lundi 5 novembre 2018
Richard Russo - Trajectoire
Editeur : Quai Voltaire- Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Jean Esch - Date de parution : Septembre 2018 - 304 pages beaucoup aimées
L’année dernière, je m’étais délectée à la lecture d’A malin, malin et demi de Richard Russo. Les personnages fouillés pour lesquels il fait preuve d’une réelle empathie, l’humour et le talent de narrateur m’avaient conquise.
Dans ce recueil de quatre longues nouvelles, on retrouve ces mêmes ingrédients et ça fonctionne à merveille !
Richard Russo nous plonge dans la vie à un moment précis d’une universitaire, d’un agent immobilier dans le Maine, de deux frères réunis lors d’un voyage et enfin dans celle d’un scénariste. Tous se retrouvent face à des problèmes plus ou moins importants (selon leur propre échelle) et à devoir prendre des décisions. En alternant judicieusement présent et passé, l’auteur permet à ses personnages de reconsidérer ou non sous un autre angle des choix opérés, des situations vécues. L’ensemble donne des nouvelles bien étoffées avec une jolie galerie de personnages secondaires.
Même si la maladie est évoquée à dans chacune de nouvelles, Richard Russo Russo évite le plombant car l’humour est bien présent. Des tranches de vies humaines dépeintes avec sensibilité et justesse (que demander de plus ?) !
A l'ère des réseaux sociaux et des "amis Facebook", Julian considère peut-être les parents comme des vestiges atrophiés, au même titre que les amygdales ou l'appendice, dont on a oublié la fonction depuis longtemps et que l'on peut couper sans conséquences.
Les billets de Cuné, Kathel.
vendredi 2 novembre 2018
Ito Ogawa - La papeterie Tsubaki
Editeur : Philippe Picquier - Traduit du japonais par Myriam Dartois-Ako - Date de parution : Août 2018 - 374 belles pages
A Kamakura dans la région de Tokyo, Hatoko a repris l’activité de la papeterie tenue par sa grand-mère couplée à celle d'écrivain public. Et quand les clients franchissent le pas de la porte, c’est bien plus pour présenter des demandes de lettres (quelquefois bien surprenantes).
S’échelonnant sur quatre saisons, on découvre l’art de la calligraphie et les rituels qui lui sont rattachés ( le choix du papier ou celui du timbre, la préparation de l’encre). Les clients confient à Hatoko des émotions, relatent des souvenirs ou des détails. Et tel un buvard, Hotoko les absorbe pour transcrire au plus juste ce que les clients voudraient formuler en y associant les enseignements de la calligraphie et beaucoup de respect.
De ce roman sur la transmission au sens large (mais aussi de ce que l’on peut refuser puis accepter pour se construire) empli de tendresse et de douceur se dégage une atmosphère feutrée et délicate. Ici, l’écrivain public ne se cantonne pas à formuler par écrit des courriers, son rôle est plus étendu : écouter et aider les autres.
Une lecture comme suspendue hors du temps où l’écriture aux accents poétiques dégage une forme de sérénité. J'ai été touchée par l'ensemble qui forme un art de vivre conjuguant l'entraide et les moments de bonheur simple.
Mais tu sais, il y a des gens incapables d'écrire une lettre malgré tous leurs efforts. Etre écrivain public, c'est agir dans l'ombre, comme les doublures des grands d'autrefois. Mais notre travail participe au bonheur des gens et ils nous en sont reconnaissants, a-t-elle affirmé.
Les billets d'Aifelle, Hélène et Séverine.
mercredi 31 octobre 2018
Du nouveau à l'Ouest ?
Mais comme l’envie de revenir est bien là et persistante, allons-y sans contrainte mais bien entendu avec du plaisir !
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