Éditeur : Editions de L'Olivier - Traduit de l'anglais (États-Unis) par Suzanne V. Mayoux - Date de parution - Août 2016 (1ère parution : 1997) - 288 pages sensibles et attachantes.
1974, Pennsylvanie, Snow Angels. Tandis qu’Arthur quatorze ans participe à une répétition de fanfare de l’école, un coup de feu déchire le silence. Annie Marchand séparée de son mari Glenn vient d’être tuée. Quinze plus tard, Arthur ne peut s’empêcher d’y repenser comme à chaque fois quand il vient voir sa mère. Annie était leur voisine mais aussi sa baby-sitter quand il était plus petit. Une autre époque où ses parents étaient heureux.
Arthur l’adolescent mal dans sa peau s’adonne à la fumette pour encaisser sa nouvelle vie : son père parti, la maison vendue alors qu'il connaît son premier grand amour.
Tout allait bien pour Annie et Glenn jusqu'au jour où lui s'est retrouvé sans travail. La goutte d’eau pour elle fatiguée de son boulot de serveuse et de s’occuper de leur fille. Glenn s'est réfugié dans la religion et dans l'alcool pour s'échouer un peu plus. En vain. Tout comme il tente de reconstruire sa famille.
Indéniablement cet auteur possède ce talent à narrer ses vies ordinaires. Il sait attirer notre attention et nous entrer dans l’intimité de ses personnages qui nous semblent si proches. Des vies qui basculent, qui se déchirent décrites avec une humanité et une empathie qu’on a mal avec eux, que forcement on s’attache à eux.
Sans jamais verser dans le pathos ou dans un apitoiement quelconque, Steward O’Nan fait preuve de sensibilité et de justesse.
Dans les bacs de la rentrée littéraire, il y avait bien deux livres de Steward O’Nan (l'autre étant Deniers feux sur Sunseet) mais ce roman paru en août est en fait son premier roman.
Je n’aime pas retourner chez nous. Cela m’empêche de cultiver la nostalgie, qui est dans ma nature.
Lu du même auteur : Chanson pour l'absente - Emily - Les joueurs - Nos plus beaux souvenirs - Un mal qui répand la terreur
jeudi 24 novembre 2016
mercredi 23 novembre 2016
Helen Ellis - American housewife
Éditeur : La Martinière - Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Sophie Brissaud - Date de parution : Juin 2016 - 206 pages à ne pas bouder !
Elles sont américaines et habitent le quartier de. Les femmes au foyer décrites par Helen Ellis dans ces douze nouvelles habitent le quartier l’Upper East Side à New-York ou alors un état du Sud. Elles sont jeunes ou plus âgées et font voler en éclat le vernis des apparences. Car le ton est ironique, un brin acide ou encore impolitiquement correct mais délicieusement piquant.
Des deux voisines qui se disputent par mails sur la décoration du palier à une auteure en mal d’inspiration sponsorisée par une marque de tampon et qui n’a pas bien lu le contrat avant de le signer ou encore la participante à un club de lecture, on découvre d’autre femmes bien différentes de celles enfermées dans des carcans (il ne faut pas se fier aux apparences et se rappeler que "derrière toute femme d’exception, il y a un peu de gras sur les fesses").
Sans temps mort, Helen Ellis plonge ses personnages dans le décalé voire l'absurde.
Ca dézingue au vitriol et j'aime ça.
Et que c’est bon de sourire en pensant que c’est vache mais bien vu !
Nous autres gens mariés, nous avons tous un petit rire d’époux. Un petit rire d’époux est un rire forcé que nous réservons aux moments où notre conjoint fait une gaffe que nous sommes censés trouver adorable.
Les billets de Cath, Cuné.
Elles sont américaines et habitent le quartier de. Les femmes au foyer décrites par Helen Ellis dans ces douze nouvelles habitent le quartier l’Upper East Side à New-York ou alors un état du Sud. Elles sont jeunes ou plus âgées et font voler en éclat le vernis des apparences. Car le ton est ironique, un brin acide ou encore impolitiquement correct mais délicieusement piquant.
Des deux voisines qui se disputent par mails sur la décoration du palier à une auteure en mal d’inspiration sponsorisée par une marque de tampon et qui n’a pas bien lu le contrat avant de le signer ou encore la participante à un club de lecture, on découvre d’autre femmes bien différentes de celles enfermées dans des carcans (il ne faut pas se fier aux apparences et se rappeler que "derrière toute femme d’exception, il y a un peu de gras sur les fesses").
Sans temps mort, Helen Ellis plonge ses personnages dans le décalé voire l'absurde.
Ca dézingue au vitriol et j'aime ça.
Et que c’est bon de sourire en pensant que c’est vache mais bien vu !
Nous autres gens mariés, nous avons tous un petit rire d’époux. Un petit rire d’époux est un rire forcé que nous réservons aux moments où notre conjoint fait une gaffe que nous sommes censés trouver adorable.
Les billets de Cath, Cuné.
lundi 21 novembre 2016
Olivier Bordaçarre - Accidents
Éditeur : Phébus - Date de parution : Octobre 2016 - 204 pages et une déception.
Paris, Sergi vit dans l’appartement voisin de sa sœur Julia est artiste peinte et va bientôt exposer dans le quartier du Marais. Julia, psychanalyste reçoit ses patients à son bureau dans son appartement. Son mari Paul est un homme au foyer et s'occupe de leurs filles. Quand Sergi aperçoit une femme à la chevelure rousse sortir de l’appartement de sa cœur, l'interdiction de sortir avec les patientes de se sœur tombe à l'eau. Il va tout faire faire la revoir. En parallèle, on suit Roxanne photographe défigurée au visage par un accident de voiture.
De cet auteur, j’avais lu et beaucoup aimé Dernier désir où la tension était implacable, un livre très addictif et très bien mené.
Ici, tout est sans aucune surprise (inutile d’avoir lu des tonnes de romans/policiers psychologiques pour établir les rapprochements et ce qui va se tramer). Autre bête noire : les personnages n’évitent pas les clichés. De plus, j'ai ressenti des moments un peu maladroits comme si l'auteur n'arrivait pas à établir un équilibre dans son livre entre les thèmes qu'il aborde.
Une déception pour ce livre reçu avec Babelio qui n'a pas su m'intéresser. Dommage.
Paris, Sergi vit dans l’appartement voisin de sa sœur Julia est artiste peinte et va bientôt exposer dans le quartier du Marais. Julia, psychanalyste reçoit ses patients à son bureau dans son appartement. Son mari Paul est un homme au foyer et s'occupe de leurs filles. Quand Sergi aperçoit une femme à la chevelure rousse sortir de l’appartement de sa cœur, l'interdiction de sortir avec les patientes de se sœur tombe à l'eau. Il va tout faire faire la revoir. En parallèle, on suit Roxanne photographe défigurée au visage par un accident de voiture.
De cet auteur, j’avais lu et beaucoup aimé Dernier désir où la tension était implacable, un livre très addictif et très bien mené.
Ici, tout est sans aucune surprise (inutile d’avoir lu des tonnes de romans/policiers psychologiques pour établir les rapprochements et ce qui va se tramer). Autre bête noire : les personnages n’évitent pas les clichés. De plus, j'ai ressenti des moments un peu maladroits comme si l'auteur n'arrivait pas à établir un équilibre dans son livre entre les thèmes qu'il aborde.
Une déception pour ce livre reçu avec Babelio qui n'a pas su m'intéresser. Dommage.
Inscription à :
Articles (Atom)


