samedi 18 décembre 2010

Amour, paix ... et Hymnes à la haine

Et bien oui, en cette période où la fraternité est de mise, je mets Hymnes à la haine  en livre voyageur. J’ai mesuré l’enveloppe, elle fait moins de 2 cm d’épaisseur et passe comme une lettre à la poste ! Oui, je sais, mon jeu de mots est archi nul mais j’assume…
Tiens d’ailleurs, si chère Dorothy Parker était toujours parmi nous, je me demande ce qu’elle aurait écrit à notre sujet. Non, pas de poème assassin de ma part car je dois penser  à ma future bonne résolution ...écrire du gai !

vendredi 17 décembre 2010

Nancy Huston - Prodige

Éditeur : Actes Sud - Date de parution : 2001 - 173 pages

Lara, pianiste, met au monde sa fille  Maya bien avant terme. L’enfant est une grande prématurée. Lara est  présente chaque jour à ses côtés dans ce combat pour la vie. Lui parler mais surtout  lui raconter, lui transmettre et lui insuffler la musique. Robert son mari s’éclipse devant cette  relation. Les années ont passé, Maya est un enfant gaie, pétillante, une libellule qui joue de toute son âme du piano.  Elles habitent  avec Sofia, la mère de Lara, pianiste d’origine Russe.
Sur  la quatrième de couverture, il est indiqué : « Un conte polyphonique poignant qui explore les frontières entre rêve et folie, amour et douleur, art et réalité » et je suis totalement d’accord. Ils sont plusieurs à prendre la parole bien sûr Lara et Sofia les deux femmes de la maison puis Maya. Mais aussi Robert, l’époux qui sent impuissant devant la relation fusionnelle de sa femme et de sa fille. Une relation qui prend naissance alors que Maya est en couveuse. Lara lui parle mais surtout lui communique la musique pour qu’elle vive. Lara donne des cours de piano. C’est  sa mère Sofia qui le lui a enseigné. Pas en s’amusant mais avec exigence.  Sofia, la grand-mère Russe, est une perfectionniste. Même si Lara est douée, elle n’est pas un prodige. Or, Maya en est une. Sous ses doigts, la musique nait et vit. Plus Maya grandit, s’épanouit et joue comme une virtuose et plus Lara sombre, s’enferme dans un autre monde. La fin est inattendue. Triste, belle et inversant les rôles. Tout au long du livre,  la musique est présente. Douce ou vive mais toujours passionnelle comme la relation entre Maya et Lara.
Une lecture  magnifique qui m’a remplie d’émotions !

jeudi 16 décembre 2010

Maud Lethielleux - Tout près le bout du monde

Éditeur : Flammarion - Date de parution : 13/11/2010 - 509 pages qui se lisent toutes seules...

Ils sont trois  à arriver chez Marlène : un enfant Malo et deux adolescents Solam et Jul. Ce ne sont pas des vacances mais un endroit pour se reconstruire et  aller mieux. Leur  seule obligation : écrire chaque jour une page dans un journal intime et aider à la rénovation de la grange.  
On découvre petit à petit à travers leurs écrits qui ils sont et  pourquoi ils sont là. Malo, petit garçon  de 11 ans, déboussolé de ne plus pouvoir vivre avec Cynthia et qui focalise sur son transit intestinal. Jul dont l’amour pour un certain Ley l’a conduite à ne plus manger  et à vivre dans la rue. Et puis, Solam. Le rebelle, la tête forte,  rempli de violence contre le monde. Chacun à leur façon, ils s’expriment, couchent sur le papier leurs impressions et leurs questions. Malo et ses mots remplis de pudeur, Jul et ses lettres adressées à son amour et Solam qui déverse des mots durs et agressifs envers Marlène. Ensemble, ils vont s’aider. Par des petits bouts de rien qui vont faire de grandes choses.  Au fur et  à mesure, on prend connaissance de leurs histoires, de leur passé. Des histoires pas gaies car il n’y a pas d’âge, hélas, pour être malmené ou fracassé par la vie. Marlène apparait à travers leurs histoires. On la découvre, on en apprend plus sur elle. Au fil des mois, ces trois personnages fragiles avec des bleus  à l’âme vont retrouver goût à la vie. Gagner en stabilité, retrouver la confiance perdue et pouvoir aller de l’avant.
J’ai lu ce livre classé en littérature jeunesse avec le cœur serré. Et, je suis tellement émue que j’en parle mal... Ecrit avec de l'humour et beaucoup  de sensibilité mais sans jamais tomber dans le larmoyant, Maud Lethielleux réussit à se glisser dans la peau de chacun de ses personnages. J’ai eu l’impression de lire réellement les journaux de Malo, Solam et Jul. Touchant et juste, ce livre est une formidable et très belle leçon de vie !
Les billets de Cathulu, Leiloona, Saxaoul qui le fait voyager, Herisson08 et d'Anne-Sophie
Un grand merci à Flammarion pour  cet envoi ! 
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