lundi 20 juin 2011

Edna O'Brien - Crépuscule Irlandais

Éditeur : Sabine Wespieser - Date de parution : Septembre 2010 - 440 pages

Le récit s’ouvre sur Dilly qui met en ordre sa maison avant de partir pour Dublin afin d'y être hospitalisée.  Malade,  elle attend la visite de sa fille Eleanora. La jeune femme est partie très jeune à  Londres où elle est devenue une auteure dont les écrits dérangent. Quand elle  se rend au chevet de sa mère, elle reste peu de temps et oublie dans sa précipitation son journal intime. Dilly va découvrir combien elle et se fille se ressemblent.

Il m’a fallu un temps d’adaptation pour me faire à cette  écriture rêche. Une écriture qui colle au plus après de cette campagne Irlandaise soumise à la dureté.  Dilly y a toujours vécu sauf durant quelques mois. Une période durant laquelle elle a   voulu tenter sa chance aux Etats-Unis. L’espoir de réussir une  vie là-bas a pris l’eau et elle rentrée au pays. Peu de temps après, elle s’est mariée et  a remisé au placard tous ses rêves.  J’étais enthousiaste à l’idée de lire ce roman. Les relations mère-fille, des vies de femmes en Irlande : autant de thèmes que j’affectionne et qui sont au centre de ce roman. Si le début du livre m’est apparu limpide, la multiplication narrative m’a laissée sur le bas côté. Les sentiments réciproques de Dilly et Eleanora sont sans cesse  masqués par le bouclier de la pudeur, les non-dits et l'incompréhension marquent leur relation.Entre les lettres écrites par Dilly à sa fille (postées ou non) les souvenirs de Dilly , le journal d’Eleanora, j’ai avancé à l’aveuglette et je me suis égarée (pour ne pas dire perdue!).

Il  y a de très beaux passages mais ils sont noyés dans des longueurs qui ont eu raison du peu d’enthousiasme qu’il me restait. Dommage …
L'avis de Keisha à l'opposé du mien et  celui d'Angelita qui n' a pas aimé

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...