Éditeur : Manufacture de livres - Date de parution : Janvier 2016 - 304 pages et un avis mitigé.
Plateau, un hameau de Corrèze aves ses quelques habitants. Virgile et Judith des paysans à l’orée des quatre-vingt ans qui ont élevé Georges le neveu de Vigile. Orphelin depuis l’âge de cinq ans, il préfère dormir dans une caravane que dans l’ancienne maison de ses parents. Il travaille à la ferme alors qu’il a toujours voulu voyager. Virgile a des sérieux problèmes de vue mais il les garde pour lui, il veille sur Judith atteinte d'Alzheimer. Depuis six ans, Karl un ancien cheminot est venu s’installer au Plateau sans être de la région. Peu bavard sur son passé aimant la boxe et très mystique. Avec Virgile, ils sont devenus amis et chassent ensemble.
Cory la nièce de Judith battue par « l’homme-torture » vient se réfugier au Plateau.
Et enfin une autre personne armée d’un fusil surveille ce petit monde en se cachant dans les bois alentours.
On retrouve ici les ingrédients de Grossir le ciel : un suspense, une ambiance , des taiseux, le monde rural, un hameau isolé, la nature.
Mais cette fois-ci au fil des pages, j’ai trouvé que ce livre perdait en intensité. L’écriture sonne moins juste, paraît plus travaillée (certaines métaphores m’ont laissée perplexe) et il y a des longueurs inutiles. Et un point m’a vraiment gênée : comment Cory peut-elle nouer si rapidement avec George une relation au vu de qu’elle a subi?
Beaucoup de thèmes sont abordés dans ce roman : la maladie, le secrets et les non-dits, la souffrance physique et morale, la quête de la rédemption et la transmission.
Un roman noir strié de zones d’ombres comme certaines âmes tourmentées de ce livre. Et malgré ce que j’ai énuméré avant, il m’a quand même remuée car le dénouement est une claque.
Les humains, c'est un autre gibier qu'il n'est pas forcément utile de tuer. Détruire peut suffire. Humilier, aussi.
Les billets d'Emma, Miscellanées (d'autres billets?)
jeudi 26 mai 2016
mercredi 25 mai 2016
Margaret Drabble - Une journée dans la vie d'une femme souriante
Éditeur : Le Livre de Poche - Traduit de l'anglais (Royaume-Uni) par Claire Desserey - Date de parution : Mars 2016 - 349 pages et treize nouvelles épatantes !
Ces nouvelles écrites entre 1966 et 2000 par Margaret Drabble sont un petit bijou ! Avec finesse, elle nous dépeint des femmes du quotidien. Adolescente, épouse, mère, veuve : elles traversent le temps . Des nouvelles comme des instantanés de l’existence, de situations. Femmes aimantes mais souvent mal aimées, comme dans "La guerre en cadeau" où une mère porte à son fils un amour absolu. Les hommes (maris, amants) ne sont pas tendres avec elles et pourtant, malgré tout, elles composent de leur mieux. Et Margaret Drabble avec un sens aigu de l’observation mais aussi de l’humour parvient à nous couper le souffle, à nous remplir les yeux de poissons d'eau, ou à nous serrer le cœur tant ces nouvelles sont de qualité exceptionnelle et si justes! Que ce soit un voyage de noces, une actrice qui tombe sous le charme d’un manoir, une professeure en pèlerinage sur les traces de son poète favori, une femme qui retrouve son ancien amant dans un café, un voyage en train : toutes ces femmes sont finement décrites avec leurs états d’âme, leurs envies et leurs regrets. La nouvelle "Une journée dans la vie d'une femme souriante" n’a pas pris une ride.
Des nouvelles absolument épatantes !
Elle eut à nouveau une pensée pour ses enfants; elle avait tellement été persuadée qu'elle serait un jour assise dans une pièce comme celle-ci, avec d'autres parents, et qu'elle écouterait quelqu'un faire des discours ennuyeux et stupides et distribuer des prix à ses trois enfants. Elle avait tellement espéré de la vie. Elle s'était attendue à les voir grandir, à voir leurs jambes s'allonger, à connaître leur visage d'adulte, leurs enfants. Il était impossible qu'un accident comme la mort puisse les séparer d'elle. Et pourtant, ce sont des choses qui arrivent, tous les jours.
Le billet de Cathulu
Lu de cette autrice : Un bébé d'or pur
Ces nouvelles écrites entre 1966 et 2000 par Margaret Drabble sont un petit bijou ! Avec finesse, elle nous dépeint des femmes du quotidien. Adolescente, épouse, mère, veuve : elles traversent le temps . Des nouvelles comme des instantanés de l’existence, de situations. Femmes aimantes mais souvent mal aimées, comme dans "La guerre en cadeau" où une mère porte à son fils un amour absolu. Les hommes (maris, amants) ne sont pas tendres avec elles et pourtant, malgré tout, elles composent de leur mieux. Et Margaret Drabble avec un sens aigu de l’observation mais aussi de l’humour parvient à nous couper le souffle, à nous remplir les yeux de poissons d'eau, ou à nous serrer le cœur tant ces nouvelles sont de qualité exceptionnelle et si justes! Que ce soit un voyage de noces, une actrice qui tombe sous le charme d’un manoir, une professeure en pèlerinage sur les traces de son poète favori, une femme qui retrouve son ancien amant dans un café, un voyage en train : toutes ces femmes sont finement décrites avec leurs états d’âme, leurs envies et leurs regrets. La nouvelle "Une journée dans la vie d'une femme souriante" n’a pas pris une ride.
Des nouvelles absolument épatantes !
Elle eut à nouveau une pensée pour ses enfants; elle avait tellement été persuadée qu'elle serait un jour assise dans une pièce comme celle-ci, avec d'autres parents, et qu'elle écouterait quelqu'un faire des discours ennuyeux et stupides et distribuer des prix à ses trois enfants. Elle avait tellement espéré de la vie. Elle s'était attendue à les voir grandir, à voir leurs jambes s'allonger, à connaître leur visage d'adulte, leurs enfants. Il était impossible qu'un accident comme la mort puisse les séparer d'elle. Et pourtant, ce sont des choses qui arrivent, tous les jours.
Le billet de Cathulu
Lu de cette autrice : Un bébé d'or pur
mardi 24 mai 2016
Les 40 ans de Dialogues : un très bel anniversaire
Il était une fois un frère et une soeur qui avaient envie
d’ouvrir une librairie à Brest. Quarante plus tard, la petite librairie d’hier est
aujourd’hui la 3ème librairie indépendante de France. Et hier, Dialogues a
tenu à inviter ses clients et de nombreux auteurs à fêter cet événement.
J’ai assisté à un débat passionnant sur la librairie de
demain où Hervé Hamon, Michel Serres, Charles Kermarec (cofondateur de la librairie), Caroline (libraire) ont évoqué plusieurs sujets : l’avenir des libraires indépendantes, le numérique, la littérature… Et durant lequel les
lecteurs pouvaient intervenir (et c’est ce que j’ai fait).
Ensuite place au cocktail où j’ai pu discuter avec plein de monde.
Je ne suis pas repartie les mains vides car Dialogues a édité
un très beau livre où des auteurs (Philippe Claudel, Eric Fottorino, Fatou Diome, Hervé Bellec et bien d'autres) des libraires
et quelques lecteurs se sont prêtés au jeu de se définir et de donner leurs 40
livres. Et je suis très touchée ( et flattée aussi) car Dialogues m’a demandée de participer à cet ouvrage qui regroupe 57 listes en tout.
C’était une soirée unique, mémorable, merci à Dialogues de
tout coeur (et à Charles Kermarec, Marion, Caroline, Arnaud, Julien, Delphine, Karine, Mathilde, Annaïk, Laure-Anne, Laurence, Adeline, Martine, Françoise, Mickaël du rayon BD qui garde espoir de me voir un jour dans son rayon, Gaël ainsi que toutes les autres personnes de Dialogues que je connais de vue)!
On remet ça dans 10 ans?
On remet ça dans 10 ans?
Merci à Nicolas et à Caroline pour ces photos prises hier soir.
Vous trouverez ma liste des 40 dans les commentaires de ce billet.
Vous trouverez ma liste des 40 dans les commentaires de ce billet.
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