vendredi 27 mars 2015

Julie Bonnie - Mon amour,

Éditeur : Grasset - Date de parution : Mars 2015 - 220 pages et presque un coup de cœur ! 

ll est pianiste de jazz et part en tournée internationale pour un mois. Il y a seulement quatre jours, sa compagne a accouché d'une petite fille. Leur premier enfant. Il s'en va avec les remords et la culpabilité. Elle seule à Paris découvre la maternité.

Elle appréhende de ne pas savoir faire avec son bébé, lui musicien qui sort de l'ombre voit dans la tournée enfin son travail s'illuminer. Et très vite, elle découvre l'amour fusionnel avec sa fille. Ses lettres ne parlent que de cette relation privilégiée, unique où il est absent. Lui découvre les joies de se produire sur scène, le public qui l'attend et qui aime sa musique. Les lettres ne parlent plus de leur couple ou si peu, il revient sur cette grossesse pour laquelle il n'avait pas eu son mot à dire, pris devant le fait accompli. N'étaient-il pas heureux tous les deux? La fatigue, les décalages horaires le rendent nerveux, irritable. Il ne lui demande comment plus comment elle va ou comment se porte leur fille. Ses névroses reviennent, stigmates d'une enfance où son père l' a abandonné lui et sa mère. Elle renoue avec la vie, sort de chez elle. L'absence délite leur couple petit à petit, son coeur à lui bat pour la musique, le sien pour sa fille. Il n'arrive plus à se projeter père.
Dans les lettres se glissent de nouvelles personnes et les émotions qu'elle suscitent. Comme des tournants inattendus.

Roman épistolaire où les mots sont des bouées de sauvetage, des déclaration d'amour, des confessions ou la libération d'un poids, la renaissance et la perte également.
Julie Bonnie écrit avec pureté, fait jaillir les émotions fortes et nous les fait toucher du doigt.  
Il s'agit d'un tsunami d'émotions qui a failli être un coup de cœur... Car je n'ai pas compris les hallucinations, la passion dévastatrice d'un peintre ce qui à mon sens enlève une toute petite part de sa beauté à ce roman...

Mon amour, j'ai paniqué. Comment on fait ? Je suis sorti de la douche comme une furie, pleine de savon, de son dos. e'en ai mis partout. Tout ça pour voir ma petite beauté endormie, calme et vivante. J'ai pleuré toutes les larmes de mon corps, des sanglots énorme. Je t'ai détesté. Quelle sorte d'homme laisse sa fée dans une situation si périlleuse ? J'ai peur de ne pas y arriver, mon amour. Tu es loin, dans les paillettes, quand ma vie se résume à un bébé, du lait, du sang. 

Le billet de Charlotte

Lu de cette auteure : Chambre 2
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