Editeur : Gallimard - Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Clément Baude - Date de parution : Août 2015 - 704 pages brillantes !
Une jeune fille de vingt-quatre ans est retrouvée morte dans un entrepôt de Chinatown. Elle n'est autre qu'Ashley Cordova fille du célèbre réalisateur de films d'horreurs Stanislas Cordova. Controversé, adulé par des fans, énigmatique, ses films s'échangent sous le manteau et il ne s'est pas montré depuis trente ans. Si tout conclue à un suicide, le journaliste Scott MacGrath veut creuser. Il a y quelques années, en enquêtant sur Cordova, il s'est grillé professionnellement et y a laissé des plumes. Bien déterminé à remonter au réalisateur, MacGrath recoupe les informations concernant Ashley pour trouver les derniers témoins qui l'auraient vue en vie. Pianiste ultra douée, peu bavarde, les personnes l'ayant connue ou rencontrée décrivent une personnalité difficile à cerner. Et il n'y a pas que sa personnalité qui l'est car l'enquête avec son côté classique, réel prend une autre tournure. de la magie noire ou ce qui y ressemble, des fêtes très privées dans un endroit mystérieux et MacGrath qui est suivi.
Marisha Pessl nous harponne car ce roman est ultra bien mené. Des copies d'extraits de journaux, de lettres ou de mails y sont insérés comme autant de preuves. Au fil des pages, le monde de Cordova prend forme avec ses excentricités, la noirceur et la violence de ses oeuvres. le lecteur est plongé entre réalité et fiction en permanence qui semblent ne faire qu'une tant les limites sont repoussées. Mais surtout l'auteure nous désarçonne avec brio. Qui faut-il croire et que faut-il penser? Malgré quelques petites longueurs, ce roman hautement addictif bouscule, interpelle avec des personnages terriblement crédibles, des rebondissements qui maintiennent un vrai suspense. Brillant !
A n'en pas douter, Cordova cherchait des gens manipulables. Il était obsédé par l'idée de capter le réel.
jeudi 25 février 2016
mercredi 24 février 2016
J. M. Erre - Le grand n'importe quoi
Editeur : Buchet-Chastel - Date de parution : Février 2016 - 296 pages loufoques, décalées et déjantées !
Toi, lecteur de passage ou régulier , oui, toi derrière ton ordinateur ou les yeux rivés sur ton smartphone, si je suis une lectrice qui pleure d'un bonheur indescriptible par la beauté de certains romans, un seul auteur arrive à me faire rire et glousser. Il s'agit de l’unique J. M. Erre dont je suis une fan (un auteur que Keisha m’avait fait découvrir).
Nous sommes le 7 juin 2042 à 20h42 dans le village de Gourdiflot-le-Bombé. Tout commence avec Alain Delon membre et fondateur des Homonymes Anonymes qui tente de mettre fin à ses jours. Et c’est à moment précis qu’une soucoupe volante atterrit à l’extérieur. Il a la preuve que la vie existe autre part que sur la terre (mais toute la difficulté est de partager l’information quand on a une corde autour du cou et le bout des pieds sur une chaise qui se dérobe).
Toujours à Gourdiflot-le-Bombé, en tenue d’homme araignée Arhtur accompagne sa bien-aimée à une soirée déguisée organisée par un ami culturiste de sa belle. Les kilos de muscles sont donc de la partie et très nombreux. Pas loin de là, au café « avant la fin du monde'' Francis le patron et J-Bob son fidèle client pilier de bar discutent physique quantique entre cacahuètes et pastis. Suite à un malencontreux accident, Arthur est éjecté de la soirée tandis que Lucas se retrouve chassé de chez lui à cause d’une Marilyn Monroe. Arthur et Lucas sont poursuivis par Monsieur Muscle et ses amis. C’est bien connu, l’union fait la force (même si on a une carrure de gringalet comme Arthur et Lucas).
Mais il ne faudrait pas oublier les extraterrestres, un amateur de carabine, une maire nymphomane et son époux qui a découvert le secret de l’univers, une histoire de gobage de poulpe, la théorie des mondes multiples du physicien Hugh Everett ni le fait que le célèbre rocher monégasque soit devenu un état islamiste (ses habitants fuient et deviennent des migrants).
Jubilatoire, truffé de références musicales des années 80 ou de livres cultes de la science-fiction, J.M. Erre s’en donne à cœur joie ! Même si ce livre n’est pas mon préféré, c’est toujours un grand plaisir de lire cet auteur : son style irremplaçable et son humour à divers degrés !
Décalé, déjanté et loufoque !
Tout en marchant, Arthur et Lucas admiraient le ciel étoilé. Le noir firmament leur jetait son infini à la figure, la Lune esquissait son croissant dans un coin, les astres dessinaient leurs Grande Ourse, leur Petit Renard, leur Vieille Dorade et tout le reste de la ménagerie que de toute façon on ne reconnaît jamais, quand tout à coup, ça ne loupa pas : un vertige métaphysique leur tomba dessus. Ça finit toujours comme ça, la contemplation de l'immensité du cosmos a le chic pour engendrer chez l'être humain un trouble existentiel qui l'amène à s'effrayer façon Pascal devant le silence éternel de ces espaces infinis, à s'extasier façon Corneille devant l'obscurité clarté qui tombe des étoiles, et à débiter façon tout le monde des phrases ridicules du genre "c'est beau", "c'est grand" ou "on se sent tout petit".
Lu de cet auteur : La fin du monde a du retard - Le mystère Sherlock - Made in China - Série Z
Toi, lecteur de passage ou régulier , oui, toi derrière ton ordinateur ou les yeux rivés sur ton smartphone, si je suis une lectrice qui pleure d'un bonheur indescriptible par la beauté de certains romans, un seul auteur arrive à me faire rire et glousser. Il s'agit de l’unique J. M. Erre dont je suis une fan (un auteur que Keisha m’avait fait découvrir).
Nous sommes le 7 juin 2042 à 20h42 dans le village de Gourdiflot-le-Bombé. Tout commence avec Alain Delon membre et fondateur des Homonymes Anonymes qui tente de mettre fin à ses jours. Et c’est à moment précis qu’une soucoupe volante atterrit à l’extérieur. Il a la preuve que la vie existe autre part que sur la terre (mais toute la difficulté est de partager l’information quand on a une corde autour du cou et le bout des pieds sur une chaise qui se dérobe).
Toujours à Gourdiflot-le-Bombé, en tenue d’homme araignée Arhtur accompagne sa bien-aimée à une soirée déguisée organisée par un ami culturiste de sa belle. Les kilos de muscles sont donc de la partie et très nombreux. Pas loin de là, au café « avant la fin du monde'' Francis le patron et J-Bob son fidèle client pilier de bar discutent physique quantique entre cacahuètes et pastis. Suite à un malencontreux accident, Arthur est éjecté de la soirée tandis que Lucas se retrouve chassé de chez lui à cause d’une Marilyn Monroe. Arthur et Lucas sont poursuivis par Monsieur Muscle et ses amis. C’est bien connu, l’union fait la force (même si on a une carrure de gringalet comme Arthur et Lucas).
Mais il ne faudrait pas oublier les extraterrestres, un amateur de carabine, une maire nymphomane et son époux qui a découvert le secret de l’univers, une histoire de gobage de poulpe, la théorie des mondes multiples du physicien Hugh Everett ni le fait que le célèbre rocher monégasque soit devenu un état islamiste (ses habitants fuient et deviennent des migrants).
Jubilatoire, truffé de références musicales des années 80 ou de livres cultes de la science-fiction, J.M. Erre s’en donne à cœur joie ! Même si ce livre n’est pas mon préféré, c’est toujours un grand plaisir de lire cet auteur : son style irremplaçable et son humour à divers degrés !
Décalé, déjanté et loufoque !
Tout en marchant, Arthur et Lucas admiraient le ciel étoilé. Le noir firmament leur jetait son infini à la figure, la Lune esquissait son croissant dans un coin, les astres dessinaient leurs Grande Ourse, leur Petit Renard, leur Vieille Dorade et tout le reste de la ménagerie que de toute façon on ne reconnaît jamais, quand tout à coup, ça ne loupa pas : un vertige métaphysique leur tomba dessus. Ça finit toujours comme ça, la contemplation de l'immensité du cosmos a le chic pour engendrer chez l'être humain un trouble existentiel qui l'amène à s'effrayer façon Pascal devant le silence éternel de ces espaces infinis, à s'extasier façon Corneille devant l'obscurité clarté qui tombe des étoiles, et à débiter façon tout le monde des phrases ridicules du genre "c'est beau", "c'est grand" ou "on se sent tout petit".
Lu de cet auteur : La fin du monde a du retard - Le mystère Sherlock - Made in China - Série Z
mardi 23 février 2016
Karin Slaughter - Pretty girls
Editeur : Mosaïc - Traduit de l'américain par François Rosso - Date de parution : Février 2016 - 517 pages et un avis très mitigé.
Babelio m’ayant proposé de découvrir ce livre, j’ai accepté car le résumé me tentait bien (et parce que quand j’accumule les abandons côté romans, je lis un polar ou un thriller).
Claire et Lydia sont sœurs mais ne se parlent plus depuis plus de seize ans. A l’époque, leur sœur cadette Julia avait disparu. Son corps n’a jamais été retrouvé tout comme le coupable et la famille a implosé. Lydia avait de mauvaises fréquentations et touchait à la drogue. Claire plus réservée sortait avec Paul qui est devenu son mari. Depuis, elle a une vie sans anicroche et très confortable ( Paul est architecte). Devenue maman, Lydia s’est « rangée » et fait de son mieux pour élever sa fille ado. La vie de Claire bascule quand Paul est assassiné sous ses yeux. La police mène l’enquête mais bizarrement, le FBI s’intéresse aussi à l’affaire. Quand l’associé de Paul demande à Claire les dossiers sur lesquels son défunt mari travaillait, elle découvre des Snuff Movies sur son ordinateur.
Malgré une écriture passe partout, des petites incohérences ou des raccourcis un peu étranges, des répétitions d’expression (qui m’ont agacée à force), des personnages un peu trop manichéens, Karin Slaughter a réussi l'exploit de m'éviter l'abandon. Pourtant, elle appuie de trop sur la réconciliation des deux sœurs (on se pardonne, c’est merveilleux, nous faisons front ensemble) et utilise la fibre sensible chez le lecteur (sauf à qu’à trop s’en servir, ça en devient usant). Mais titillée malgré tout par l’intrigue, j'ai été jusqu'au bout car c'est un page turner.
En conclusion, un thriller sans rien d'extraordinaire.
Le billet d'Alex
Babelio m’ayant proposé de découvrir ce livre, j’ai accepté car le résumé me tentait bien (et parce que quand j’accumule les abandons côté romans, je lis un polar ou un thriller).
Claire et Lydia sont sœurs mais ne se parlent plus depuis plus de seize ans. A l’époque, leur sœur cadette Julia avait disparu. Son corps n’a jamais été retrouvé tout comme le coupable et la famille a implosé. Lydia avait de mauvaises fréquentations et touchait à la drogue. Claire plus réservée sortait avec Paul qui est devenu son mari. Depuis, elle a une vie sans anicroche et très confortable ( Paul est architecte). Devenue maman, Lydia s’est « rangée » et fait de son mieux pour élever sa fille ado. La vie de Claire bascule quand Paul est assassiné sous ses yeux. La police mène l’enquête mais bizarrement, le FBI s’intéresse aussi à l’affaire. Quand l’associé de Paul demande à Claire les dossiers sur lesquels son défunt mari travaillait, elle découvre des Snuff Movies sur son ordinateur.
Malgré une écriture passe partout, des petites incohérences ou des raccourcis un peu étranges, des répétitions d’expression (qui m’ont agacée à force), des personnages un peu trop manichéens, Karin Slaughter a réussi l'exploit de m'éviter l'abandon. Pourtant, elle appuie de trop sur la réconciliation des deux sœurs (on se pardonne, c’est merveilleux, nous faisons front ensemble) et utilise la fibre sensible chez le lecteur (sauf à qu’à trop s’en servir, ça en devient usant). Mais titillée malgré tout par l’intrigue, j'ai été jusqu'au bout car c'est un page turner.
En conclusion, un thriller sans rien d'extraordinaire.
Le billet d'Alex
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