samedi 4 décembre 2010

Lamia Berrada-Berca - Eclatantes soltitudes

Editeur: Mon petit éditeur - Date de parution : 09/01/2010 - 126 pages

Franck, la quarantaine, travaille dans la finance. Une situation professionnelle où il est souvent en déplacement, pas de femme ou d’enfant. Célibataire sur le papier, il multiplie les relations d’un soir à gauche et à droite. Il revoit un ami de promo, Philippe,  marié depuis plusieurs années à Gina. Celui-ci lui annonce son intention de divorcer et lui demande un service inhabituel. Au même moment, une de ses anciennes maitresses Anya lui apprend qu’elle est enceinte.
J’ai été bluffée par l’écriture ce livre très belle, ciselée et aux accents poétiques. Mais beaucoup moins par l’histoire… Franck est un businessman par définition. L’argent, c’est son domaine. Toujours à courir derrière et en remporter  des contrats juteux. Avec lucidité et une pointe de cynisme, il fait le constat de sa vie. Sa vie sentimentale se résume à des maîtresses ou des femmes d’un soir qu’il revoit à lors de ses déplacements.  Et pas d’ami. Quand une de ses ex lui annonce qu’elle est enceinte, Franck se retrouve face à des choix. Assumer ou pas cette paternité, cet enfant.  J’ai trouvé très peu  crédible l’histoire de l’ancien copain de promo qui refait surface tout d’un coup. Et à partir de ce moment là, la suite m’est apparue incongrue.  Même si certaines pensées de Franck sont intéressantes et prêtent à réflexion, il y a des clichés comme son appartement qu’il reconnait à peine tant il est peu chez soi... Une histoire comme des fragments épars de vies qui m’ont parus irréels et auxquels je n’ai pas accroché.
Je retiendrai  l’écriture de l’auteure qui m’a séduite !
Merci à l’ami BOB et à mon petit éditeur  pour cette découverte.
Parce qu’on ne dit pas. On en pense pas à transformer le poids des silences, à créer la parole au milieu du vide, et à combler petit à petit, tous les espaces, entre. On apprend plutôt à gagner du temps, oui. A gagner de l’argent. On devient homme en perdant de vue, lentement, cette petite part d’humain qui se nourrit du doute et de l’erreur…

jeudi 2 décembre 2010

Qu'est ce que vous faites samedi?

Qu’est ce que vous faites samedi prochain? Pour ceux et celles  qui habitent Paris ou les environs, ils peuvent aller faire un tour, non pas à Lambé, mais à Sciences Po.
Et oui, cette institution ouvre ses portes samedi 4 décembre. Pas pour des débats politiques mais à l’occasion de la 63ème Journée Dédicaces. Cette année, le thème est la singularité. Pour être précise, le thème est "Littératures du singulier".  Près d’une centaine d’auteurs seront présents avec des « têtes d’affiche » mais aussi Guillaume de Fonclare, Laurent Binet, Anne Savelli, Marie Le Gall, Blandine Le Callet, Sarah Chiche, Martin Provost… Je n‘ai cité que les auteurs que j’aurais aimé rencontrer.
Une table-ronde littéraire avec l’équipe de l'émission de France Culture "Des Papous dans la Tête"  et un débat sur "Lire et écrire à l'ère du numérique" sont  également au programme.
Tous les détails de cette journée sont ici.

mercredi 1 décembre 2010

Harper Lee - Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur

Éditeur : Livre de poche - Date de parution : 03/2007 - 448 pages

Début des années 1930, l’Amérique est frappée de plein fouet par  la Grande dépression. Nous sommes à Maycomb dans  l’Alabama. Depuis la mort de sa femme, Atticus Finch élève seul ses deux enfants : Jem et Scout. Scout est une  petite fille, un peu garçon manqué mais surtout intelligente et curieuse.  Atticus est avocat dans cette petite ville où tout le monde se connaît. Commis d’office, il va devoir  défendre un Noir accusé d’avoir violé une jeune fille Blanche.

C’est  à travers le regard de Scout que cette histoire est racontée. Au début, elle est âgée de 6 ans et  j’ai été surprise par son intelligence et sa vivacité d’esprit. La première partie du livre où l’on découvre la vie de Scout, principalement ses jeux d’enfant et le voisinage,  m’est apparue longue. Après ce démarrage un peu difficile, j’ai trouvé la deuxième partie du livre plus intéressante. Atticus, leur père, est un homme droit, intègre pour qui les valeurs morales et humanistes sont importantes. Et il  transmet  ses valeurs à ses deux enfants.  Quand Atticus est commis d’office pour défendre Tom Robinson, il ne juge pas son client à sa couleur de peau. Nous sommes en 1930 dans un état du Sud, la ségrégation et  les préjugés envers les gens de couleur  sont présents et bien ancrés. Il  va défendre son client avec conviction et foi même s’il sait que ce procès est joué d’avance. Scout a grandi, elle a 9 ans et elle pose des questions sur le monde qui l’entoure.  Calpurnia qui travaille chez eux est noire de peau. Atticus et  ses enfants la respectent et la considèrent comme une des leurs. Ce procès va entrainer dans son sillage des insultes et  de la bassesse.  Toute la famille est impactée.Scout comprendra que tout le monde n’est pas bien attentionné et que les convictions de son père ne sont  pas partagées pas tous.  Jem, jeune adolescent, éprouvera de la révolte envers ces attitudes méprisantes.

L'ensemble du récit est ponctué de tendresse, d’humour et Scout se révèle attachante. J'ai aimé son franc-parler et son côté garçon manqué. Atticus est un homme qui inspire du respect et beaucoup d'humilité ...
Ce livre est un plaidoyer pour l’égalité des Hommes. Une lecture agréable malgré une première partie un peu trop longue à mon goût !
Mais, de par mes dernières lectures, je n'ai peut-être pas su apprécier ce livre à sa juste valeur...

Il s'agit d'une lecture dans le cadre du blogoclub organisé par Sylire et Lisa.

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