mardi 12 octobre 2010

François Marchand - Plan social

Editeur : Le Cherche Midi - Date de parution : 26/08/2010 - 132 pages

La société d’Emile Delcourt installée à Valenciennes va mal, très mal. L’entreprise familiale d’ancres de marine court à la liquidation judiciaire si rien n’est mis en œuvre. Un consultant parisien Walfard imposé par les actionnaires vient sur place avec ses belles théories. Mais, Emile Delcourt a une solution ! Pour relancer sa petite entreprise, rien de plus efficace que de faire une coupe large dans le personnel mais sans que ça se sache…
Humour noir, ironie, plume méchamment vitriolée font bon ménage dans ce livre ! Le personnage de Walfart est le consultant qui par définition gagne un très bon salaire sur le dos des entreprises qui sont au bord de la faillite. Pédant, arrogant, il s’exprime par des phrases où les  mots anglais sont de bons tons. Il ne voit aucun intérêt  à cette mission et n’a qu’une seule envie,  la terminer au plus tôt.  De plus, cette mission dans le nord de la France  n’est guère valorisante pour son CV…
Que serait une entreprise sans syndicat ? Je vous le demande. En la personne de Bernier, nous avons le représentant syndical de gauche. Bernier qui est contre le capitalisme, l’argent … le vrai syndicaliste, mais en qui Delcourt va trouver une aide précieuse pour son plan. Un plan sans scrupule qui va lui permettre de se séparer du quart de ses employés sans mettre la main à son portefeuille. Patron et syndicaliste se retrouvent  pour une fois du même côté…
Dans ce livre, c’est la bêtise de tout un système qui est  mise en avant et François Marchand n’épargne personne ! Mon bémol : j’ai trouvé la mise en route un peu longue et j’aurai bien aimé un livre un peu plus long.

Ce n’est pas tout à fait du baratin, le « stress » d’un patron. D’un vrai patron qui a des usines, pas d’un connard au vingt-cinquième étage d’un tour, qui se croit PDG parce que ses potes de l’inspection des Finances ou  de l’X-Mines l’ont pistonné là. Ces patrons-là, le  seul stress qu’ils ont, c’est de comparer dans le magazine Capital leurs rémunérations respectives.
D’autres avis :  Cathulu, Fattorius
Merci à Solène des Editions Le Cherche Midi pour ce livre.

lundi 11 octobre 2010

Joan Didion - Un livre de raison

Editeur : Robert Laffont- Date de parution : 09/09/2010 - 319 pages très longues...

Quatrième de couverture :
« Je serai le témoin de cette femme.» Ainsi commence le récit du séjour, et de la fin, de Charlotte Douglass à Boca Grande. Charlotte, jeune et belle Américaine, a gagné cette petite république d'Amérique centrale dans l'espoir de retrouver sa fille en fugue. La narratrice de l'histoire, c'est Grace Strasser-Mendana, une riche Américaine atteinte d'un cancer, ethnologue de formation, devenue, par son mariage, un personnage considérable à Boca Grande. Son enquête sur Charlotte va l'obliger aussi à s'interroger sur elle-même. Exotisme et sensualité se mêlent ici à une réflexion sur la nature du pouvoir et de l'esprit révolutionnaire. À travers le portrait de deux femmes d'exception, décrites avec une acuité chirurgicale, Joan Didion a montré, dans ce Livre de raison, qu'elle était une analyste hors pair de la destinée humaine.
Avertissement : ô toi le lecteur qui est habitué de ces lieux, toi qui lis la quatrième de couverture  au lieu d’un résume concocté par mes soins, tu te doutes que ceci est  de mauvaise augure…et tu as raison!
Après un début très laborieux pour savoir  qui était exactement Grace et sa fonction à Boca Grande, le reste de ma lecture a été très confuse. Entre passé et présent, de nombreux dialogues où Charlotte intervient, j’avoue être totalement passée à côté de cette lecture ! Je suis restée hermétique à ce livre (ou alors c’est l’inverse).
L’écriture est clinique,froide et je n’ai ni trouvé exotisme ni sensualité.  Je me suis ennuyée du début à la fin… et pire, je n’y ai trouvé aucun intérêt.
Et toujours ma devise : je ne fais pas  des tartines quand je n’ai pas aimé…
Merci à l’ami BOB  et aux éditions Robert Laffont …

Anna Luisa Pignatelli - Noir Toscan

Editeur : la Différence - Date de parution : 03/09/2009 - 123 pages

Voici un beau livre… un de ces  livres qui vous emporte par la beauté du texte.  Et il s’agit encore d’un auteur Italien qui nous parle de la campagne toscane et de la différence. Une nature âpre, sèche qui donne peu à ses habitants. Beaucoup l’ont déserté peu à peu pour la ville et le travail. Noir, lui, avait choisi  de venir s’y installer.  Noir, un surnom donné par les habitants à cet homme venu du Sud. Malgré les années qui ont passé, les hommes du village l’ont toujours considéré comme quelqu’un n’étant pas des leurs. Noir est un amoureux de la nature et des animaux, il les respecte avec humilité. Quand une louve apparait dans la région, la folie de tuer s’empare des hommes du village. Seul Noir veut protéger cette bête. Le combat de Noir pour la louve va devenir  son propre combat contre tous.
A travers ce livre, c’est la méfiance, l’hostilité des hommes envers un autre qui n’est pas issu de leurs terres qui est mis en exergue. Noir est veuf et son  le fils parti à Milan n’a pas voulu reprendre ce que Noir a bâti, entretenu  de ses propres mains. Il vit pou ainsi dire en exclu et n’a jamais  été accepté par les autres.  C’est la douleur d’un père, d’un homme qui saute aux yeux. Sa haine envers  les braconniers est une lutte de chaque instant pour cet homme âgé,  respectueux de la mère nature. On devine la fin sombre et tragique. Une écriture où une forme de poésie s’invite, des descriptions justes et touchantes, un livre qui est un hommage vibrant tout en pudeur à la nature Toscane…
Une belle découverte !
Merci à Katell pour ce livre voyageur.
La bête, que Mucciarini n’avait pas eu besoin de nommer tant elle était devenue  familière à leur haine, réussissait par sa seule présence à ébranler une tranquillité conquise par des siècles de civilisation.
On devait lui montrer qui était le plus fort.
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