mardi 31 mars 2015

Sascha Arango - La vérité et autres mensonges

Éditeur : Albin Michel - Traduit de l'allemand par Dominique Autrand - Date de parution : Janvier 2015 - 332 pages bien ficelées !

Henry Hayden a tout pour être heureux. Il est un auteur encensé de bestsellers et est marié depuis plusieurs années à Martha. Pourtant leur première nuit passée ensemble sentait l'aventure sans lendemain. Mais Henry découvre que Martha écrit  sans n'avoir jamais expédié aucun de ces manuscrits à une maison d'édition "La littérature ne m'intéresse pas", disait Martha si l'on évoquait ce thème, " je veux juste écrire".

Henry a flairé le bon filon et avec l'accord de Martha il signera de son nom. Le succès est au rendez-vous à chaque nouveau livre. Henry est sous les feux de la rampe et Martha continue à son habitude d'écrire la nuit. Sauf qu'Henry a une maîtresse Betty et que cette dernière lui apprend être enceinte. Même si elle le pousse à dire la vérité à sa femme, Henry ne veut pas. Qui aurait envie de tuer la poule aux oeufs d'or et de voir sa calomnie étalée au grand jour? Sur les deux femmes de sa vie, il y en une de trop. Il a le plan parfait pour se débarrasser de Betty. Sauf qu'un malheureux quiproquo retourne la situation : Betty est toujours vivante et il a tué Martha. Mais ce manipulateur diabolique a plus d'un tour dans son sac et plus d'un mensonge à servir... Reste à savoir si Henry parviendra à s'échapper des mailles du filet de la vérité. Ce roman a tout du genre policier : une bonne intrigue, des rebondissements inattendus et des touches d'humour grinçant. Sans compter une fin stupéfiante.

Un portrait réussi d'un manipulateur et une lecture bien ficelée  à découvrir ! 

Le travail de Gisbert était important et juste, et il l'aimait. Un bon métier. Pendant ses loisirs, il rédigeait en outre des recensions littéraire pour Amazon. Uniquement des compte rendu positifs, il faut le souligner, il jugeait les critiques négatives aussi improductives que le noir sous les ongles de pieds.

lundi 30 mars 2015

Katarina Mazetti - Ma vie de pingouin

Editeur : Gaïa - Traduit du suédois par Lena Grumbach - Date de parution : Mars 2015 - 270 pages dévorées ! 

Une croisière en Antarctique, ça vous tente ? Non seulement vous pourrez observer les manchots, les éléphants de mer et les différents oiseaux de mer que l'on trouve dans cette région du globe mais surtout découvrir les passagers qui y participent. Et l'on ne s'ennuie pas uns seule seconde ! Entre la souriante trentenaire Wilma dont l'optimisme est inébranlable, Toma trentenaire également  : divorcé, déprimé et qui pense mettre fin à ses jours lors de cette croisière et Alba la septuagénaire qui a beaucoup voyagé et rédige un comparatif entre le comportement des animaux vus et celui des humains. Sans oublier un groupe d'ornithologues passionnés, deux amies âgées à la recherche du compagnon idéal, une quarantenaire veuve qui traite sa sœur comme sa boniche.

Avec tendresse et humour, l'auteure analyse  et croque tout ce petit monde. J'ai tout aimé ! L'énergie et la pétillance qui s'en dégagent, les personnages qui nous révèlent bien des surprises et sous des airs légers, Katarina Mazetti aborde des sujets plus graves. Un bonheur de lecture dont ce serait dommage de se priver ! 

Tous les humains sont des icebergs. Il faut se souvenir que neuf dixièmes de nous sont invisibles sous la surface. C'est ce qui rend l'existence si intéressante.

Les billets de Cathulu et de Cuné ( merci les filles!)

Lu de cet auteure : Le caveau de famille - Le mec de le tomde d'à côté

samedi 28 mars 2015

Andri Snær Magnason - LoveStar

Éditeur : Zulma - Traduit de l'islandais par Eric Boury - Date de parution : Janvier 2015 - 429 pages et un avis mitigé... 

LoveStar a révolutionné le monde. Désormais, les données sont transmises par ondes ( à la façon des ondes des oiseaux) et l'homme n'a plus de besoin d'appareils connectés. Sur sa rétine défilent les informations dont il a besoin. Un nouveau monde où l'on peut grâce au système ReGret n'avoir pas de remords. LoveStar qui n'est jamais à court d'idées crée LoveMort : les corps des défunts moyennant argent sont envoyés dans le ciel et brillent comme des étoiles filantes. On peut également rembobiner des enfants qui ne filent pas droit et qui dans le futur seront sources de problèmes. Love Star décide de s'attaquer au marché de l'amour ou plus exactement de trouver pour chaque personne l'âme sœur et unique. Adieu les guerres et les conflits, il n'y aura que de l'amour.

Sigridur et Indridi filent le parfait amour jusqu'au jour où Sigridur reçoit une lettre lui indiquant que son âme soeur "calculée" n'est pas Sigridur mais un autre homme. Tous deux veulent s'affranchir de cette décision car pour eux leur amour est le plus fort. Mais dans ce monde tout est contrôlé.
L'auteur pousse jusqu'à l'absurde cette société avec des hommes aboyeurs chargés de crier dans la rue des slogans publicitaires à des groupes ciblés.
J'ai pris du plaisir à la lecture de cette dystopie farfelue et assez barrée jusqu'à la moitié. Et puis hélas, ça part un peu trop dans tous les sens et l'histoire en elle-même est moins intéressante...
Avec de l'humour noir et de l'ironie, Andri Snær Magnason nous interpelle sur les dérives extrêmes, sur la recherche d'un monde parfait mais il manque à ce livre un peu d'humanité et une construction plus solide...

Chaque occasion inexploitée pesait sur le présent, mais ce n'était pas tout. Le futur recelait des millions  d'options possibles qui en engendraient elles-mêmes des million d'autres et pour finir, lorsque les gens avaient fait un choix au profit d'un autre, une chose étrange se produisait. La kyrielle d'options qu'ils avaient écartées se transformait en regrets. Ainsi, constamment comprimés dans le présent, les gens ployaient sous le poids d'un futur et d'un passé conjugués, ce qui n'arrangeait rien. Les options se multipliaient, les regrets augmentaient proportionnellement jusqu'à ce que les individus se voient figés sur place, enferrés dans une toile aussi invisible qu'inextricable. C'est alors que ReGret entrait en scène pour les secourir et les aider à faire table rase du passé. D'après ReGret, chacune de leurs décisions était l'UNIQUE choix ADEQUAT. Le moindre écart les aurait conduit à une mort certaine ou aurait provoqué la fin du monde. Chaque individu c'était trouvé en danger de mort il en avait échappé parce qu'il avait pris la SEULE ET UNIQUE BONNE décision. Voilà pourquoi on avait toutes les raisons de se réjouir, après tout,  on était vivant. 

 Les billets de CachouDior, Laure
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