jeudi 5 mai 2011

Rencontre avec Lionel Salaün



Il s’agit d’un Lionel Salaün très sympathique et très souriant que j’ai rencontré hier  à  l'occasion de sa venue  chez Dialogues pour parler de  son premier roman Le retour de Jim Lamar. Roman qui je le rappelle est en lice pour le 9ème prix des lecteurs du télégramme .  Nous n’avons pas eu beaucoup  de temps pour échanger (dommage car je me suis sentie très à l’aise en sa présence !). La faute à qui ? Pas à bibi toujours à l’heure mais à un retard de train.

Il s’agit d’un  auteur très abordable et qui aime parler … le bonheur !  Lionel Salaün écrit depuis longtemps et le retour de Jim Lamar est son premier livre qui vient d’être édité. Et comment ? Par la bonne et vieille méthode du manuscrit envoyé par la poste (oufff, on peut toujours se faire publier sans avoir un carnet d’adresses bien rempli). Lionel Salaün lit beaucoup de littérature américaine : Faulkner pour ne citer que lui (désolée, je n’ai pas eu le temps de prendre des notes ) et la préfère à la littérature française.

Depuis la parution de son livre tout va vite. Très vite. Des salons, des interviews…Et pour ceux et celles qui habitent Chambéry ou les  environs, il sera présent au festival  du premier roman  les 14 et 15 mai prochain.

Merci à Clémence comme d'habitude !

mercredi 4 mai 2011

Frédérique Clémençon - Les petits

Éditeur : Editions de l'Olivier - Date de parution : Janvier 2011 - 200 pages et 8 nouvelles cinglantes !


Les petits, c’est mignon. Tout le monde le dit. Oh, ces enfants adorables avec leurs airs innocents, leurs grands yeux empreints de naïveté. Tiens, il a bousculé son petit copain ? Oh, ce n’est pas grave. Il ne l’a pas fait exprès. Forcément. C’est un enfant. Il ne peut pas penser à mal.  Qui irait oser imaginer l’inverse ? Non, impensable. Vraiment. Vous en êtes certains? Détrompez-vous...

Frédérique Clémençon nous envoie une gifle en pleine figure. Les petits ne sont pas tous des anges. Ni les adultes d’ailleurs. En huit nouvelles scotchantes, elle met le doigt sur des sujets pas jolis, jolis. Dérangeants mais criants de vérité.  L’injustice, l’exclusion, les différences à tout âge et dans tous les milieux. Une mère de famille qui s’éloigne de ses enfants. L'amour maternel qui s'épuise et se meurt lentement. Ou encore la petite fille modèle adulée par sa mère et vouée à une grande carrière de pianiste. Le rêve avorté du parent qui le transmet  à son enfant ( mon fils, tu seras... !).Mais quand le vent de la rébellion se soulève, attention, la chute sera d’autant plus dure.

Alors, forcément je ne pouvais qu’aimer ce livre mais ( le fameux mais),  pourquoi  écrire des phrases longues, très, très longues?  Si longues que j’ai eu l’impression de me perdre par moment…J'aurais préféré plus de concision comme dans la dernière nouvelle. Et c’est dommage car l’écriture de l’auteure m’a déstabilisée.  Alors, oui ce sont des nouvelles qui ont l'effet d'une douche froide ( à condition de ne pas s'égarer dans les looongues phrases).

Les billets de Cathulu, Gwen, Lucie, Noann
Oui,  j'aime  les nouvelles ...

mardi 3 mai 2011

Dominique de Rivaz - La poussette

Éditeur : Buchet Chastel - Date de parution : Mars 2011 - 106 pages troublantes...

Avez-vous eu déjà cette sensation d'être englouti dans une spirale ? Ou de tomber dans un tourbillon dangereux et de vous demander où sont les frontières entre réalité,  rêve et désir? L'adrénaline monte, on a un peur mais on en redemande !
Et bien, cette lecture m' a procuré ces impressions paradoxales!

Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il s'agit d'un livre très troublant ! Une lecture en apnée où une jeune femme nous raconte son histoire. Et quelle histoire !
Tout commence par un accident  lors de sa formation pour devenir puéricultrice.Un accident qui va la changer à jamais :
Ca a été un freinage tellement brutal que la suspension avant a lâché, l'avant avec le petit duvet est parti vers l'arrière, le bébé (il s'appelait Luca) a fait un demi-salto en l'air, il n' a même pas crié, il devait être un peu étonné, et il est tombé la nuque la première sur le béton devant la grille.

Puis tout s'enchaine.Vite, très vite. Entre sa naïveté et un combat pour mener une vie "normale", il s'agit d'un récit qui secoue. A toute brindezingue... vous êtes prévenus, il ne faut pas avoir peur d'être bousculé ! L'envie de maternité y tient une place très importante. Un aspect revu sous des formes qui nous poussent dans nos retranchements extrêmes.

Les billets d'Antigone, Cathulu ( merci !), Libouli, MyaRosa
Et un petit tour en Allemagne...
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