lundi 25 octobre 2010

Parissss me revoici !

Dans le cadre du prix RFO du livre, je suis invitée à l'occasion de la délibération qui aura lieu le 25 novembre prochain à Paris. Le jury est composé de journalistes et d'écrivains.  

Les titres sélectionnés sont  les suivants :

« L’affaire de l’esclave Furcy »,
Mohammed Aïssaoui, Editions Gallimard
Maryse Condé, Editions JC Lattès
« Photo de groupe au bord du fleuve »,
Emmanuel Dongala, Editions Actes Sud
« Les affres d’un défi »,
Frankétienne, Editions Vents d’ailleurs
« Les Veuves de verre »,
Alexis Gloaguen, Editions Maurice Nadeau
« Dalonaz é shamayaz » (Bises et bisbilles),
Céline Huet, Editions Udir
« Saisons sauvages »,
Kettly Mars, Editions Mercure de France



N'ayant lu que le livre de Maryse Conde, je vais  essayer de lire les autres avant...
Paris, me revoici  fin novembre et je suis toute contente !

Elizabeth Strout - Olive Kitteridge

Editeur : ARCHIPEL - Date de parution : 06/10/2010 - 375 pages

Avertissement : Pour bien démarrer la semaine, rien de mieux qu’un très bon livre  ! Oui vous  avez  bien lu…
A travers 13 histoires, on découvre Olive Kitteridge, professeur de maths, mariée à un pharmacien Henry et mère de Christopher. La famille habite à Crosby, petite ville du Maine et l’on suit sur une période de trente ans Olive. Elle n'est jamais la narratrice du récit et on  la découvre  via le regard des autres.
Entre roman et nouvelles dont le fil conducteur serait Olive, j’ai pris énormément de plaisir à lire ce livre !   Au début, Olive  parait bougonne, autoritaire mais peu à peu on découvre sa personnalité plus en profondeur.  Dans certains des récits, elle intervient très peu et ce sont des thèmes comme la vieillesse, la solitude qui sont dépeints. L’écriture est vive, nette et précise comme les descriptions d’Olive : son franc- parler, sa gourmandise.  On s’interroge, on est titillé, on se demande qui elle est vraiment. Quelquefois elle semble être détestée ou alors admirée. L’épouse qui semble froide, la mère possessive, le professeur exigeant se révèle une femme loin d'être antipathique.  Au fil des pages,  les différentes facettes d’Olive apparaissent et la montre comme tout à chacun : une personne avec ses forces et ses faiblesses. Et avec cette trame, c'est autant de vies avec leurs hauts et leurs bas qui nous sont décrites sans fausse note...
C’est avec regret que j’ai refermé ce livre tellement je l’ai aimé ! Un livre qui nous décrit avec  brio  la personnalité humaine...
Merci à Keisha pour le prêt, les billets de Cathulu, Gwen, ClaudiaLucia, le Pandémonium littéraire

dimanche 24 octobre 2010

Dominique Mainard - Je voudrais tant que tu te souviennes

Editeur : Gallimard - Date  de parution : 25/05/2009 - 364 pages pour un beau voyage...

Il y a des livres vers lesquels je  vais les yeux fermés, en toute confiance  parce  que je suis certaine d’y trouver un univers. Les livres de Dominique Mainard en font partie.
Avec  je voudrais tant que tu souviennes,  j’ai retrouvé l’ambiance du ciel des chevaux et de leur histoire.
Une banlieue triste et grise comme tant d’autre aux abords d’une petite ville.  Mado est un femme âgée dont la mémoire s’enfuit. Alda a toujours pris soin d’elle, Alda et ses cartes qui disent l’avenir. Mais un jour Alda décide de retourner dans son pays. Elle fait promettre à sa nièce Julide de continuer à veiller sur Mado.  Un jeune homme qui vit la tête dans le ciel,  les pieds sur les toits arrive en ville et Mado en tombe amoureuse.  Julide, 16 ans, enfant de l’immigration apprend que ses parents lui ont  trouvé un futur mari.  
Dans ce livre à  l’écriture si sensible et où la poésie perle, on suit ces personnages. Des personnages bien loin des clichés. Mado qui n’a plus de repère de temps et si fragile, Julide qui la protège et  qui veut l’empêcher de tomber amoureuse de ce couvreur. Julide joue le  rôle de sa mémoire car Mado a perdu la notion du temps.  Elle se croit encore jeune et l’amour est toujours  possible à ses yeux. Julide  se bat avec la réalité : un cousin que ses parents  veulent qu’elle épouse, ses cours de sténo  et veiller sur Mado. Une histoire  d’amour qui semble impossible. Pas de heurt ou de fracas, juste  la mémoire qui  se souviendra et qui laissera place à une belle histoire.
Encore  un beau voyage en  apnée totale bercée par l’écriture de Dominique Mainard.
Un titre qui m’a tout de suite rappelé  la chanson de Serge Gainsbourg :
Oh je voudrais tant que tu te souviennes
Cette chanson était la tienne
C'était ta préférée, je crois
Qu'elle est de Prévert et Kosma

Cette chanson, Les Feuilles Mortes
S'efface de mon souvenir
Et ce jour là, mes amours mortes
En auront fini de mourir
Les billets de Sylire et  de Gambadou
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