dimanche 19 décembre 2010

Michael Chabon - Des garçons épatants

Éditeur : Robert laffont - Date de parution : 10/11/2010 - 552 pages

Extrait de la présentation Editeur  : Devenu adulte et professeur de lettres à l’université de Pittsburg, Grady travaille, ou plutôt se débat depuis près d’une décennie avec son nouveau roman, un manuscrit proche de l’absurde et bourré d’inutiles digressions de plus de deux mille pages, intitulé Des garçons épatants. La vie de Grady est aussi peu linéaire que son roman. Tout juste quitté par sa femme, il vient d’apprendre que sa maîtresse Sara, la présidente de son université, la femme de son supérieur hiérarchique, est enceinte de lui. Et comme si cela ne suffisait pas, Grady se convainc qu’il est passionnément amoureux d’une de ses étudiantes, la jeune Hannah…
Autour de Grady gravitent deux autres personnages principaux : Terry Grabtree, flamboyant et cynique explorateur de diverses drogues et autres plaisirs, qui vient de se faire virer de son poste d’éditeur, et James Leer, un des plus fervents disciples de Grady, jeune homme anxieux et fragile, mythomane avéré et atteint d’une attirance morbide pour les suicides de stars hollywoodiennes.
Et oui, j’ai eu la paresse de faire un résumé car si j’ai  débuté ma lecture sur des chapeaux de roue, je l’ai terminé non seulement désenchantée mais en diagonale
L’écriture m’a séduite au départ avec le cocktail humour et ironie. Ajouter à cela un rythme sans temps mort, des situations assez incongrues et j’étais sur un petit nuage. Mais le fameux mais, au bout de 200 pages, entre les verres de whisky que Graddy s’enfile pratiquement en continu, et ses fumettes, je crois avoir fait moi-même un certain malaise.  Lassée de Graddy et de tout son entourage, mon engouement est tombé aussi vite qu’un soufflé sorti trop tôt du four.  Après que tout ce petit monde se soit agité et fatigué,  ça s’englue. Les péripéties n’en sont plus (ou alors c’est parce qu’il y en a eu de trop au départ), bref j’ai trouvé que le tout s’embourbait.
Je voulais découvrir cet auteur, c’est chose faite. De là à tenter  un autre de ses livres, c’est une autre histoire…
L’avis de Voyelle et consonne

samedi 18 décembre 2010

Amour, paix ... et Hymnes à la haine

Et bien oui, en cette période où la fraternité est de mise, je mets Hymnes à la haine  en livre voyageur. J’ai mesuré l’enveloppe, elle fait moins de 2 cm d’épaisseur et passe comme une lettre à la poste ! Oui, je sais, mon jeu de mots est archi nul mais j’assume…
Tiens d’ailleurs, si chère Dorothy Parker était toujours parmi nous, je me demande ce qu’elle aurait écrit à notre sujet. Non, pas de poème assassin de ma part car je dois penser  à ma future bonne résolution ...écrire du gai !

vendredi 17 décembre 2010

Nancy Huston - Prodige

Éditeur : Actes Sud - Date de parution : 2001 - 173 pages

Lara, pianiste, met au monde sa fille  Maya bien avant terme. L’enfant est une grande prématurée. Lara est  présente chaque jour à ses côtés dans ce combat pour la vie. Lui parler mais surtout  lui raconter, lui transmettre et lui insuffler la musique. Robert son mari s’éclipse devant cette  relation. Les années ont passé, Maya est un enfant gaie, pétillante, une libellule qui joue de toute son âme du piano.  Elles habitent  avec Sofia, la mère de Lara, pianiste d’origine Russe.
Sur  la quatrième de couverture, il est indiqué : « Un conte polyphonique poignant qui explore les frontières entre rêve et folie, amour et douleur, art et réalité » et je suis totalement d’accord. Ils sont plusieurs à prendre la parole bien sûr Lara et Sofia les deux femmes de la maison puis Maya. Mais aussi Robert, l’époux qui sent impuissant devant la relation fusionnelle de sa femme et de sa fille. Une relation qui prend naissance alors que Maya est en couveuse. Lara lui parle mais surtout lui communique la musique pour qu’elle vive. Lara donne des cours de piano. C’est  sa mère Sofia qui le lui a enseigné. Pas en s’amusant mais avec exigence.  Sofia, la grand-mère Russe, est une perfectionniste. Même si Lara est douée, elle n’est pas un prodige. Or, Maya en est une. Sous ses doigts, la musique nait et vit. Plus Maya grandit, s’épanouit et joue comme une virtuose et plus Lara sombre, s’enferme dans un autre monde. La fin est inattendue. Triste, belle et inversant les rôles. Tout au long du livre,  la musique est présente. Douce ou vive mais toujours passionnelle comme la relation entre Maya et Lara.
Une lecture  magnifique qui m’a remplie d’émotions !
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