Éditeurs : Albin Michel - Héloïse d'Ormesson - Date de parution : Février 2015 - 457 pages au plus près de Daphné du Maurier.
Avec son patronyme qui sonne français, Daphné du Maurier est une écrivain britannique qui connut la gloire et dont plusieurs romans furent portés à l'écran.
Née au début du XXème siècle , Daphné du Maurier a toujours baigné dans le milieu artistique avec une enfance privilégiée.
Fille d'un acteur de théâtre reconnu et petite-fille d'un écrivain, timide en société, garçon manqué ( elle s'invente un double masculin) , elle décide très jeune de devenir écrivain. Mais avant, elle va découvrir la France de son grand-père au cours de ses études dans un pensionnat. Cette belle adolescente s'éprend de la directrice et découvre les émois de l'amour. Son besoin viscéral d'écrire est toujours présent et ce sont d'abord des nouvelles qui la feront connaître.
"Rebecca" sera son plus grand succès et surtout lui permettra d'accéder à la renommée internationale. Bien qu'attachée à sa liberté, elle se marie et devient mère de famille. Entre son mari très souvent absent et ses obligations, elle continue d'écrire en Cornouaille dans le manoir de Menabilly un lieu auquel elle très attachée .
Souvent qualifiée par la presse d'écrivain romanesque, certains de ses romans seront très mal accueillis. Qu'importe, elle a appris à se forger une armure face aux critiques.
Ce livre va plus loin que la simple biographie. Tatiana de Rosnay creuse, détaille la genèse de chaque œuvre tout comme la vie de celle qu'elle admire. Ses joies mais aussi ses tourments. Et il y aurait beaucoup à dire sur ce livre tant la vie de cette écrivain fut riche sur la plan professionnel et personnel.
On est au plus près de Daphné du Maurier : de ses états d'âme, de sa détermination et de sa passion de l'écriture !
Je sais bien que nous sommes des enfants gâtées et que je ne devrais pas me plaindre, je devrais être heureuse d'être en famille, en vacances, mais il y a ce vide profond en moi et je ne sais comment le combler. Cette sensation reste en permanence, pourquoi ? Je ne puis rien dire aux autres, ils ne me comprennent pas, ils me trouvent d'une humeur changeante, fatigante, trop amère pour mon jeune âge. C'est quand même terrible d'être déjà lassée par la vie, non ?
Les billets d'Asphodèle, Bladelor, Cuné, Eva, Karine:), Miss Alfie
lundi 22 juin 2015
samedi 20 juin 2015
Gaspard-Marie Janvier - La trace du fils
Éditeur : Fayard - Date de parution : Août 2014 - 222 pages qui m'ont conquise !
Abel dix ans a fugué dans la montagne. Son beau-père Cecil se lance à sa recherche sans que les autorités, dans un premier temps, ne soient prévenues Marié à Benédicte, ils forment une famille recomposée (déjà marié et père, Cecil avait rencontré Bénédicte dont le mari allait trouver la mort lors un accident alors qu'elle était enceinte à l'époque de l'enfant qui serait Abel).
Et voilà que Cecil non préparé part à la recherche de ce fils. Et si Abel cherchait son vrai père Daniel dans les sommets, la figure d'un père qu'il n' a pas connu mais glorifié par sa mère? Cecil a toujours considéré Abel comme son propre enfant mais est-il à la hauteur ? Et ce sont ces questions ou d'autres comme la place du père et de son propre rôle qui accompagnent Cecil. Une histoire qui oscille vers le conte avec des rencontres inattendues. De son coté, Bénédicte elle-aussi s'interroge. Le couple qu'elle forme avec Cecil traverse une mauvaise passe, est-ce le début de la fin?
Un roman à l'écriture recherchée, exigeant également par sa construction qui peut étonner ou déconcerter. Mais nécessaire (selon moi) pour "définir" de ce que c'est un père à travers toutes les valeurs et les fondements de notre société. Et dans ce décor des Hautes-Alpes avec des rencontres saupoudrées de fantaisie ou d'humour, on évite le traité sociologique. Et tous les personnages apportent leur regard, leur avis et permettent ainsi à Cecil d'avancer dans sa quête.
Un livre surprenant à plus d'un titre mais dont les réflexions font réfléchir. Ce roman inattendu, original mais maîtrisé sur la famille a su me séduire entièrement!
Cecil eût aimé en un jet dire à la foi son amour et sa peine, sa honte et sa fierté, ses larmes d'avoir été chassé de sa première famille, son angoisse de n'avoir pas su reconstruire ailleurs. Ainsi allait-il chuter de jardin en jardin jusqu'à la tombe?
Le billet de Cuné
Abel dix ans a fugué dans la montagne. Son beau-père Cecil se lance à sa recherche sans que les autorités, dans un premier temps, ne soient prévenues Marié à Benédicte, ils forment une famille recomposée (déjà marié et père, Cecil avait rencontré Bénédicte dont le mari allait trouver la mort lors un accident alors qu'elle était enceinte à l'époque de l'enfant qui serait Abel).
Et voilà que Cecil non préparé part à la recherche de ce fils. Et si Abel cherchait son vrai père Daniel dans les sommets, la figure d'un père qu'il n' a pas connu mais glorifié par sa mère? Cecil a toujours considéré Abel comme son propre enfant mais est-il à la hauteur ? Et ce sont ces questions ou d'autres comme la place du père et de son propre rôle qui accompagnent Cecil. Une histoire qui oscille vers le conte avec des rencontres inattendues. De son coté, Bénédicte elle-aussi s'interroge. Le couple qu'elle forme avec Cecil traverse une mauvaise passe, est-ce le début de la fin?
Un roman à l'écriture recherchée, exigeant également par sa construction qui peut étonner ou déconcerter. Mais nécessaire (selon moi) pour "définir" de ce que c'est un père à travers toutes les valeurs et les fondements de notre société. Et dans ce décor des Hautes-Alpes avec des rencontres saupoudrées de fantaisie ou d'humour, on évite le traité sociologique. Et tous les personnages apportent leur regard, leur avis et permettent ainsi à Cecil d'avancer dans sa quête.
Un livre surprenant à plus d'un titre mais dont les réflexions font réfléchir. Ce roman inattendu, original mais maîtrisé sur la famille a su me séduire entièrement!
Cecil eût aimé en un jet dire à la foi son amour et sa peine, sa honte et sa fierté, ses larmes d'avoir été chassé de sa première famille, son angoisse de n'avoir pas su reconstruire ailleurs. Ainsi allait-il chuter de jardin en jardin jusqu'à la tombe?
Le billet de Cuné
jeudi 18 juin 2015
Sarah Vaughan - La meilleure d'entre nous
Éditeur : Préludes - Traduit de l'anglais par Alice Delarbre - Date de parution : Avril 2015 - 473 pages bien tramées et agréables !
2011, Angleterre. La chaîne de magasins Eaden organise un concours de pâtisserie afin d'élire la future madame Eaden celle qui dans les années 60 publia un livre de pâtisserie devenu une référence. Un livre composé bien entendu de recettes mais également de conseils afin que la lectrice s'élève au rang de l'épouse parfaite. Les cinq participants retenus devront se départager au cours d'épreuves pratiques. Claire la mère célibataire qui travaille comme caissière, la gourmande cinquantenaire Jennifer mariée et dont les filles ont pris leur indépendance, Vicki l'institutrice qui a mis son boulot entre parenthèses pour élever son petit garçon, Karen hautaine et distinguée et un homme, Mike, veuf et père de jeunes enfants. Tous s'affronteront sous l'oeil d'un jury.
L'auteure nous immisce dans le concours mais surtout dans l'intimité de chacun des participants. Et tous n'ont pas une vie si parfaite. En parallèle, on découvre l’histoire de Kathleen Eaden. Celle dont tout le monde croyait qu'elle était heureuse montre elle-aussi des fêlures, des blessures non cicatrisées. Au fil des épreuves, les participants vont apprendre à se connaître mais aussi à faire un point sur eux-mêmes. Car participer à ce concours c'est bien entendu être reconnu pour ses talents mais pas que. Et gagner peut signifier plus que le prix mis en jeu.
Les personnages sont très intéressants et la place de le femme au sein de la famille sous toutes des facettes est très bien décrite. Par contre, quand on sait que je n'aime pas cuisiner, on comprend facilement que les épreuves et les recettes ne m'ont pas spécialement emballée ( et même plutôt ennuyée). Mais il n'empêche que ce premier roman a de nombreuses qualités, il est assez addictif et l'auteure évite les écueils de la guimauve. Entre l'évolution des personnages et les tournants personnels opérés, j'ai apprécié cette lecture (avec une préférence pour le personnage Vicki).
Je n'ai pas de filles adultes, et je ne suis pas une cuisinière aussi aguerrie, mais mon petit garçon vient d'entrer à la maternelle et je fais une pause dans ma "carrière". Si je veux être honnête, je ne sais pas très bien ce que j'attends de la vie. J'étais enseignante, à l'école primaire. En CP et CE1. J'adorais ça et j'étais douée, je me suis donc dit que ce serait merveilleux de consacrer toute mon énergie à mon fils. Je ne m'attendais pas à ce que ça soit aussi difficile. Je n'ai guère d'autorité sur lui et ça ne m'apporte pas la même satisfaction que l'enseignement : il est trop jeune pour s'intéresser à la lecture ou même au dessin. Et on ne peut pas entretenir avec lui une conversation comme avec un enfant de cinq ou six ans. Je suppose que ce concours me permet en un sens de reprendre le contrôle. Je vois le résultat de ce que je fais… ce qui me rappelle mes années d'enseignement. Et c'est le moyen d'avoir une occupation à moi.
2011, Angleterre. La chaîne de magasins Eaden organise un concours de pâtisserie afin d'élire la future madame Eaden celle qui dans les années 60 publia un livre de pâtisserie devenu une référence. Un livre composé bien entendu de recettes mais également de conseils afin que la lectrice s'élève au rang de l'épouse parfaite. Les cinq participants retenus devront se départager au cours d'épreuves pratiques. Claire la mère célibataire qui travaille comme caissière, la gourmande cinquantenaire Jennifer mariée et dont les filles ont pris leur indépendance, Vicki l'institutrice qui a mis son boulot entre parenthèses pour élever son petit garçon, Karen hautaine et distinguée et un homme, Mike, veuf et père de jeunes enfants. Tous s'affronteront sous l'oeil d'un jury.
L'auteure nous immisce dans le concours mais surtout dans l'intimité de chacun des participants. Et tous n'ont pas une vie si parfaite. En parallèle, on découvre l’histoire de Kathleen Eaden. Celle dont tout le monde croyait qu'elle était heureuse montre elle-aussi des fêlures, des blessures non cicatrisées. Au fil des épreuves, les participants vont apprendre à se connaître mais aussi à faire un point sur eux-mêmes. Car participer à ce concours c'est bien entendu être reconnu pour ses talents mais pas que. Et gagner peut signifier plus que le prix mis en jeu.
Les personnages sont très intéressants et la place de le femme au sein de la famille sous toutes des facettes est très bien décrite. Par contre, quand on sait que je n'aime pas cuisiner, on comprend facilement que les épreuves et les recettes ne m'ont pas spécialement emballée ( et même plutôt ennuyée). Mais il n'empêche que ce premier roman a de nombreuses qualités, il est assez addictif et l'auteure évite les écueils de la guimauve. Entre l'évolution des personnages et les tournants personnels opérés, j'ai apprécié cette lecture (avec une préférence pour le personnage Vicki).
Je n'ai pas de filles adultes, et je ne suis pas une cuisinière aussi aguerrie, mais mon petit garçon vient d'entrer à la maternelle et je fais une pause dans ma "carrière". Si je veux être honnête, je ne sais pas très bien ce que j'attends de la vie. J'étais enseignante, à l'école primaire. En CP et CE1. J'adorais ça et j'étais douée, je me suis donc dit que ce serait merveilleux de consacrer toute mon énergie à mon fils. Je ne m'attendais pas à ce que ça soit aussi difficile. Je n'ai guère d'autorité sur lui et ça ne m'apporte pas la même satisfaction que l'enseignement : il est trop jeune pour s'intéresser à la lecture ou même au dessin. Et on ne peut pas entretenir avec lui une conversation comme avec un enfant de cinq ou six ans. Je suppose que ce concours me permet en un sens de reprendre le contrôle. Je vois le résultat de ce que je fais… ce qui me rappelle mes années d'enseignement. Et c'est le moyen d'avoir une occupation à moi.
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