mardi 19 octobre 2010

Kate O'Riordan - Le garçon dans la lune

Editeur : Folio - Date de parution : 04/06/2009 - 352 pages

Mariés depuis dix ans, le couple de  Julia et Brian bat de l’aile. Ils sont parents  d’un petit garçon Sam âgé de 7 ans. En se rendant en Irlande pour passer quelques jours chez le père de Brian, Sam trouve la mort. Contre toute attente, Julia décide de reste chez son beau-père Jérémiah  alors que Brian retourne en Angleterre et sombre dans la dépression. Julia travaille à la ferme familiale  en se soumettant à son beau-père, un homme taciturne et tyrannique.  Elle va découvrir un carnet rédigé par  la mère de Brian qui va éclairer le passé et bousculer le présent.
Un livre magnifique ! Dès les premières pages,  j’ai été happée par l’écriture de Kate O’Riordan et par l’histoire.  Car il s’agit d’un livre à tiroirs multiples qui traite de nombreux thèmes : le couple, la mort,  la famille, l’enfance,  la culpabilité…
Dès les premières lignes, on ressent la tension entre Julia et Brian. Julia est  autoritaire  et très protectrice envers Sam, elle décroche des remarques incessantes à son mari. Lui encaisse les reproches. Et le drame le plus affreux se produit :   la mort accidentelle de Sam. Un accident dont  Brian est responsable. Avec les souvenirs de Brian, on replonge dans son enfance : élevé « à la dure » par Jeremiah, l’impuissance de sa mère face à son mari et la mort de son frère jumeau. Le poids de la culpabilité écrase Brian. Julia se réfugie  dans des travaux de la ferme  pour échapper à son chagrin. Petit à petit, elle découvre la personnalité de son beau-père et en apprend davantage sur lui. On  remonte le fil de l’histoire Brian et de sa famille, une histoire sombre  qui cache un lourd secret.
La psychologie des personnages est saisissante, remarquable. Une histoire de famille dure, violente mais superbement traitée. L’écriture de Kate O’Riordan nous prend par la main, il n’y a qu’à se laisser guider...
Un coup de cœur !

dimanche 17 octobre 2010

Virginie Despentes - Apocalypse Bébé

Editeur : GRASSET- Date de parution : 18/08/2010 - 343 pages

Présentation de d'éditeur:
Valentine Galtan, adolescente énigmatique et difficile, a disparu. La narratrice, Lucie, anti-héroïne trentenaire, détective privée sans conviction ni talent engagée par la grand-mère de Valentine pour surveiller ses faits et gestes, l’a perdue sur un quai de métro parisien. Comment la retrouver ? Que faire des édifiantes photos de Valentine qui la montrent si expérimentée avec les garçons ? Aurait-elle rejoint sa mère, qu’elle n’a jamais connue, à Barcelone ? Le mieux pour Lucie serait de faire équipe avec la Hyène, une « privée » aux méthodes radicales, une femme puissante, au corps souple, plein d’une violence qui s’exprime par saccades : moyennant finances, et aussi par amusement, La Hyène accepte le marché. Voici les collègues mal appariées, l’une lesbienne volcanique, l’autre hétéro à basse fréquence, qui traversent la France et l’Espagne jusqu’à Barcelone à la recherche d’une petite fugueuse, une gosse mal grandie, une fille de la bourgeoisie qui finira – on ne vous en dit pas plus – par rejoindre le camp des irréductibles....

Et oui, encore un billet sur ce livre, je sais… PriceMinister m’ayant  proposé de lire soit Michel Houellebecq soit Virginie Despentes, j’avais opté pour faire  connaissance avec cette auteure.
J’avais commencé ce livre  et bout d’un trentaine de pages, je l’avais refermé pour deux raisons : l’histoire à laquelle je n’arrivais pas vraiment à accrocher mais surtout à cause du langage de Virginie Despentes. Vu toutes les critiques élogieuses, je l’ai ré-ouvert et je l’ai fini. Alors, non ce n’est pas un coup de cœur, et non, je n’ai pas aimé ce livre. J’ai trouvé l’écriture de l’auteure trash et provocante. Toutes les deux ou trois pages, les mots sont crus surtout de la part de la Hyène qui elle joue aussi sur carte de la provocation. A part le personnage du père de Valentine dont j’ai trouvé les descriptions assez crédibles, les autres m’ont semblé tendre vers la caricature. Et pour ce qui est de l’histoire, malheureusement, je n’y ai pas été sensible.  
Merci cependant à PriceMinister.
Antoine lui aussi n’a pas aimé ( on est au moins deux…).

samedi 16 octobre 2010

Lauren Groff - Fugues

Editeur : Plon Date de parution : 14/01/2010 - 264 pages

Neuf longues nouvelles dans ce recueil. Des nouvelles où sont brossés des portraits de femmes. Mon enthousiasme était à son point culminant  à la lecture des trois  premières.
Lucky Chow Fun met en scène une adolescente complexée dans une petite ville en Amérique. La petite  vie tranquille des habitants va être bouleversée par un évènement inattendu.
L. DeBar et Aliette m’a touchée. Une histoire d’amour entre un ancien champion de natation et la jeune fille  malade à qui il donne des leçons.
Avec Majorette, on est plongé dans l’Amérique de la classe moyenne. On découvre les rêves et les  ambitions  d’une jeune fille.
Et ensuite, ça s’est gâté…  Mon enthousiasme s’est effondré  très rapidement.  
Je suis passée à côté des autres nouvelles. Je n’ai pas franchement  compris où l’auteure voulait m’amener Kathel fait référence  pour l’écriture à Lorrie Moore, je suis d’accord avec elle. Mais ce recueil m’a fait la même impression globale que « Déroutes » de cette auteure. Un livre que j’avais abandonné car je ne m’enlisais dans ces vies. Ce sont des univers particuliers, des personnages auxquels je n’arrive pas à m’attacher… On suit des personnages et brusquement, on les quitte sans qu’il y ait une fin à l’histoire.  Et je n'aime pas ce genre de nouvelles.
Merci à l’ami BOB pour ce partenariat.
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...