dimanche 23 février 2014

12ème édition du prix des Lecteurs du Télégramme

La douzième édition du prix des Lecteurs du Télégramme démarre aujourd'hui!

Cette année, les lecteurs devront déterminer un gagnant parmi ces six titres ( en italique, les 4èmes de couverture):
Le silence  de Jean-Guy Soumy (Laffont) :
Le monde de Jessica s'effondre le jour où son mari, Alexandre Leroy, mathématicien franco-américain de renommée internationale, se tire une balle dans la tête. Comment a-t-il pu la trahir aussi lâchement, décevoir leurs deux fils, détruire ce bonheur qu'ils ont mis trente ans à construire ? L'acte est d'autant plus incompréhensible qu'il ne ressemble pas à l'homme qu'elle a connu. Mais l'a-t-elle vraiment connu ? Elle reçoit de plein fouet un premier coup quand elle comprend que la photo de ses beaux-parents a été trafiquée et qu'ils ne sont pas morts dans les bombardements en France, comme elle l'a toujours cru. Alexandre a menti ! Il a toujours menti. Il a changé son nom et falsifié son identité, il s'est inventé un passé, il a caché l'existence d'un frère et a même réussi à mystifier la communauté scientifique. Comment supporter une telle découverte ? Phil, son fils aîné, également mathématicien, ne peut pas dévoiler une telle forfaiture, qui ruinerait sa propre carrière. Il convainc sa mère de détruire toutes les preuves. Mais Jessica ne supporte pas d'avoir accompli un tel geste. L'aide vient bizarrement de son fils cadet, Lewis, atteint d'une forme particulière d'autisme et dont les intuitions fulgurantes l'obligent à réagir. Il veut connaître son oncle. Il veut aller en France. Pour Jessica, se retrouver au fin fond de la Creuse en face de ce beau-frère dont elle ignorait l'existence est une terrible épreuve. Comment pourrait-elle accepter l'existence de cet homme qu'elle accuse d'avoir provoqué la mort de son mari ? Pourtant, il lui faut comprendre, dénouer la complexe pelote de raisons qui, des décennies auparavant, ont poussé Alexandre à s'amputer d'une partie de lui-même.

Les petits blancs  d’Aymeric Patricot (Plein jour) :
Comment vivent les "petits blancs" des quartiers pauvres de la République? Les Américains utilisent pour désigner ces oubliés du progrès social, méprisés d'être plus pauvres encore que les Noirs ou les Latinos, l'expression "white trash". Se vit-on dans la France métissée d'aujourd'hui, comme un "déchet blanc"? Une conscience raciale est-elle en train de se substituer à la conscience de classe? 

L'âme chevillée au corps d'Eve Lerner (Dialogues) :
Une enfant muette développe son oreille. Les mots, les expressions, les vestiges de patois, les idiosyncrasies familiales, les mensonges, les images, les couleurs de la langue s’y logent pour longtemps. "L’âme chevillée" au corps tente de rendre, avec une inévitable déperdition due à l’érosion du temps, la langue ouvrière telle qu’Ève Lerner l’a entendue, avec ses incompréhensions d’enfant, cette langue foisonnante d’invention, ferment argotique et poétique où l’histoire est à l’oeuvre. Ce roman langagier familial, hommage de l’auteur à sa mère, linguiste instinctive, se lit comme une archive encore vivante de la vie à l’usine et dans les familles ouvrières du XXᵉ siècle. Une vie faite de travail abrutissant, mais aussi d’invention, de panache et de style. La langue des pauvres était une langue riche. Ce récit en garde la mémoire. Le livre est illustré de petites gravures représentant des objets d’antan au charme désuet.

Le cas Eduard Einstein  de Laurent Seksik (Flammarion) :
"Mon fils est le seul problème sans solution", écrit Albert Einstein en exil. Eduard a vingt ans au début des années 1930 quand sa mère Mileva, le conduit à l'asile. Le fils d'Einstein finira ses jours parmi les fous, délaissé de tous, dans la plus total dénuement. Trois destins s'entrecroisent dans ce roman, sur fond de tragédie du siècle et d'épopée d'un géant. Laurent Seksik dévoile un drame de l'intime où résonnent la douleur d'une mère, les faiblesses des grand hommes et la voix du fils oublié.

La part de l’aube d’Eric Marchal (Editions Anne Carrière) :
Après le succès retentissant du Soleil sous la soie, Éric Marchal nous entraîne dans un tourbillon romanesque qui a cette fois pour décor la puissante ville de Lyon. 

Suite à un accident grave de voyageur  d'Eric Fottorino (Gallimard) :
«En septembre 2012, à quelques jours de distance, trois personnes se sont jetées sur les voies du RER, derrière chez moi, dans les Yvelines. Un vieillard, une mère de famille, un homme qui n'a pu être identifié. À la violence de leur mort a répondu le silence. Il ne s'est rien passé. Nul n'a désigné la souffrance par son nom. Une voix neutre a seulement résonné dans les haut-parleurs de la gare : "Suite à un accident grave de voyageur..." Nos vies ont pris un peu de retard. À cause de trois détresses qui n'ont jamais existé.»

Je n'ai lu qu'un seul livre "Le cas Edouard Einstein" (un livre troublant mais les récits où fiction et réalité sont intégrés commencent à me lasser).
Sur les titres retenus "Suite à un accident grave de voyageur" d'Eric Fottorino et "Les petits blancs" d’Aymeric Patricot m'intéressent particulièrement pour les thèmes qu'ils abordent.

Toutes les informations concernant la 12ème édition du prix des Lecteurs du Télégramme sont disponibles ici.
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