Vous avez été nombreux à tenter votre chance au jeu de mercredi dernier pour gagner des places de ciné à l'occasion de la sortie du film " L'homme qui voulait vivre sa vie".
Aux question hyper-compliquées ( je l'avoue), les réponses étaient très simples:
Qui est l’auteur du livre dont est tiré le film ?
A- Douglas Kennedy
Qui est l’interprète masculin ?
C- Romain Duris
Vers quel métier va se tourner l’homme qui voulait vivre sa vie ?
B- Photographe
Attention... roulement de tambour....truttt...
Et, les gagnantes sont :
Marie (du blog Lecture & Cie), SophieLJ, Nanou22 et Elise
Merci de me transmettre par mail vos adresses postales!
Et pour les perdant(e)s, on se console et on file chez Leiloona pour retenter sa chance.
samedi 6 novembre 2010
vendredi 5 novembre 2010
Markus Zusak - La voleuse de livres
Éditeur : Pocket- Date Parution : 20/03/2008- 632 pages
Allemagne, 1939, Liesel Meminger âgée de 9 ans est conduite à la gare avec son frère par sa mère. Les deux enfants doivent être placés dans une famille d’adoption car leur mère ne peut plus s’occuper d’eux. C’est à ce moment que la narratrice intervient : la Mort. Elle emporte avec elle le petit frère de Liesel. Après l’enterrement, la fillette ramasse un livre dans la neige. Ce sera son premier livre volé. Arrivée à Molching, elle s’habitue peu à peu à ses parents adoptifs Hans et Rosa Huberman. Elle se fait un ami Rudy qui est amoureux d’elle. La guerre survient et les conditions de vie en Allemagne sont loin d’être faciles. Même si la Mort a beaucoup de travail, elle continue de garder un œil sur Liesel et les siens.
Dire que j’ai adoré ce livre serait mentir. Oui, j’ai été touchée par l’histoire de Liesel, cette fillette attachante qui va trouver dans les livres un réconfort. Mais bien plus que Liesel, j’ai aimé la narratrice, la Mort. A travers elle, c’est l’Histoire et la stupidité des Hommes qui est décrite. Elle en devient humaine et presque compatissante. Elle s’adresse au lecteur, mettant le doigt là où ça fait mal : les milliers de mort, les chambres à gaz. Pour en revenir à l’histoire, Rosa est dure, sévère, elle jure souvent et n’hésite pas à utiliser sa cuillère en bois pour taper Liesel. Hans est très proche de Liesel, c’est lui qui lui apprend à lire, il est présent chaque nuit quand elle fait des cauchemars. Sous ses apparences calmes, il s’agit d’un homme qui voit d’un mauvais œil la popularité d’Hitler. Liesel grandit en même temps que la guerre éclate et perdure. Des temps durs en Allemagne où tous les efforts doivent être pour le Führer. La nourriture manque, Liesel et Rudy volent, chapardent pour se remplir de temps en temps l’estomac. Liesel aimant les livres ne pourra pas s’empêcher d’en voler d’autres. Hans mettra sa vie en danger et celle de sa famille en hébergeant un Juif. Et Rosa n’ira pas contre les agissements de son mari. Tout le livre est ponctué de mots d’allemand surtout dans les conversations mais ça ne m’a pas gênée. Mon amour pour la langue allemande (bêtement abandonnée au lycée) y est peut-être pour quelque chose… Bien que le sujet soit grave, il y a des étincelles de joie et de l’espoir à travers le personnage de Liesel.
L’auteure glisse des jeux de mots en rapport avec l’Histoire : Il se tourna vers le Führer et ne s’adressa plus qu’ à lui. (..)"Dans ce cas, je suis tout prêt à fermer les yeux sur les méthodes peu orthodoxes que vous pourriez utiliser pour envoyer au tapis cette engeance juive." Il hocha la tête très courtois. "Est ce clair ?". Le Führer prononça alors ses premiers mots. "Comme du cristal ".
Mais, il s'agit d'un livre destiné à un public plus jeune. Et je l’ai ressenti tout au long de ma lecture...
Allons-voir ce que les autres participantes à cette lecture commune en ont pensé : Canel, Valérie, Cynthia, Ellcrys, Mango, Lalou, George, Herisson08 et aBeiLLe.
Pour moi, le ciel était couleur Juifs.
Quand leurs corps s’étaient en vain rués sur la porte pour trouver une issue, leurs âmes s’élevaient. Quand leurs ongles avaient griffé le bois et parfois même y restaient plantés par la force du désespoir, leurs âmes venaient vers moi, je les accueillais dans mes bras et nous quittions ces douches par le toit pour gagner l’immensité de l’éternité. Je n’arrêtais pas. Minute après minute. Douche après douche.
Allemagne, 1939, Liesel Meminger âgée de 9 ans est conduite à la gare avec son frère par sa mère. Les deux enfants doivent être placés dans une famille d’adoption car leur mère ne peut plus s’occuper d’eux. C’est à ce moment que la narratrice intervient : la Mort. Elle emporte avec elle le petit frère de Liesel. Après l’enterrement, la fillette ramasse un livre dans la neige. Ce sera son premier livre volé. Arrivée à Molching, elle s’habitue peu à peu à ses parents adoptifs Hans et Rosa Huberman. Elle se fait un ami Rudy qui est amoureux d’elle. La guerre survient et les conditions de vie en Allemagne sont loin d’être faciles. Même si la Mort a beaucoup de travail, elle continue de garder un œil sur Liesel et les siens.
Dire que j’ai adoré ce livre serait mentir. Oui, j’ai été touchée par l’histoire de Liesel, cette fillette attachante qui va trouver dans les livres un réconfort. Mais bien plus que Liesel, j’ai aimé la narratrice, la Mort. A travers elle, c’est l’Histoire et la stupidité des Hommes qui est décrite. Elle en devient humaine et presque compatissante. Elle s’adresse au lecteur, mettant le doigt là où ça fait mal : les milliers de mort, les chambres à gaz. Pour en revenir à l’histoire, Rosa est dure, sévère, elle jure souvent et n’hésite pas à utiliser sa cuillère en bois pour taper Liesel. Hans est très proche de Liesel, c’est lui qui lui apprend à lire, il est présent chaque nuit quand elle fait des cauchemars. Sous ses apparences calmes, il s’agit d’un homme qui voit d’un mauvais œil la popularité d’Hitler. Liesel grandit en même temps que la guerre éclate et perdure. Des temps durs en Allemagne où tous les efforts doivent être pour le Führer. La nourriture manque, Liesel et Rudy volent, chapardent pour se remplir de temps en temps l’estomac. Liesel aimant les livres ne pourra pas s’empêcher d’en voler d’autres. Hans mettra sa vie en danger et celle de sa famille en hébergeant un Juif. Et Rosa n’ira pas contre les agissements de son mari. Tout le livre est ponctué de mots d’allemand surtout dans les conversations mais ça ne m’a pas gênée. Mon amour pour la langue allemande (bêtement abandonnée au lycée) y est peut-être pour quelque chose… Bien que le sujet soit grave, il y a des étincelles de joie et de l’espoir à travers le personnage de Liesel.
L’auteure glisse des jeux de mots en rapport avec l’Histoire : Il se tourna vers le Führer et ne s’adressa plus qu’ à lui. (..)"Dans ce cas, je suis tout prêt à fermer les yeux sur les méthodes peu orthodoxes que vous pourriez utiliser pour envoyer au tapis cette engeance juive." Il hocha la tête très courtois. "Est ce clair ?". Le Führer prononça alors ses premiers mots. "Comme du cristal ".
Mais, il s'agit d'un livre destiné à un public plus jeune. Et je l’ai ressenti tout au long de ma lecture...
Allons-voir ce que les autres participantes à cette lecture commune en ont pensé : Canel, Valérie, Cynthia, Ellcrys, Mango, Lalou, George, Herisson08 et aBeiLLe.
Pour moi, le ciel était couleur Juifs.
Quand leurs corps s’étaient en vain rués sur la porte pour trouver une issue, leurs âmes s’élevaient. Quand leurs ongles avaient griffé le bois et parfois même y restaient plantés par la force du désespoir, leurs âmes venaient vers moi, je les accueillais dans mes bras et nous quittions ces douches par le toit pour gagner l’immensité de l’éternité. Je n’arrêtais pas. Minute après minute. Douche après douche.
jeudi 4 novembre 2010
Louise Erdrich - La malédiction des colombes
Éditeur : Albin michel- Date de parution : 18/08/2010 - 480 pages
Dakota du Nord, Pluto, une petite ville bâtie fin du XIX siècle très près d’une réserve indienne. Des familles s’y sont installées, les Hommes blancs sont venus avec leur religion et lorgnent sur les terres indiennes. 1911 : une famille entière de fermiers est tuée sauf le bébé. Les différences entre les deux communautés seront les plus fortes, les têtes de trois indiens se balanceront au nœud d’une corde. Seul Mooshum n’a pas été pendu. Pourquoi ? Les habitants et leurs descendants doivent vivre avec ce drame. Les questions, les mensonges drapés de secrets enveloppe cette tragédie sans que le vrai coupable ait été trouvé.
Roman polyphonique par excellence, le livre s’ouvre sur l’année 1966. Evelina aime écouter les histoires de son grand-père Mooshum. Tour à tour, plusieurs personnes de différentes familles prennent la parole. Astucieusement construit, on suit des personnes au début de la naissance de Pluto et leurs descendances. Un prédicateur illuminé et sa femme Marn, un juge, un médecin, une équipe de géomètres partis en reconnaissance… Tous sont liés par le sang ou par des secrets. Le récit n’est pas linéaire, on remonte le fil du temps puis on revient à Evelina qui découvrira la vérité. Au fil des années, le brassage de communautés aura lieu car il y est question également d’amour, de trahisons et de remords.
Il s’agit d’un livre dense, foisonnant sur le poids de la culpabilité des générations, des différences entre deux communautés et la peur de l’autre qui amène à la folie.
J’ai lu ce livre en apnée totale… Une fois commencé, je n’ai pas pu le lâcher. L’écriture est limpide et Louise Erdrich dirige magistralement ses personnages comme un chef d’orchestre. Un roman magnifique!
Les billets de Kathel et de Keisha qui renvoient à d’autres chroniques.
Je remercie les éditions Albin Michel pour ce livre.
Ce livre peut voyager jusqu'à chez vous ... inscription par commentaire ou par mail.
Dakota du Nord, Pluto, une petite ville bâtie fin du XIX siècle très près d’une réserve indienne. Des familles s’y sont installées, les Hommes blancs sont venus avec leur religion et lorgnent sur les terres indiennes. 1911 : une famille entière de fermiers est tuée sauf le bébé. Les différences entre les deux communautés seront les plus fortes, les têtes de trois indiens se balanceront au nœud d’une corde. Seul Mooshum n’a pas été pendu. Pourquoi ? Les habitants et leurs descendants doivent vivre avec ce drame. Les questions, les mensonges drapés de secrets enveloppe cette tragédie sans que le vrai coupable ait été trouvé.
Roman polyphonique par excellence, le livre s’ouvre sur l’année 1966. Evelina aime écouter les histoires de son grand-père Mooshum. Tour à tour, plusieurs personnes de différentes familles prennent la parole. Astucieusement construit, on suit des personnes au début de la naissance de Pluto et leurs descendances. Un prédicateur illuminé et sa femme Marn, un juge, un médecin, une équipe de géomètres partis en reconnaissance… Tous sont liés par le sang ou par des secrets. Le récit n’est pas linéaire, on remonte le fil du temps puis on revient à Evelina qui découvrira la vérité. Au fil des années, le brassage de communautés aura lieu car il y est question également d’amour, de trahisons et de remords.
Il s’agit d’un livre dense, foisonnant sur le poids de la culpabilité des générations, des différences entre deux communautés et la peur de l’autre qui amène à la folie.
J’ai lu ce livre en apnée totale… Une fois commencé, je n’ai pas pu le lâcher. L’écriture est limpide et Louise Erdrich dirige magistralement ses personnages comme un chef d’orchestre. Un roman magnifique!
Les billets de Kathel et de Keisha qui renvoient à d’autres chroniques.
Je remercie les éditions Albin Michel pour ce livre.
Ce livre peut voyager jusqu'à chez vous ... inscription par commentaire ou par mail.
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