samedi 26 mars 2011

Je copie, je colle... la vie est belle pour certains !!!

Kathel m' a prévenue que ma chronique sur La part de l'homme d'Hari Hotakainen se retrouvait sur un autre blog. Etrange non?

En  clair, ma chronique :

Salme est une ancienne mercière à la retraite. Elle rencontre par hasard un écrivain en manque d’inspiration  qui lui propose un marché. Lui raconter sa vie contre de l’argent pour en faire un livre. Une proposition folle, insensée  aux yeux de Salme. Mais celle ci a besoin d’argent et elle estime que sa vie vaut un prix plus élevé. Elle accepte de tout lui raconter contre 7000 Euros. Salme, mariée, mère de trois enfants lui promet de lui dire que la vérité.
Avertissement : si vous cherchez un livre qui vous livre un aspect tout rose et tout lisse  de la Finlande passez votre chemin…
Quel livre ! J’étais loin, mais vraiment très  loin de m’imaginer que cette lecture allait me troubler à ce point. Le hasard amène Salme à rencontrer un écrivain. Le marché est simple : lui raconter sa vie contre de l’argent.  Elle décide qu’elle ne dira pas tout et fait promettre à l’écrivain de n’écrire que ses propres paroles.  Après tout, elle peut lui parler de son  ancien commerce, de son mari Paavo et de ses trois enfants qui ont réussi leur vie. Comment elle et son mari ont gagné honnêtement leur vie, élevé et inculqué des valeurs à leurs enfants. Une vie qui semble lisse, parfaite, idéale même. Mais l’écrivain se questionne sur la véracité du récit de Salme.  On découvre que son mari Paavo s’est enfermé dans un mutisme et  que ses trois enfants Helena, Pekka et Maija n’ont  pas si bien réussi. Salme est une personne  foncièrement honnête qui ne comprend plus la société actuelle. Un monde où le profit et  le libéralisme  conduisent à toutes les dérives. Ses propres enfants  y ont contribué et en sont victimes à leur tour. Helena et  Pekka sont deux êtres laminés, essorés par ce système. Est-ce le récit de Salem qui nous est  livré ou l’écrivain y a t’il apporté une part de fiction ? On en sait pas par contre sans en dire de trop, on est bousculé, saisi par cette histoire où finalement tout s’imbrique. 

Il s’agit d’un livre dense remarquablement bien mené ! L’auteur nous pousse dans nos retranchements, nous amènent à nous questionner sur le monde dans lequel nous vivons et auquel nous participons.  Ca percute, ça clashe !
L’auteur nous met face à nous même avec beaucoup de sarcasme.  Il s'agit d'une lecture riche en réflexions sur des sujets qui ne peuvent pas laisser le lecteur indifférent.

Les personnages sont dirigés d'une main de maître. Rien n'est innocent ou laissé au hasard  et la fin m'a laissée sans voix...

Maintenant, un extrait de l'article du blog  http://blog.amicalien.com/Diptyque/t14113_kari-hotakainen--la-part-de-l-homme-.htm :

Salme est une ancienne mercière à la retraite. Elle rencontre par hasard un écrivain en manque d’inspiration  qui lui propose un marché. Lui raconter sa vie contre de l’argent pour en faire un livre. Une proposition folle, insensée  aux yeux de Salme. Mais celle ci a besoin d’argent et elle estime que sa vie vaut un prix plus élevé. Elle accepte de tout lui raconter contre 7000 Euros. Salme, mariée, mère de trois enfants lui promet de lui dire que la vérité. Avertissement : si vous cherchez un livre qui vous livre un aspect tout rose et tout lisse  de la Finlande passez votre chemin…
Le hasard amène Salme à rencontrer un écrivain. Le marché est simple : lui raconter sa vie contre de l’argent.  Elle décide qu’elle ne dira pas tout et fait promettre à l’écrivain de n’écrire que ses propres paroles.  Après tout, elle peut lui parler de son  ancien commerce, de son mari Paavo et de ses trois enfants qui ont réussi leur vie. Comment elle et son mari ont gagné honnêtement leur vie, élevé et inculqué des valeurs à leurs enfants. Une vie qui semble lisse, parfaite, idéale même. Mais l’écrivain se questionne sur la véracité du récit de Salme.  On découvre que son mari Paavo s’est enfermé dans un mutisme et  que ses trois enfants Helena, Pekka et Maija n’ont  pas si bien réussi. Salme est une personne  foncièrement honnête qui ne comprend plus la société actuelle.
Un monde où le profit et  le libéralisme  conduisent à toutes les dérives.
Ses propres enfants  y ont contribué et en sont victimes à leur tour. Helena et  Pekka sont deux êtres laminés, essorés par ce système. Est-ce le récit de Salem qui nous est  livré ou l’écrivain y a t’il apporté une part de fiction ? On en sait pas par contre sans en dire de trop, on est bousculé, saisi par cette histoire où finalement tout s’imbrique. 

Il s’agit d’un livre dense remarquablement bien mené ! L’auteur nous pousse dans nos retranchements, nous amènent à nous questionner sur le monde dans lequel nous vivons et auquel nous participons.

 

L’auteur nous met face à nous même avec beaucoup de sarcasme. 
Une lecture riche en réflexions sur des sujets qui ne peuvent pas laisser le lecteur indifférent.


Les personnages sont dirigés d'une main de maître. Rien n'est innocent ou laissé au hasard  et la fin m'a laissée sans voix...
*****

Vous pouvez constater par vous même que l'INTEGRALITE de ma chronique  s'y trouve sans aucun lien vers mon blog. Pire, l'auteur n'a pas pris la peine de citer sa source !

Dominique en fait aussi les frais....

Edit : Comme  il est impossible de laisser des commentaires sur ce blog, j'ai adressé un mail à l'hébergeur et je vous invite à en faire autant même si vous n'êtes pas concernés par ce plagiat ! Dominique a rédigé un mail type que vous trouverez sur son blog.
Merci d'avance !

vendredi 25 mars 2011

Hervé Lossec - Les Bretonnismes

Éditeur : Skol vreizh - Date de parution : octobre 2010 - 101 pages

Les Bretonnismes... Inutile de chercher  ce mot dans votre dictionnaire, il n'y figure pas. Ce petit livre aurait pu également s'intituler " traité d'usage pour comprendre comment est ce qu'on cause par chez nous !".
Hervé Lossec nous livre ici non pas que des expressions traduites du breton et utilisées couramment en français, mais aussi l’histoire d’une langue. Cette langue apprise par mes parents avant le français a bercé mon enfance et ma jeunesse. De la même génération de l’auteur, ils parlaient breton devant nous pour s’entretenir de sujets d’adultes. Mais le cerveau  à force d’être chatouillé par ces sonorités les a comprises.  Et, au bout de quelques années, nous étions capables de comprendre une conversation. Les carottes étaient cuites pour mes parents...
Quand nous nous disputions avec mes sœurs, on nous disait d’arrêter de faire du reuz, qu’on était des tagnous ou des torr-penn. A l’école, on se moquait entre nous  en faisant  biz’ à la carrotte.  On faisait attention de tomber (et je le fais toujours..), on n’était jamais fâché avec son voisin ou rarement… 
Sans être une bretonnante, j’emploie des bretonnismes couramment : prendre les ribines, hopopop.  Et je crois que mon mari continuera toujours d'aller faire de l’essence. Que voulez-vous, on a ça dans nos gènes…
La preuve, cours d’anglais entre les fififilles. "Comment tu traduis maman est  fatiguée ? Tu dois le savoir, elle le dit souvent. Ah oui, et ne me réponds pas : Mum is skuizh ! "
Sans honte mais avec fierté, je continuerai à utiliser des bretonnismes.  Une façon pour moi de rendre aussi hommage et justice à mon père :  pour chaque coup de règle reçu sur les doigts quand il parlait breton à l’école...
Un livre drôle et très instructif !
Les billets de Gwen, Majanissa, Sylire, Yvon

Edit du soir (espoir) : ce livre est accessible à   tous  (pur beurre ou non).

jeudi 24 mars 2011

Richard Powers - Générosité

Éditeur : Le Cherche Midi - Date de parution : Mars 2011 - 471 pages de grand Art...

Thassa Amzwar, une jeune algérienne, poursuit  ses études à Chicago.  Après des émeutes en Kabylie son père a été tué et sa mère est décédée peu après  leur exil. Mais malgré un tel passif émotionnel, Thassa est souriante en permanence. Elle possède une joie de vivre  et le bonheur qu’elle dégage rayonne autour d’elle. Russel Stone, un professeur bien attentionné  remarque cette particularité. Très vite,  une énorme machine se met en route. Thassa serait-elle porteuse du gène du bonheur ?
Une fois commencé ce livre, difficile de le lâcher et quand je l’ai fini, le premier mot qui me soit venu à l’esprit a été un  « woahhhh » (oui, je sais ce n’est  pas un mot) admiratif ! Parce qu’il s’agit d’un livre de haute voltige, dense qui ne laisse aucun répit au lecteur !  Si Thassa se fait des amis auprès de  Russel Stone et de Candice Wels la psychologue de l’université, elle intéresse Thomas Kurton, le spécialiste des manipulations génétiques.  Son discours est bien rodé : isoler ce gène du bonheur permettrait de changer la vie de millions de personnes.  De quoi se mettre l’opinion publique dans la poche.  Thassa se retrouve au centre de toutes les convoitises, elle qui est la générosité incarnée.  Pas le temps de souffler, car si on se demande  si Thomas Kurton pense au bien du l’humanité ou veut fabriquer des hommes parfaits, l’auteur nous amène à réfléchir sur les dérives des médias et d’internet. Un livre où l’on est maintenu le souffle en haleine. Il nous offre des pistes  de réflexions mais ne nous sert pas la clé sur un plateau d’argent. A nous de nous faire notre propre opinion.  Du grand Art, Richard Powers m’a promenée, a aiguisé ma curiosité dans ce livre dense et  magistral !  J’en suis restée bouche bée…
Vous êtes prévenus : prévoyez de tourner les pages de ce livre avidement !
Merci à Solène pour la découverte de la fameuse collection Lot 49 !
Les billets de Cuné, Keisha
Peu après la publication du sermon de pasteur Mike sur le site de sa mégaéglise, l'une des personnes de cette paroisse tentaculaire partage sur un forum en ligne le fruit  de ses recherches : l'adresse de l'âme du pélerin , si d'aventure quelqu'un souhaitait échanger avec elle sur les bénédictions du Très-Haut.
La réaction est rapide et enthousiaste. Même la foi aime les économies d'échelle.
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