mardi 29 avril 2008

DEMAIN : LE GRAND DEPART

Aujourd'hui, je suis sur le pied de guerre (entre 2 chutes de tension) car, demain, nous partons dans les Pyrénées à l'occasion d'une fête familiale avec un retour prévu samedi.
Ce type de grand trajet relève de la grande expédition type parcours du combattant car 12 H00 de route, c'est long , très long...

Ce matin, j'ai exhumé de mon armoire des vestiges vestimentaires de ma vie d'avant ( celle où je m'habillais "class" pour aller bosser). Je les avais gardé au cas où... Heureusement car ça sert pour ce type d'évènement.
Il ne reste plus qu'à choisir entre un pantalon et une jupe et le tour est joué.

Pour la suite, c'est pas si simple :
sachant qu'au bout d'1/2H de voiture (en temps normal), je commence à me tortiller tel un asticot sur mon siège. Ça ne va pas être une sinécure car j'ai toujours ma crise qui perdure depuis maintenant plus de 10 jours.
C'est clair qu'en tant que co-pilote, je suis archi nulle car je comate.

Je vais donc préparer mon "kit de survie" : oreiller, cortisone, monoalgic,....
Et jeudi, il faudra être d'attaque : pouvoir tenir debout (déjà!), assurer au repas,... bref, une journée qui ne va pas être de tout repos.
J'ai déjà prévenu la famille proche que j'étais très fatiguée . Ils savent donc que je serais obligée de faire des "coupures " : aller m'allonger pendant 1 ou 2 H.
Ca risque de surprendre certains mais je n'ai pas le choix.
Non, pas le choix : se reposer quand le corps le réclame, qu'importe l'heure.

samedi 26 avril 2008

MES "CHERS" ANCIENS COLLEGUES DE TRAVAIL

Avant hier, en allant faire 3 emplettes à mon supermarché préféré (tout simplement parce qu'il est le plus près), j'étais loin de me douter de ce qu'il allait se passer...

J'arrivais tranquillement, et pour me rendre à l'entrée , il faut passer devant les caisses ( disposition classique de certains supermarchés, d'ailleurs, je ne sais pas pourquoi).

Tout en poursuivant mon bonhomme de chemin, je vois à l'avant-dernière caisse une tête qui ne m'était pas inconnue. Je regarde un peu plus la personne, et je reconnais un des anciens reponsable du domaine informatique de ma boîte ( je précise bien la fonction pour qu'il se reconnaisse).
Revenons quelques années en arrière, c'est une personne avec qui j'ai travaillé, on avait même sympathisé. On allait prendre le café ensemble, on parlait de nos vies privées respectives. C'était donc plus qu'un simple collègue de travail.

Et lui aussi, en relevant le tête de son ticket de caisse, me voit.
Je l'ai vu blémir, blanchir, son visage s'est décomposé, et il a baissé les yeux car il était gêné de me voir, mal à l'aise et surtout,il n'espérait qu'une chose c'est que je ne l'ai pas reconnu.
Pas de bol pour lui !

Je me suis "planquée" d'emblée au début du rayon promotions ce qui me permettait d'avoir une vue sur les caisses de gauche.
Tout en faisant semblant de m'intéresser à un T-shirt d'enfant, je jetais furtivement des coups d'oeils vers la caisse.

Et lui, pâle comme un linge, regardait nerveusement autour de lui et vers ma direction.
Nos regards se sont croisés l'espace d'une demi-seconde et là j'ai crû qu'il allait faire un malaise.
Il paniquait !

Que je me dépêche, que je range mes courses dans le caddie en vrac, pas grave, vite, il faut que je parte ! Il avait peur que je vienne lui dire quelques mots ce qui aurait entraîné une conversation :

-"Ah, ben tiens, ca me fait plaisir de te voir depuis toutes ces années!" ( pour lui faire remarquer que jamais il n'avait pris de mes nouvelles bien qu'ayant mon n° de téléphone)
-"... euh, oui, moi aussi, .. euh, je suis pressé, je fais mes courses."
-"Et bien, qu'est ce que tu deviens, et les enfants ca va?"
-" euh, oui, oui... t'as l'air en forme."
-"Oui, c'est la méga pêche ! tu peux pas savoir comment c'est génial !" ( évidemment, on sort de chez nous donc forcément ca veut dire que ca va pour eux)
-"je dois y aller...les courses, tu comprends" ( oui, je comprends, la bonne excuse bidon)

Je n'ai pas fait demi-tour pour aller le voir . Dégoûtée ...

Non mais quel C.. !
Non, je ne suis pas C..tagieuse !

Ce genre de rencontres inopinées avec des anciens collègues de travail m'est arrivé quelques fois et à chaque fois , ca a été pareil :
on baisse les yeux, on m'évite du regard.
Mieux, on change de trottoir ( faut le faire).

Petit mot à l'attention de certains de mes anciens collègues de travail :
on a travaillé ensemble, je vous appréciais . Vous n'avez jamais répondu à mes cartes de voeux , à mes mails, ce qui me blessait énormément.
Vous m'avez laissé "tomber" comme une vieille chaussette.
Juste une chose, si la maladie vous tombe dessus ( ce que je ne vous souhaite pas), rappelez-vous de votre comportement à mon égard ....et regardez votre conscience !

mardi 22 avril 2008

LA SPIRALE INFERNALE


Eh, eh, c'est moi !

Vous pensiez peut-être que vacances de Pâques obligent, j'étais partie dans je ne sais quel coin paradisiaque me dorer au soleil.

Ben, non, perdu !

Je suis toujours présente, fidèle à mon poste.

Les derniers jours ont été difficiles.

Comme très souvent, la fatigue s'est installée insidieusement sans que je m'en aperçoive ou alors je m'en rends compte trop tard...

Et depuis vendredi, ce qui fait donc 5 jours, je jongle entre les chutes de tension, les douleurs et cette fatigue sournoise.

Voilà, "sournois" c'est bien le terme approprié.


La fatigue chronique est sournoise, maline. Elle arrive sans prévenir, sans qu'on fasse plus d'effort.

C'est pas comme si vous faisiez une activité physique intense par exemple et qu'après, vous soyez fatigués, ce qui est normal.


La fatigue chronique vient, s'installe, et repart quand bon lui semble.

Elle envahit tout le corps, "mangeant" le peu d'énergie que l'on a, et nous vide, nous exténue.

On ne tient plus debout, la tension est au plus bas, on ne peut rien faire sauf attendre, espérer qu'elle s'en aille.

5 journées qui sont passées sans que j'en rende compte. J'ai passé la plupart de mon temps au lit , vidée, fatiguée d'être fatiguée.

Et donc, les "grosses" crises arrivent forcément , c'est le cercle vicieux...

Les douleurs qui paralysent et qui prennent le contrôle du corps.

Rien de sert de se défendre, il faut obtempérer.

Je prends quand même les choses du bon côté ... même si je ne sais pas quand j'arriverai à récupérer un peu physiquement : le soleil arrive, c'est déjà un bon point ( surtout à Brest !).



jeudi 10 avril 2008

LA FIEVRE DU SAMEDI SOIR


Bon,ben, il faut l'avouer avec la sortie du film "Disco", je suis en plein dans ma période où je me remémore les souvenirs de ma jeunesse et surtout celle des sorties en boîte (de nuit, évidemment).


J'adorais danser !

Pour moi, sortir en boîte, c'était être sur la piste de danse de 1H00 du mat' à 4h00 (heure de fermeture).

Je me rappelle de mes premières sorties avec Ma Grande soeur, celle qui m' a fait connaître les lumières tamisées des boîtes de nuit, cette pénombre, les spots... et surtout la préparation avant the sortie.

Comment s'habiller ? se maquiller ?

"Zut, si t-shirt blanc attention au soustiff à cause des lumières". Sinon, c'était la honte sur la piste.

A vrai dire, je m'en foutais de tout ca : un pantalon, un t-shirt et c'est tout. Pas de veste, comme ca, on ne payait pas de vestiaire.

Ma soeur c'était différent, elle se pouponnait, prenait soin de son apparence pour LA sortie. Je dis bien la sortie, car c'était pas tous les WE.

J'ai connu la période des années 80, le top50 à la télé avec les tubes marquants à cette époque et devenus ringards maintenant.

En terminale, j'ai eu ma période Dépêche Mode. Mais ce que j'aimais et que j'aime encore le plus c'était la bonne pop Anglaise.

Ce qui était bien, c'est que y'avait de tout comme musique même du Claude François en fin de soirée.
Qui n'a pas fredonné "Alexandrie, Alexandra"ou ABBA ou qui n'a pas fait la Claudette ???

Ah lala, c'était génial!
Je puais la transpi, l'odeur de clope, mais pour rien au monde je regrette ces virées noctures.

Quand c'était les slows, je me planquais aux toilettes ( comme bien d'autres).
Le fameux : "tu danses ? ", c'était pas pour moi, enfin au début....

Durant ces soirées, ca y allait côtés critiques et langues déliées : "t'as vu celle la, on dirait une barbie !, " ouah, mate le mec ", "celui ci, c'est maman qui a du repasser sa chemise, vu les plis bien faits, ", et j'en passe ...

Dans les boîtes, on s'observe. C'est un peu la chasse à la bonne proie !
Que d'émotions... et de rateaux aussi !

Il y a eu aussi les soirées étudiantes du jeudi où on déconnait bien.
C'était pas pareil, on sortait pour se marrer entre copains et copines.


Qu'est ce que ca me manque car j'adore danser. C'est mon échapatoire, quand ca ne va pas , ca me permet de libérer la pression comme une cocote minute.

Alors , c'est 1/2 heure grand maxi dans mon salon toute seule ...devant mes chiens!


Mon mari n'aime pas les boîtes de nuit. C'est vrai , ce n'est plus pareil et c'est nous qui avons vieilli. Se retrouver avec des gamins de 17 ans et de la musique standardisée NRJ et Fun radio, c'est pas trop mon truc aussi !

A quand des boîtes de nuit pour les trentenaires. Des boîtes qui ouvriraient à 22hoo (car après c'est dur)....et qui passeraient de la musique de notre jeunesse ????

Quand je suis sur mon tapis de marche, je prends le lecteur MP3 et là, ca craint (comme dirait ma fille aînée)!

Je chante, je bouge, ... bref, je me défoule ! et comme je chante hyper faux, c'est pas top pour eux mais bon, j'ai bien le droit à mon petit moment de "fièvre du samedi soir"...






mercredi 9 avril 2008

PATIENCE, PATIENCE....



Vous n'avez jamais remarqué comme quoi les gens sont carrément impatients et voire même énervés au volant.


Quand je dois traverser, j'attends patiemment et je regarde, avec un sourire, les conducteurs.

Quand j'ai du mal et que donc j'avance à pas de tortue, je les observe.
Mais oui, mais oui, je sais très bien ce qu'il se disent :

-"Allez, la p'tite dame ! elle est bien gentille mais il lui faut 3 plombes pour traverser".

Ils tripotent leur volant en le tapotant... oui,oui, j'avance mais je peux pas aller plus vite que la musique.

Je suis à peine arrivée à la moitié du passage piéton, que déjà ils accélèrent.

-"Ah ca y est enfin, mais qu'est ce qu'elle fout !?!"

Ils sont bien gentils les automobilistes mais un jour je risque de ma faire tailler un short !


C'est comme au supermarché, j'ai à peine le temps de payer, que déjà sur le tapis, ce sont les articles du client suivant qui déboulent.
Pas le temps de ranger son porte-monnaie, ni sa CB.

Allez, il faut se dépêchez!

Et la caissière qui me regarde en se disant :

-"Elle me met en retard sur mon quota! c'est la queue , elle ne le voit pas ?"

Dans toutes ces situations, je souris, je reste polie.
Ils n'ont qu'à jurer, s'énerver, ca ne me fera pas aller plus vite !

Qu'est ce qu'un peu de temps : 1 ou 2 mn ? Je leur demande juste un peu de patience. Tout le monde n'a pas un taux d'adrénaline à 300% !

Je n'entre pas ( ou plutôt plus) dans le cadre : jeune femme active Hyper-débordée et pressée.
Quelquefois, le sourire fait naître un peu de patience (oh, miracle)...et là, on me laisse le temps.
Ce temps si précieux à tout lemonde.

Tic, tac, l'horloge avance....mais pour moi aussi.



lundi 7 avril 2008

ET LA GAGNANTE EST ...!

Au tirage de la loterie, que "vous voulez-vous en plus de votre fibro?", je suis la gagnante du lot : arthrite !

En plus, je suis gâtée car j'ai eu droit à un deuxième lot : main droite.



Pour résumé : arthrite à la main droite et évidemment index et majeur.

Comme si ca pouvait pas être l'autre main, non, bien sûr il faut que ca soit celle dont on se sert le plus.



Du coup, j'ai droit à des nouveaux médicaments.Moi qui était contente d'avoir diminué mes quantités d'antalgic, j'ai droit à des "gros médicaments" 3 fois par jour à avaler....

J'ai lu qu'il arrive en plus de la fibro, il y a de l'arthrite.

Cela m'handicape un peu plus mais ca n'entame pas mon moral. Pas facile de faire quoi que ce soit par moment quandles doigts sont enfléset qu'il n'est pas possible de les plier.
Enfin, la vie continue et mon projetdevie aussi !

samedi 5 avril 2008

PROJET DE VIE



Notre vie est faite de moments où le vent tourne,des tournants de vie où l'on se sent prêt à se lancer dans un projet et s'y investir.


Ne plus pouvoir travailler pour moi était un fardeau que je portais difficilement.

J'avais envie malgré mon handicap d'avoir une reconnaissance sociale . Cette reconnaissance sociale pour moi passait par une activité rémunérée.

Pourquoi ?

Pour pouvoir dire cet argent, je l'ai gagné par mon travail !

Il était difficilement envisageable de travailler dans une "entreprise"classique. Quel employeur prendrait une personne quelques heures par semaine, sachant que cette dernière devrait être libre de ses horaires au vu de son état de santé ?


S'attacher à ce type d'idée était donc impossible.

De plus, au vu mon vécu (ma fibro) je ne me voyais pas m'intégrer dans une entreprise. Non, il me fallait une activité portée vers les autres.

Mais quoi ?

Mais depuis que j'arrive à gérer mes douleurs, mon projet de vie a eu le temps de mûrir, de se paufiner.

Pourquoi ne pas aider les autres à mieux gérer leurs douleurs ?
Si moi, j'y suis arrivée, je pense que d'autres peuvent.

Donner aux autres les moyens de mieux vivre leurs douleurs ! C'était limpide et cela coulait de source.
Et depuis, je lis de plus en plus.

J'absorbe telle une éponge toutes les lectures qui traitent de la gestion de la douleur par l'hypnothérapie, la connaissance suggestive de soi même.

Voilà mon projet de vie.
Je m'y consacre entièrement et j'espère fortement qu'il portera ses fruits.








jeudi 3 avril 2008

AMALGAMES DENTAIRES... LE RETOUR

Et voilà, un livre paraît, relance la polémique sur les intoxications aux amalgames dentaires et l'on trouve la solution à nox maux.
C'est vrai que l'approche commerciale pour épinglée le lecteur et surtout qu'il achète le livre est bien trouvée "Avec ses 59 ans d'espérance de vie et ses 60% de suicides en plus de la moyenne, la profession dentaire est une activité à haut risque ".

D'emblée, d'autres professions présentent elles aussi des expérances de vie "raccourcies", si je peux employer ce terme.

Il y a 3 ou 4 ans ans , j'avais vu une magnétiseuse ayant pignon sur rue qui m'avait tenu le discours suivant :
" votre fibromyalgie est liée aux amalgames dentaires, il faut vous faire enlever vos plombages."

Rentrée chez moi, je me suis précipitée sur internet et là j'ai vu de nombreux sites parlant de nombreuses maladies liées à nos dents ( enfin à ce qui est rajouté dedans) !

Naïve? emballée , sûrement ! je croyais enfin tenir les raisons de ma fibro.

L'euphorie redescendue et donc les pieds sur terre, par précaution, j'en parle à mon dentiste qui connait mon histoire.

Et lui à son tour,m'explique que polémique il y a eu et qu'en effet certains amalgames ont été interdits en France. Pour retirer les plombages, il y a avait des règles bien précises et strictes car c'est pendant cette phase que l'intoxication est possible.

Une autre de ses patientes fibro avait fait cette démarche chez un autre dentiste . Il lui avait en effet bien retirer certains amalgames et retirer aussi un forte somme d'argent !
Et cette dame n'était pas guérie et n'allait pas mieux : toujours la fibro comme avant...
Mon dentiste m'avait remis un document rédigé à ce sujet par l'Association Dentaire Française afin de mettre en garde leurs patients sur l'association " ah ! mes plombs sont à l'origine de ma maladie".

Il faut être plus que prudent, je pense, quand à la médiatisation d'un livre "polémique".

J'ai toujours mes plombages et je ne pense pas les faire enlever.
Si les SEP, les fibros et autres maladies étaitent liées aux amalgames, ce serait un peu trop facile à mon goût...
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