vendredi 5 juin 2015

Willa Marsh - Double secret

Éditeur : Autrement - Traduit de l'anglais par Aline Weill - Date de parution : Avril 2015 - 360 pages et un roman confortable ! 

Comme dans Une famille délicieuse (que je recommande au passage), Willa Marsh nous immerge dans la vie de personnages liés par le sang ou par les aléas de la vie. Ainsi, Matt est un jeune écrivain londonien dont le premier roman a été un best-seller mais depuis l'inspiration a fui. Lui et sa sœur Imogen ont été pour ainsi dire élevés par Lottie. Il retourne à Exmoor une petite ville du Pays de Galles là où il a grandi et où sa mère lui a laissé un coffre rempli de souvenirs et de photos.

Une galerie de personnages hauts en couleur et terriblement attachants,  des non-dits pour protéger les plus jeunes avec cette pudeur si belle, un secret qui n'est pas le plus important car ce qui l'emporte c'est l'ambiance de ce roman. Et l'on s'y sent bien ! Des relations entre tous ses personnages très bien décrites, les habitudes de chacun ponctuées par les souvenirs (et les question sur le futur) et l'empathie envers les autres. Car tous se soucient les uns des autres mais ne le montrent pas forcément. Et comme la traductrice , "je me suis laissée emporter par l'histoire et la petite musique de son auteur si british". Un bon roman confortable à savourer ! 

- Ca doit être une histoire de sexe ou d'argent, dit-elle enfin. 
- A t'entendre, on se croirait dans un roman de Jane Austen ! 
- Excuse-moi, mais ce sont les deux raisons habituelles des problèmes de couple. Excuse-moi, répéta-t-elle en voyant sa tête. J'ai manqué de tact. Pardon, Milo.

Le billet de Cuné

Lu de cette auteure : Une famille délicieuse - Meurtres entre sœurs

mercredi 3 juin 2015

Antonio Moresco - La petite lumière

Éditeur : Verdier- Traduit de l'italien par Laurent Lombard - Date de parution : Septembre 2014 - 124 belles pages qui sortent des sentiers battus !

 "Je suis venu ici pour disparaître, dans ce hameau abandonné et désert dont je suis le seul habitant". Il s'agit de la première phrase de ce roman, un phrase qui tout de suite m'a intriguée. Le narrateur a fait le choix de se retirer dans un endroit isolé de montagne pour y vivre seul. Pourquoi? la question restera sans réponse comme d'autres car on ignore tout de son son passé ou qui il est. Dans cet endroit, la nature presque inquiétante a repris ses droits sur les anciennes maisons ou les potagers autrefois entretenus. L'isolement, la simplicité de son mode de vie l'amènent à des interrogations ou réflexions : "Pourquoi il y a tout ce sous-bois mauvais ?, je me demande. Qui essaie d’envelopper et d’effacer et d’étouffer les arbres plus grands. Pourquoi toute cette férocité misérable et désespérée qui défigure toute chose ? Pourquoi tout ce grouillement de corps qui tentent d’épuiser les autres corps en aspirant leur sève de leurs mille et mille racines déchaînées et de leurs petites ventouses forcenées pour détourner vers eux la puissance chimique, pour créer de nouveaux fronts végétaux capables de tout anéantir, de tout massacrer ? Où je peux bien aller pour ne plus voir ce carnage, cette irréparable et aveugle torsion qu’on a appelée vie ?». Toutes les nuits, il voit une petite lumière toujours à la même heure s'allumer plus haut dans la montagne. Et forcément, il veut en savoir plus. Il s'agit d'un enfant seul qui par peur de la nuit l'allume.

Ce livre est complètement à part, il s'agit d'une lecture surprenante tant par la beauté de l'écriture que par l'histoire. Et il faut savoir prendre son temps et s'en imprégner. Ce livre trace son sillon durant et après sa lecture.
J'ai aimé sa beauté singulière, son aspect fascinant, troublant et les graines qu'il sème. Et ce qui est fabuleux, c'est  qu'on peut lire ce livre à différents niveaux ( ce que je veux dire c'est que chaque lecteur pourra le percevoir différemment ou sous un autre angle). Mais nul doute que chacun en sortira avec ce ressenti que l'auteur a su nous toucher dans une réflexion intime et nous laisse enveloppé d'un sentiment profond de sérénité.  Il suffit de se laisser prendre par la main...

Un énorme merci à Julien (Dialogues) pour ce conseil.

Les billes d'AifelleAlex, CélestineDominique,  Nicole

lundi 1 juin 2015

Miniaturiste et D'un mauvais œil





1686. Agée de dix-huit ans, Nella Oortman rejoint Amsterdam et l'homme qui est désormais son mari. Elle vient de l'épouser et le connaît à peine. Johannes Brandt commerçant fortuné et respecté ne cherche à pas à passer du temps avec elle. Il l'ignore et se montre distant. Il lui offre en guise cadeau de mariage une maison de poupée à l'image de leur maison.   Nella commande des objets pour sa maison et en reçoit d'autres ( non demandés) qui sont les représentations miniatures des personnes.
On lit facilement ce roman car l'écriture est très visuelle et simple.  Et j'aurais aimé adhérer à ce roman mais je ne me suis pas attachée à Nella. Pourtant on ne peut qu'éprouver de l'empathie pour elle sauf que j'ai eu l'impression que l'auteure voulait m'imposer des ressentis. Et pourtant ce roman a des atouts comme les descriptions d'Amsterdam, de sa société et de ses contradictions. Mais les trop nombreux rebondissements m'ont définitivement écartée de l'histoire à laquelle je trouvais du charme même si l'ensemble est très (ou trop?) bien huilé.
Je l'ai lu sans ressentir la moindre émotion, hélas.
Les billets tous enthousiastes d'Alex, Dasola, Dominique



D'un mauvais œil de Jessica Treadway



La vie de la famille Schutt a basculé il y a trois ans. En pleine nuit, Hannah et son mari Joe ont été  attaqué. Si Joe est mort, Hannah porte les séquelles physiques et psychologiques de cette agression. Rup, le petit ami de Dawn, sa fille cadette  a été inculpé mais il décide de faire appel. Et justement Dawn revient vivre chez sa mère. Or Hannah ne se souvient plus ce qui s'est déroulé cette nuit là.
On sait par avance que Dawn n'est pas innocente. Hannah refuse de penser que sa fille soit impliquée d'une façon ou d'une autre (ce qui est tout à fait compréhensible). Avec une construction classique et bien que basé sur les relations mère-fille, ce thriller n'est ni prenant, ni haletant ou surprenant. Dommage.
Le billet de Keisha
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