mercredi 9 mars 2011

Françoise Sagan - Un orage immobile

Éditeur : Stock - Date de parution : 27/10/2010 - 215 pages

Avertissement : Une fois de plus, on évite la 4ème de couverture qui dit  tout de ce livre.

1832, une jeune et belle veuve de la noblesse vient s’installer à Jarnac. Maître Nicolas Lomont, notaire trentenaire, en tombe éperdument amoureux. Des mois d’amitiés se succèdent offrant beaucoup tous les espoirs à Nicolas Lomont. Mais l’amour survient au hasard d’un bal  et Flora de Margelasse s’éprend d’un métayer poète. De cette passion naitront le drame et le malheur. Trente ans ans plus tard, Nicolas Lomont écrit dans son  journal cette histoire.
Les histoires d’amour finissent mal en général…  Et que dire de celles qui ne sont pas réciproques ! Ici, Françoise Sagan nous offre une histoire d’amour torturé et du romantisme. Et je ne m'attendais à lire cette auteure dans ce registre. Malgré une trame  convenue : lui l’aime, elle non … pas de quoi fouetter un chat, me direz-vous, il y a la griffe Sagan.  Et voilà, toute la différence !Ces petites phrases vives, envolées, pétillantes où elle s’amuse. Notre notaire Nicolas Lomont qui écrit dans son journal se surprend au fil des pages à rêver d’avoir des lecteurs. Son style devient plus limpide et  il délaisse les conventions, la superficialité des personnages pour rendre compte des sentiments. 
A travers l’histoire d’amour de Flora de Margelasse, veuve jeune bourgeoise et de Gildas Caussinade, métayer et poète, la non-conformité d’une situation éclate. La noblesse voit d'un très mauvais œil cette relation. Que va faire Nicolas Lomont ? Aider celle qu’il aime ? Je ne le dirai pas afin  de ne pas vous gâcher votre plaisir ! La tragédie surviendra, des vies seront anéanties. Et Nicolas Lomont, l'homme âgé, revient sur ce gâchis avec lucidité et beaucoup d'honnêteté.
Je ne me lasse pas de l’écriture de Françoise Sagan ! Son style unique, ses tournures de phrases, le choix de ses mots... Bref, j'adore !
Lu dans le cadre de  Dialogues Croisés.

dimanche 6 mars 2011

Dessine-moi un mouton...

J’ai traîné avant de répondre à ce tag ( merci Sandrine !) qui consiste à vous révéler 8 choses me concernant. il n’y aura pas de révélations scabreuses ou explosives ( je ne suis pas une people) et en même  temps, parler de moi me dérange. Parce que j’essaie de maintenir une frontière entre ma vie et le blog. Donc,  il n’y aura pas de scoops croustillants…
Euh,  Clara est un pseudo.
J’aime lire. Non ? Si ! Et je déteste cuisiner.
J’ai deux Fifilles Ado (...je n’en suis pas à la moitié et je cale !)
Comme certains et certaines d’entre vous le savent, j’ai été mise en invalidité en 2004. Et il m’arrive encore de rêver de pouvoir un jour retravailler et mener une vie normale sans douleurs et sans médicaments…Ah, c’est beau de rêver !
Je suis fan absolue de Miossec ( Yes !)
J’ai des défauts : je suis un peu soupe au lait (si, si ) et trop sensible. Et si le manque de confiance en est un alors on peut le rajouter…
Une envie du moment ? Aller me reposer.
Mon rêve le plus fou ? Ecrire un livre (encore faudrait-il trouver l'idée... )
Voili, voilà et qui veut prend la suite

samedi 5 mars 2011

Christos Tsiolkas - La gifle

Éditeur : Belfond - Date de parution : 13/01/2011 -  246 pages lues sur les 467...

Extrait de la quatrième de couverture :  
Provocant, urgent, impitoyable, un roman coup de poing, une révélation dans la lignée d'un Don DeLillo ou d'un Jonathan Franzen. Lors d'un barbecue entre amis, un adulte gifle un enfant qui n'est pas le sien. Un incident qui va créer une onde de choc parmi les invités et provoquer une série d'événements explosifs. Mais aussi révéler, derrière les belles apparences, le racisme ordinaire, la drogue, l'alcool, la honte et une extrême solitude. Tour à tour violent et bouleversant de tendresse, un très grand roman qui dresse, avec une formidable lucidité, le tableau d'un Occident en pleine confusion.
Non, ça ne sera pas un billet habituel mais l’autopsie courte d’une lecture abandonnée à la moitié.  L’auteur a choisi de bousculer le lecteur par une utilisation massive de mots crus. Et la lectrice que je suis en a fait une overdose… J'ai tenté de poursuivre cette lecture, de m'intéresser aux personnages mais le vulgaire l'a emporté.
Dès la première page, les amis de la confrérie de la poésie comprendront que celle-ci ne sera pas au rendez-vous.  Avant même l’incident de la gifle, Hector chez qui le barbecue est organisé m’est apparu comme quelqu’un qui se soucie beaucoup de ses besoins sexuels. Du sexe à l’état brut que j’ai retrouvé dans les 246 pages lues (pour la sensualité, il faudra repasser).  A partir de l'incident, on découvre  l'intimité des personnages. Derrière les masques, on trouve de la drogue, des questions sans réponses,  des désillusions, des enfants surprotégés ou élevés devant la  télé.
J’aime les lectures qui me font réfléchir sur notre société  et ses dérives. Mais là, j’ai abandonné. L’écriture ou plutôt le vulgaire m’a coupée l’envie d’en savoir plus sur ces personnages.
Faut-il user à outrance du trash pour émouvoir le lecteur ou le faire réagir sur certains sujets ?  Je n’en suis pas certaine.
Sandrine(SD49) a également  abandonné. D’autres billets : La publivore, Leiloona, Livr-esse, Livrogne.
Je m'excuse auprès de  BOB pour cet abandon...
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