lundi 21 février 2011

Emilie Desvaux - A l'attention de la femme de ménage

Éditeur : Stock - Date de parution : 12/01/2011 - 182 pages

Il s’agit d’un premier roman et c’est ô combien délicat d’écrire noir sur blanc que je n’ai pas accroché à ce livre. En fait, je n'ai pas réussi à rentrer dans cette histoire et à trouver ma place…
« Elle » raconte, prend à témoin une énigmatique femme de ménage. Sa femme de ménage qui vient tous les jeudis. Pas de mots inutiles échangés  entre elles, juste le strict minimum. Elle a 37 ans, elle est veuve depuis peu et  sans enfant. Elle habite dans une grande maison entourée d’un jardin. La maison où elle toujours vécu depuis qu’elle est née. Elle n’est pas seule car Marie-Jeanne, la jeune et belle cousine de son défunt mari s’est invitée à rester. Une relation sensuelle amoureuse naît entre les deux femmes mais elle voudrait que Marie-Jeanne parte et que tout cesse.

Qui est cette femme ? Aux premiers abords, on dirait qu’elle se languit, nonchalante, qu'elle passe ses journées à  attendre que le temps passe.  Ce récit est une longue lettre adressée à sa femme  de ménage. Elle ne connait rien d’elle mais c’est à cette femme silencieuse  qu’elle se confie. Je me suis posée la question de savoir si cette femme de ménage existait ou si elle était le fruit de son imagination.  Sa vie semble fade, triste, sans goût. Avec un mariage où l’amour s’était éteint. La mort accidentelle  de son mari ne l’a ni plongée dans un immense désarroi ni dans le chagrin. Elle vit enveloppée dans ses souvenirs d’enfance et d’adolescence. Une mère distante, sèche. Un père affectueux. De trop, peut-être. Je n’ai pas compris  si elle faisait allusion à un amour incestueux ou à des gestes déplacés.  Marie-Jeanne est un rayon de soleil. Jeune et insouciante, elle se laisse porter par la vie. Mais sa présence l'envahit peu à peu et  le désir fait  place à une méchanceté froide.  Je me suis sentie perdue dans ce récit, dans cette maison et dans cette relation avec Marie-Jeanne. Perdue, cherchant mon chemin entre ses souvenirs, ses fantasmes. Une confusion désagréable en ce qui me concerne. Je me suis demandée où elle m’emmenait. Le sentiment d’être mal à l’aise m’a mise sur la défensive. Et,  je me suis sentie totalement étrangère à cette lecture.
Merci Laure-Anne !


dimanche 20 février 2011

Autopsie d'un mariage

Alors que Gwen fête aujourd'hui ses 18 ans de mariage, elle nous invite à la  manière des personnages de Blandine Le Callet dans Une pièce montée à raconter, imaginer...

Ah, un mariage supplémentaire pour ma commune. C’est bien ! Avec ça, le village ne va pas mourir. Tous ces jeunes ils feront des enfants qui iront à l’école. Encore que ces deux là, je ne sais pas s’ils en auront. Le marié a l’air d’un nigaud et la mariée n’est pas une beauté, loin de là !  Et le commerce ? J’oubliais ! Ginette qui se plaignait de n’avoir plus personne à sa supérette. Eh bien, ces couples,  ils consommeront. Je souris, allez, ils vont signer le registre et je vais leur faire cadeau d’une bouteille de champagne. Ils seront contents, émus et reconnaissants. Je vois déjà les parents du marié qui lorgnent sur le cadeau. J’ai trouvé une astuce, j’achète du bon champagne sur le compte de la mairie. Je garde la belle boîte et je le remplace par du mousseux premier prix. dans une semaine, c’est l’anniversaire du fiston... ça tombe bien !
Je ne  sais pas pourquoi Monsieur le Maire a voulu que je sois là aujourd’hui. Est-ce qu’il a besoin d’une adjointe pour célébrer un mariage ? Enfin, je ne vais me plaindre. J’ai posé sur la table mon carnet où je les note tous. Ce couple c’est le troisième de l’année. Et bien pas de chance pour eux ! J’applique les statistiques à la lettre : un mariage sur trois finit par un divorce et bien, ce sera vous ! Quel plaisir de barrer  déjà leurs noms. Franchement, les gens devraient réfléchir et se renseigner. Et je peux affirmer  que d’ici moins de deux ans, leur mariage ne sera plus qu'un mauvais souvenir. Oh oui, ils la maudiront cette journée !Je souris à toute l’assemblée, s’ils savaient ce que je pense. Allez oui, c’est le plus beau jour de votre vie, on en reparlera...
Je me demande d’où mon fils a pris ce physique. Sûrement pas de mon côté,  il a l’air d’un poireau ! Comment un homme aussi beau que moi a pu donner ce  résultat ? Désespérant ! Et dire qu’il a fallu payer et l’inscrire sur Internet. Et tout ça pour quoi ? Pour trouver cette grosse dinde qui habitait à moins de 50 kilomètres.  Moi je n’avais que l’embarras du choix, elles me courraient toutes après ! Tiens, la tante du dindon me regarde et je devine l’éclosion d’un sourire. Elle n’est pas trop mal. Mais Ce n’est parce qu’on a 50 ans, qu’on est obligé de faire dans la gaine et la culotte Damart ! Je vise sa fille toute pimpante dans sa petite robe moulante. Oh oui, je devine ses petits seins qui n’attendent que moi … La journée ne sera pas perdue.
Il parait que certaines pleurent lorsqu’elles marient leur fille. C’est idiot. Voilà le maire qui décline son identité «  fille de Monsieur Perron Jean et de Madame Perron Martine ». S’il savait. Personne ne sait. Même pas mon mari. Ma fille est ma croix que je porte depuis 28 ans. Rien qu’à la voir ou la  regarder,  je me sens sale et humiliée. Je n’ai jamais pu aimer cet enfant. Elle m’inspire du dégoût, de la haine. Il y a 28 ans, un soir que je revenais de l’usine, ils m’attendaient près d’un bosquet. J'avais 21 ans. Deux d’entre eux  se sont mis  devant mon vélo et le troisième se tenait près de moi. Il puait l’alcool et puis il a essayé de m’embrasser. J’ai voulu me défendre et les deux autres sont intervenus pour me flanquer par terre. J’ai crié, j’ai pleuré. Je les ai suppliés. Ils n’ont rien voulu entendre. J’entendais leurs rires pernicieux, je sentais leurs souffles d’animaux dans mon cou. Ce qu’ils m’ont laissé, c’est elle. Née neuf mois plus tard alors que j’étais déjà fiancée à Jean. Heureusement qu’on n’avait pas attendu le mariage comme ça il n’a rien su. Non, et personne ne le saura qu'elle représente tout ce mal.

samedi 19 février 2011

1 billet publié = 10 repas offerts aux restos du Cœur

Avec nos blogs, on peut aider les restos du cœur. Concrètement.  
Comme l’année dernière, Danone et Carrefour se sont associés aux Restos du Cœur pour financer 10 repas pour chaque billet qui parle de la collecte. Il suffit donc de publier sur votre blog un article parlant de la collecte alimentaire qui aura lieu les 4 et 5 mars 2011. C’est simple mais surtout ça permet à des personnes de manger....  
En 2010, cette mobilisation des blogueurs avaient permis d’offrir 16 675 repas.
Toutes les d'infos ici.
Je suis consciente que je fais de la pub pour deux entreprises  "poids lourds" mais je trouve que ça en vaut largement la peine...
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